
Figure incontournable de la scène DEATHCORE la plus abrasive, THE LAST TEN SECONDS OF LIFE revient ce 17 avril 2026 avec un nouvel album, « THE DEAD ONES ».
Après avoir marqué les esprits avec des sorties toujours plus sombres et violentes, le groupe de DEATHCORE américain nous offre, une fois de plus, une bombe sonore d’une brutalité indéniable, entre son crasseux et ambiance suffocante. Voici donc un album parfaitement maîtrisé qui ravira les amateurs de sons extrêmes.
L’œuvre nous plonge d’entrée dans une pesanteur absolue, dans une atmosphère aussi ténébreuse que troublante. « THE DEAD ONES » nous enveloppe avec des textures sonores démoniaques et poisseuses, portées par un chant habité, hanté, et des rythmiques oppressantes : tout est pensé pour écraser l’auditeur ! La marche funèbre est lancée…
Avec la participation de SIGNS OF THE SWARM, « MAKE IT TO HEAVEN » attaque plus frontalement, tout en gardant la lourdeur spécifique de TLTSOL. Le morceau est plus dynamique et dégage une sonorité plus humaine et vivante que « THE DEAD ONES ».
TLTSOL poursuit avec « RAT TRAP », marqué par la présence de NATE JOHNSON. On peut déceler une dimension un peu plus Hardcore dans ce morceau : riffs secs, breaks abrupts… en bref, efficace.
Nous enchaînons avec « FREAK REFLECTION », qui change légèrement de registre avec un titre plus déstructuré, mais tout de même plus rythmé, conservant toujours ce côté dense et oppressant. Mon morceau préféré de l’album !
« 1-800 DO YOU WANT TO DIE? » va nous pousser encore un peu plus dans l’atmosphère particulière de « THE DEAD ONES ». Il alterne entre explosions soudaines et passages étouffants pour créer un sentiment d’inconfort constant. Une pièce marquante et mystique, très bien exécutée !
Groove central et riffs accrocheurs : « STILLETO » est un titre clairement taillé pour le live et les headbangs ! Il en va de même pour « STEREO », qui surprend par sa rythmique moins pesante. Ces deux titres sont les bienvenus et apportent une légère respiration à l’album…
… Respiration qui sera de courte durée ! TLTSOL nous plonge de nouveau dans son chaos avec « DOLLAR TO A TIME ». Ce titre, en collaboration avec DISTANT, nous redonne ce que nous sommes venus chercher : de la profondeur et une densité sonore intense.
« CORRUPTION CONCERTO », quant à lui, propose une approche plus narrative, avec une sensation de marche progressive pour arriver vers une finalité inexorable.
L’ambiance de « THE DEAD ONES » vient se parfaire avec « XXXXXXXXXX ». Le groupe s’accompagne de STORM STROPE pour nous lâcher sa dernière bombe auditive en guise de conclusion logique à l’œuvre. Une parfaite synthèse qui reprend tous les éléments de l’album pour les condenser en une dernière décharge de violence maîtrisée.
Le guitariste WYATT MCLAUGHLIN nous explique : « « THE DEAD ONES » explore donc le thème de la mort et de la renaissance, tout en se concentrant de manière plus directe sur l’expérience humaine et les luttes personnelles des membres du groupe. »
TLTSOL nous offre ici un album personnel tout en s’inscrivant dans une volonté de s’enfoncer dans une atmosphère toujours plus sombre, en enchaînant les titres de manière à ce que l’auditeur n’ait pas une minute de répit dans cette danse macabre « inarrêtable ». Certains morceaux auront une fibre presque Doom, avec un ralentissement de tempo pour mieux broyer l’auditeur, tandis que d’autres seront plus rapides pour permettre de regagner un chaos toujours aussi incontrôlable. Les breakdowns ne sont jamais laissés au hasard et soutiennent toujours un propos ou une dynamique bien particulière.
Je tiens à saluer l’interprétation, qui n’a pas de faille et qui est d’une constance insoutenable, renforçant ainsi ce sentiment de suffocation omniprésent à chaque piste. La production dense et rugueuse va venir sublimer et parfaire cette ambiance si particulière.
Plus qu’un simple album et un enchaînement de titres, « THE DEAD ONES » va se distinguer par son atmosphère globale, vous l’aurez compris : un climat infernal et oppressant, tel que l’on ressentira une véritable descente dans les profondeurs à chaque morceau.
« THE DEAD ONES » n’a qu’un seul but : nous écraser sans vergogne, nous enfermer dans une brutalité sans compromis et faire en sorte que même le silence devienne d’une oppression aussi lourde que dérangeante.





