
Dès sa formation en 2016, LUGOSi écume les salles underground parisiennes et acquiert une réputation solide dans la capitale. Le groupe réunit Fabien Claes (guitare, piano), Adrian Verdier (guitare), Arthur Bercovitz (basse, claviers), Lucas Joly (batterie) et Pieriv Ruys (chant). Ils partagent rapidement l’affiche avec des groupes comme SICK OF IT ALL, THE ARMED OU FRONTIERER. Après une première démo puis un deux-titres sorti en 2019, LUGOSi sort son premier album « inconsolable » fin 2022 en partenariat avec P.O.G.O. Records. Leurs prestations scéniques remarquées leur ouvrent les portes de plus grandes scènes en Île-de-France, aux côtés de groupes comme SVALBARD, POGO CAR CRASH CONTROL OU MSS FRNCE. Ils s’exportent également ailleurs en France et au Royaume-Uni, avant de retourner en studio pour l’écriture de leur deuxième album, à venir à l’automne 2026.
Ulcéré par la banalité du machisme dans sa scène et par la montée de l’extrême droite, le groupe met un point d’honneur à ne jamais partager l’affiche avec des artistes problématiques et veille à maintenir un espace « safe » pour son public. Au fil des années, LUGOSi affirme son identité militante et queer, et incite son public à prendre soin de sa santé mentale pour faire face à un monde de plus en plus irrespirable.
Début juin, le groupe dévoile un nouveau single accompagné d’un clip en animation : « Matches », premier extrait de son nouvel album « The Scars« , à venir le 18 septembre.
Le clip a été réalisé par l’artiste Joao Francisco « Jeff » Preto avec un mélange de stop motion et de rotoscopie (redessiner des images filmées) : « À une époque où on peut générer des heures de vidéo en quelques clics, il était important et nécessaire pour nous d’essayer de donner du sens à notre démarche artistique : on voulait prendre du temps pour produire un clip plein de matière et d’imperfections, et qui soit le plus vivant possible » déclare le groupe.

Il y est question de mémoire, de traumatisme, d’impuissance, mais aussi des élans de solidarité et d’espoir qui permettent de tenir face à un monde toujours plus violent.
Les influences punk, post-hardcore, noise-rock et screamo de LUGOSi s’y mélangent sans effort, dans un ensemble dense et cathartique, où les mélodies côtoient les dissonances et les explosions de rage.
Avec LUGOSi, c’est l’émotion qui prime : « qu’il s’agisse d’espoir, de révolte ou de traumatisme, les émotions qui traversent cet album sont toutes des bouleversements qu’on ne peut plus contenir. Elles brisent la surface, s’échappent et nous emportent avec elles. » explique Adrian, guitariste du groupe.
La santé mentale prend également une part importante dans l’œuvre du groupe. À chaque concert, Pieriv exhorte le public à verbaliser son mal-être et à prendre soin des autres. Ce sujet est notamment abordé dans le morceau « Another Downer« , ou dans le plus intimiste « I Must Be Fine » qui pointe du doigt les faux-semblants. Le morceau « Kate Whispers » explore les nuances de l’amour et le pouvoir salvateur de la musique ; « The Fire » exprime l’impuissance face à un monde en flammes et rend hommage à plusieurs figures militantes (Tracy Chapman, Bobby Sands, Victor Jara), avant de culminer dans un final habité avec le solo de saxophone de Patrick Shiroishi (The Armed). Entre rage et vulnérabilité, « Ghosts of Christmas Past« , aborde quant à lui l’acceptation de la mortalité, suivi de « and Nothing Hurt » une chanson sur l’épuisement et l’absurde. L’album s’achève sur « Everything Ends » où les sentiments d’impuissance et de mélancolie sont brandis sans pudeur ; des cuivres s’invitent sur le final pour soutenir une colère emplie de désespoir, avant de clôturer l’album sur une note douce et intime.
Accompagnés par Valère Brisard et Youri Benais pour l’enregistrement et le mix, ainsi qu’Alan Douches au mastering, le groupe a également fait appel à plusieurs musiciens additionnels afin d’élargir sa palette sonore.
« Dans le processus créatif, l’enregistrement de « The Scars » est plus ambitieux qu’inconsolable, car nous avons enrichi nos chansons de couches musicales et instrumentales inattendues. Alors que notre premier album tentait de retranscrire notre frénésie musicale avec un habillage plus brut, sans fioritures, The Scars ouvre la porte à des cuivres, des sections de cordes ou encore des claviers. Le parti pris est assumé : les chansons ne pouvaient pas vivre sur l’album comme nous les ferons vivre sur scène, mais nous leur avons donné une dimension propre à l’environnement du studio, allant ainsi chercher l’émotion et les frissons par d’autres portes. Ces explorations créatives sont pour moi la vraie valeur ajoutée de l’album que nous avons conçu. Les auditeurs pourront être touchés différemment selon qu’ils écoutent The Scars chez eux ou bien qu’ils vivent les chansons avec nous en live. Il a été difficile de mettre un point final à l’enregistrement de l’album, tant nous étions bien entourés. Nous avons pris du plaisir à chaque étape et espérons que ceci se fera ressentir par notre public. » ajoute Lucas.




