KALANDRA sort son nouvel album « The Other Side » le 13 novembre 2026 !

Le monde des rêves a inspiré de nombreuses grandes œuvres d’art au fil des siècles. C’est sur le terrain fantasmagorique habité par Lewis Carroll, Salvador Dalí et David Lynch que l’on retrouve aujourd’hui Kalandra, artisans scandinaves du folk alt-prog, dont l’élégant mélange de pop nordique et de rock atmosphérique sombre fait sensation depuis 15 ans. Formé alors que les membres fondateurs étudiaient au Liverpool Institute of Performing Arts de Paul McCartney, leur premier album, l’assuré The Line (2020) — qui cumule plus de 54 millions d’écoutes en streaming et continue de grimper —, a été suivi en 2022 par la bande originale immersive du jeu vidéo Kingdom Two Crowns: Norse Lands. En 2024, leur album A Frame Of Mind, à la majesté captivante, a puissamment affirmé l’ascension de Kalandra, tout comme leur concert complet en tête d’affiche à la salle Rockefeller d’Oslo (1 300 places) plus tôt cette année. Leur génie avéré pour tisser des mélodies éthérées dans des paysages musicaux bruts et inquiétants en fait le groupe idéal pour un album conceptuel sur le rêve, tel qu’il nous est présenté sur The Other Side.
Ayant déterminé le thème avant de commencer l’écriture, le groupe s’est mis à tenir un « journal des rêves » : consigner par écrit leurs visions nocturnes pour les transformer en chansons. « Ça a été très utile d’écrire mes rêves », affirme la chanteuse Katrine. « Cela a clairement influencé ma façon d’écrire les paroles. J’adorerais refaire quelque chose comme ça, avoir une sorte de concept assez libre, cela donne de la cohérence à l’album. »
« Savoir que le thème était le rêve m’a aussi aidé musicalement », ajoute le guitariste Florian. « On pouvait y intégrer ces ambiances oniriques. J’ai l’impression que la plupart des chansons comportent des passages cauchemardesques ou rêveurs, d’une manière ou d’une autre. Il y a pourtant beaucoup d’autres thèmes abordés ici : le folklore, l’actualité, l’introspection, la vie et la mort… Tout peut trouver sa place dans les rêves d’un point de vue lyrique, c’est simplement la vie, c’est englobant. »
L’album tout entier est traversé par un mélange très onirique de langueur et de trouble qui prend différentes formes. L’auteur-compositeur-interprète féroïenne Elinborg prête sa voix implorante à la tension percussive et nerveuse du morceau Animal, au rythme inhabituellement enlevé : « Kalandra a longtemps plaisanté sur notre incapacité à écrire une chanson entraînante », confie Katrine, « alors à 136 BPM, celle-ci prouve enfin qu’on en est capables ! »
La ballade pensive A Ship Has Left The Shore illustre particulièrement le paysage sonore scrupuleusement épuré de l’album, se concentrant uniquement sur la force de ses mélodies poignantes au piano et au chant. « Ça parle de la perte d’un être cher », révèle Katrine. « Il y a une certaine quiétude dans la façon dont ce morceau porte son deuil, laissant de l’espace aux émotions pour se révéler plutôt que de tout balancer d’un coup. Avant de l’envoyer au mixage, on avait l’impression qu’il aurait pu se passer tellement de choses en plus ; il nous arrive d’avoir plus de 70 pistes différentes à mixer. Et puis le mix est revenu, et il était d’une richesse incroyable, tout simplement parce qu’on avait laissé plus d’espace de travail à notre ingénieur du son Tony. J’en suis restée soufflée. »
