
Droit dans son uniforme victorien, regard perçant, ST NEGUS intrigue avant même d’avoir joué une note. Sous ce nom chargé de symbolique – Négus, titre impérial éthiopien signifiant “Roi des Rois”, auquel s’ajoute la dimension spirituelle de Saint – se dévoile le projet solo du musicien Nagui Mehany. Musicien de scène avant tout, il cumule plus de 12 ans de tournées et de collaborations. On l’a notamment vu avec Dust Lovers, groupe avec lequel il s’est produit à deux reprises au Hellfest Open Air, mais aussi aux côtés d’artistes internationaux, sur scène avec l’orchestre symphonique de Moscou, ou encore lors de jams dans les clubs de New York, où il a même été surnommé “Black Zeppelin”. Ces expériences ont façonné un artiste exigeant qui, après des années à accompagner les autres, livre aujourd’hui la version la plus personnelle et la plus aboutie de lui-même.
Sa musique se situe à la croisée d’un rock viscéral entre heavy blues, stoner et soul, évoquant autant Jack White, Lenny Kravitz, Ayron Jones, Rival Sons ou Queens of the Stone Age que des influences orientales. Une identité musicale marquée par un mélange singulier de lutte collective et d’introspection, où la puissance du rock sert autant à exorciser les blessures qu’à affirmer une vision du monde.
Son premier single, “Gold Veins” posait déjà les bases de cet univers : un titre abrasif porté par un riff incandescent et une voix habitée, dans lequel l’artiste, d’origine égyptienne et soudanaise, évoque frontalement les discriminations et le racisme ordinaire rencontrés au fil de sa carrière.
ST NEGUS dévoile un second single pour faire découvrir son univers : “Shanghai”, ce vendredi 27 mars, qui sera le deuxième extrait de son premier EP solo.
Construit autour d’un riff composé dès 2018, le morceau raconte une relation amoureuse passionnelle devenue toxique, jusqu’au point de rupture. Entre tension rock et émotion brute, “Shanghai” capture ce moment où l’on comprend que l’amour ne suffit plus, où la séparation devient inévitable malgré les sentiments. « C’est un morceau qui prend son temps, qui joue avec les silences, le rire, le larsen et le côté “no regrets” donne un peu ce côté nonchalant que j’affectionne beaucoup. Il s’appelait “Respect The Law” à la base, je voulais un côté RATM, Jack White et fondamentalement rock groovy avec un riff très très entêtant. » Le titre est accompagné d’un clip incluant des images tournées à New York par l’artiste mexicain-américain Pablo Mancera Bustamante, lors d’un séjour de ST NEGUS dans la ville : https://www.youtube.com/
Ce nouveau morceau intitulé Shanghaï est accompagné d’un clip réalisé par Ismaël El Iraki, auteur en 2021 du long-métrage très rock n’ roll Burning Casablanca qui s’ouvrait déjà par une chanson de Dust Lovers.
Fusionnels par leurs origines (tous les deux sont métis Noirs et Arabes : Nagui Mehany est égyptien soudanais et Ismaël El Iraki marocain et malien), le frontman et le réalisateur le sont aussi par leur histoire personnelle.
Si Nagui fut très affecté par les attentats de Novembre 2015 qui ont décimé la scène rock parisienne, Ismaël est quant à lui un survivant de l’attaque du Bataclan. Tourné en Novembre 2025, en plein durant le douloureux anniversaire des 10 ans des attentats, ce clip est né de la volonté de transcender les images rémanentes gravées dans ses pupilles, de faire quelque chose de vivant de ces visions.
Dans ce clip à l’imagerie violente mais animé par la force vitale du rock, on voit le charismatique Mehany se braquer d’un revolver ou encore cribler son reflet de balles de Kalashnikov mais sans jamais cesser de faire vibrer sa guitare, même lorsque son corps prend entièrement feu dans un impressionnant climax tourné entièrement en effets réels, sans trucage numérique.

Attendu le 22 mai 2026, le premier EP de ST NEGUS s’impose comme une œuvre profondément personnelle.
Composé de cinq titres, il aborde des thèmes intimes et universels : l’amour destructeur, la discrimination, le deuil, la quête d’identité ou encore la dualité intérieure. Le projet s’est construit sur plusieurs années et dans plusieurs studios, entre la France, les Etats-Unis et le Maroc. ST NEGUS ne chante pas seulement en anglais, mais aussi en arabe, au service d’un rock aussi pêchu que poignant, porté par des riffs qui remettent le groove au centre du morceau et une voix qui prend aux tripes.
Entre rock incandescent, introspection et influences multiculturelles, ST NEGUS dévoile avec ce premier projet la synthèse d’un parcours forgé sur scène et d’une identité artistique en pleine affirmation. « Le résultat est à la fois crasseux et cristallin, ce grâce au travail soigné de l’artiste avec les brillants Nicolas César (record/mix), Christophe Hogommat (ex-Dust Lovers) et Tom Gardner (Lana Del Rey, Gogol Bordello – record des basses). » (RSTLSS)
« Après toutes ces années de tournée, j’ai fini par écrire ce que je vivais vraiment. Cet EP est l’écho de tout ce que j’ai traversé depuis mes débuts. »




