
Ophélie Griffin, photographe et rédactrice pour Metal Rock Magazine, etait sur place pour immortaliser la soirée !
AMENRA
Deux jours après leur concert au TRIANON, AMENRA est de retour à Paris mais dans une configuration totalement différente puisque le set de ce soir sera totalement acoustique. A l’image de leur concert « Le cercle » tourné en 2020 au coeur de la pandémie de COVID, ce soir, tous les musicien.ne.s sont installé.e.s face à face, avec pour seul éclairage, quelques bougies électriques et rares halos de lumière.
L’obscurité prévaut ce soir. Puis le silence se fait dans l‘ALHAMBRA pour accueillir AMENRA. On notera l’absence d’Amy à la basse, remplacée pour l’occasion par une violoniste, qui accompagnera également Colin au chant sur plusieurs morceaux au cours de la soirée.
Ce qui frappe dans la performance de ce soir, c’est la puissance qui se dégage de chaque morceau à travers une interprétation à la fois douce, posée et profondément habitée. On ressent toute l’énergie et la transcendance de la musique malgré un dépouillement total. Sur « Plus près de toi« , la voix se transforme parfois en un simple murmure capable de nous traverser et nous transcender. Et dans ce dépouillement, il nous est possible de capter la beauté et la pureté des textes. La musique reste nue dans les ténèbres, et englobe l’ensemble du public, qui ose à peine respirer, à peine applaudir entre chaque morceau. On aperçoit quelques silhouettes en transe mais, au final, c’est l’immobilité qui prime.
Le set sera ponctué de plusieurs reprises, notamment « Black Crow Blues » et « Kathleen » du musicien américain de country et folk Townes Van Zandt, où seule la guitare de Lennart accompagnera Colin.
La scénographie se veut elle-même très brute. Ce n’est que sur « The Dying of Light » qu’un halo lumineux viendra brièvement entourer les musiciens.
Une heure quinze de concert déjà et au son de la seule guitare jouée par Mathieu sur « Deemoed« , les membres se lèvent un à un pour quitter la scène. Fade out. Et la lumière fut.
Un moment suspendu au bout de la musique d’AMENRA, pour une expérience inédite, dépouillée, qui aura transformé l’ALHAMBRA en un lieu de recueillement et de beauté brute.


