Une partie de cette pureté d’intention découle du fait que l’album a été écrit en même temps que le groupe construisait son propre studio sur mesure. N’ayant guère le temps d’enregistrer des arrangements de cordes complexes ou d’expérimenter des instruments non conventionnels, comme le souligne le guitariste Jogeir : « C’était très spontané, sans trop gamberger sur le plan technique. Le problème avec nos ingénieurs du son a souvent été qu’il se passait trop de choses en même temps, si bien qu’on n’entendait pas vraiment tout. On a tendance à en faire des tonnes niveau arrangements. Mais parfois, on peut tirer autant d’énergie d’un gros son massif que d’une centaine de petits sons. Pour cet album, on s’est dit qu’on adoptait la philosophie du « moins c’est plus ». »
Kalandra s’est installé depuis longtemps dans sa propre identité musicale polyvalente, cultivant des contrastes saisissants entre une joie lumineuse et une mélancolie poignante, à la fois ancestrales dans leur esprit mais résolument contemporaines, venues d’ailleurs tout en restant profondément ancrées dans la terre des bois. Ce son signature, à l’esprit et au cœur ouverts, s’inspire de multiples points de repère, mais il reste imperméable à toute catégorisation facile. Parmi les inspirations assumées concernant la forte teneur en guitares lourdes de The Other Side figurent Alice In Chains et Bring Me The Horizon, tandis que les légendes néoclassiques Dead Can Dance, les adeptes norvégiens de l’électro-alt-rock Pyke et la formation « doomgaze » d’Oslo Leonov ont également marqué la psyché créative de Kalandra. Malgré tout, cela reste un groupe qui obéira toujours à sa propre muse : « Pour moi, il s’agit d’essayer d’écrire quelque chose que je n’ai encore jamais entendu », confie Florian. « Ça ne veut pas dire que ça n’a jamais été fait ! Mais si je ne l’ai pas encore entendu, alors ça éveille mon intérêt. »
Et il n’est pas le seul. Jetez un œil à n’importe quelle section de commentaires sous une chanson, une critique ou une publication sur les réseaux sociaux de Kalandra, et vous y découvrirez une communauté de fans d’une ferveur rare, témoignant du pouvoir de guérison unique de leur musique extraordinaire. Pour Katrine, qui gère la présence du groupe sur les réseaux sociaux, c’est une arme à double tranchant. « Écrire des chansons sur la santé mentale et l’introspection tout en essayant de se battre dans l’économie de l’attention, ce n’est pas évident pour moi », médite-t-elle. « On est censé partager, mais si une chanson est très personnelle, comment garder une distance pour ne pas me contenter d’exposer mes vulnérabilités au monde entier ? Ce n’est ni très professionnel ni très sain, mais en même temps, c’est peut-être utile à quelqu’un. Les gens exigent que vous mettiez tout de vous-même sur ces plateformes pour pouvoir se connecter à vous. Je cherche encore cet équilibre : quelle distance faut-il maintenir, que faut-il partager et que faut-il garder pour soi ? »
Le groupe n’a en revanche aucun problème à partager ses espoirs et ses ambitions pour l’avenir, qui sont ceux de tout groupe en plein essor au sommet de sa forme, avec un nouvel album magnifique en poche : de plus grandes têtes d’affiche, des foules plus vastes, de plus gros budgets, de plus grandes scènes… Plus c’est grand, mieux c’est pour Florian. « Je ne serai heureux que lorsque nous aurons fait un concert de la taille de Rammstein », sourit-il, « avec une centrale nucléaire sur roues qui voyage à côté du bus ! Ça, c’est le sommet de l’ambition ! »

Track-list :
In the Shadows
Animal
Lost in the Dark
Let Me Be Open
Chasing Dreams
A Ship Has Left the Shore
Beauty & the Beast
Descend the Stars
The Other Side
Melanchoholic

Line-up :
Katrine Ødegård Stenbekk – Chant
Jogeir Daae Mæland – Guitare, Claviers
Florian Bernhard Döderlein Winter – Guitare
Oskar Johnsen Rydh – Batterie
Production : par Kalandra au Kalandra Studio
Mixage : par Tony Draper
Mastering : par Heba Kadry




