Live Report CERNUNNOS PAGAN FEST – Jour 1 – 21/02/2026 – La Ferme du Buisson – Noisiel (77)

Le Cernunnos Pagan Fest 2026 revient les 21 et 22 février 2026 à la La Ferme du Buisson pour transformer l’Île-de-France en véritable terre païenne. Le festival réunit le meilleur du pagan, du folk et du viking metal dans une atmosphère survoltée avec riffs épiques, chants ancestraux et ambiance guerrière. Deux jours d’immersion totale entre une scène internationale rassemblant vingt artistes inspirés par les mythologies et folklores du monde, et une fête médiévale avec artisanat, reconstitutions historiques, ateliers et animations gratuites pour tous. Préparez vos cornes à boire, vos kilts ou vos capes. La grande messe païenne de l’hiver s’annonce plus intense que jamais.
Cissy
Pour ouvrir ce festival, CISSY : un vrai moment suspendu. Elle installe une ambiance intime et très naturelle, entre sonorités celtiques et nordiques, avec une touche personnelle pleine de poésie. L’harmonium, le banjo et les percussions artisanales donnent une couleur authentique, presque hors du temps. Ses chansons passent de mélodies toutes en douceur à des passages plus rythmés inspirés des traditions anciennes, toujours avec beaucoup d’émotion. On sent une vraie sincérité dans sa voix et une proximité touchante avec le public. Franchement, une très belle entrée en matière pour le festival, tout en délicatesse et en inspiration.
KALLOMAKI en live est bien plus qu’un simple concert. Dès leur entrée sur scène, avec leurs masques et maquillages rituels, l’ambiance est posée, nous sommes dans quelque chose entre cérémonie religieuse et rite païen ancestral. Les tambours résonnent comme un appel tribal, profonds et hypnotiques, pendant que la lyre électrique ajoute cette touche archaïque et mystique. On a l’impression d’assister à un rituel venu d’un autre âge, entre ferveur, tension et transe collective. Scéniquement, c’est puissant, théâtral, totalement habité. Ils ne jouent pas seulement leur musique, ils incarnent un univers. Un moment intense, sombre et fascinant.
De L'Abîme Naît L'Aube
DE L’ABÎME NAÎT L’AUBE nous partage un véritable rituel d’ouverture. Encens, gestes lents, atmosphère chargée, comme si le groupe invoquait quelque chose avant même que la musique ne prenne toute sa place. Puis la musique s’installe progressivement. Les passages plus calmes laissent planer une tension presque palpable, avant que tout n’explose en vagues sonores puissantes et habitées. On sent une connexion très forte entre les musiciens, comme s’ils évoluaient dans la même transe, guidés par une énergie commune. L’ambiance est dense, immersive, presque mystique. Plus qu’un set live, c’est un voyage initiatique, où le public se retrouve entraîné dans une spirale sonore entre ombre et lumière. Une performance intense, profondément habitée, qui marque durablement.
Laboratorium Pieśni
LABORATORIUM PIESNI est un groupe de chanteuses qui surprend par leur nombre sur scène. Puis, la vocalité pure et intime nous happe. Leurs voix s’entrelacent en polyphonies hypnotiques, sans artifices, parfois seulement accompagnées de tambours ou d’instruments ethniques subtils. Chaque chant semble porter un rituel, un récit, et on sent l’énergie collective. C’est intense, presque sacré, une performance où la voix elle-même devient l’instrument principal et transforme l’espace en un lieu de partage et d’émotion. Une véritable plongée dans un univers à la fois ancien et vivant.
Muhūrta
Le sitar occupe une place centrale chez MUHURTA, guidant la mélodie et donnant à chaque morceau une dimension presque spirituelle. Viennent ensuite les riffs de metal des autres musiciens qui créent un contraste puissant et fascinant : la lourdeur et l’énergie du métal rencontrent la finesse et la fluidité du sitar, comme un dialogue entre deux mondes. Le résultat est hypnotique : des passages méditatifs alternent avec des explosions électriques, et on sent le public complètement immergé dans cette expérience sonore à la fois intense et envoûtante. Chaque note, chaque accord, renforce ce sentiment de voyage musical hors du commun, où tradition et modernité se répondent sur scène.
Stille Volk
C’est au trio français STILLE VOLK de prendre place sur la scène de La Halle. En live, ils seront accompagnés de deux autres musiciens qui assurent la guitare et la batterie. Dès les premières notes, STILLE VOLK installe son univers : un pagan folk profond, mystique, enraciné dans les traditions médiévales et occitanes. Le public oscillera entre recueillement et exaltation. Sur les titres les plus énergiques, le public dansera sur la cadence. Sur les passages plus atmosphériques, on ferme les yeux, on se laisse porter. Il ne s’agit pas simplement d’un concert, mais d’une immersion, presque d’un rituel.
Tempus
Avec ces 7 membres, le groupe TEMPUS, venu tout droit de République Tchèque, a enflammé la petite scène de l’Abreuvoir au rythme de ses guitares, flûtes, violon, mais également hudy gurdy et cornemuse. La complicité et la ferveur de chacun sur scène étaient perceptibles et ont réussi à conquérir le public.
In The Woods...
Dernier groupe à précéder la tête d’affiche sur la grande scène est IN THE WOODS… venu tout droit de Kristiansand. Le groupe de black metal norvégien va dérouler un set assez équilibré, naviguant entre les différentes périodes de sa discographie. Les compositions les plus récentes, plus directes et structurées, trouvent leur place aux côtés des pièces plus progressives et sinueuses qui ont façonné la réputation du groupe dans les années 90. IN THE WOODS… a livré une démonstration de longévité artistique, prouvant qu’il est possible d’évoluer sans renier son identité.
Itinera
ITINERA conjuguent à la perfection chants folkloriques superposés et leurs boucles électro hypnotiques. Ils installent une ambiance presque rituelle et feutrée. On a vite l’impression d’être plongé dans une transe collective, où les voix et les sons se répondent et nous entraînent dans un voyage sonore. Ce qui frappe le plus, c’est la manière dont le duo réussit à englober le public dans cette atmosphère : chaque répétition, chaque motif musical devient presque méditatif, entre traditions anciennes et énergie moderne. C’est à la fois mystique, immersif et profondément vivant.
Primordial
PRIMORDIAL, tête d’affiche tant attendue, fait enfin son entrée sur la scène de La Halle. Le charisme d’Alan Averill est sans équivoque : il arpente les planches comme un prédicateur païen, ses regards fixant les premiers rangs avec intensité. Actif depuis plus de 35 ans, le groupe de black metal irlandais est fier de ses racines et de son histoire, c’est d’ailleurs le thème principal de leur discographie, et Averill aime le rappeler lors de ses prises de paroles évoquant mémoire, identité et résistance, tout comme il aime évoquer leur inspiration et attachement à BATHORY, leur principale source d’influence musicale.
Le set navigue intelligemment à travers la discographie du groupe, alternant morceaux épiques aux refrains fédérateurs et titres plus sombres. Il sera intense, habité et profondément sincère. Une prestation qui rappelle que chez PRIMORDIAL, la musique est avant tout une affaire d’âme et de conviction.


















































































































































































