Live Report INFECTED RAIN + BUTCHER BABIES + BLACK SPIKES – 14/04/2026 – Le Metronum – Toulouse

Amélie MARI photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
La salle du Metronum est déjà bien remplie lorsque BLACK SPIKES entre en scène. Dans le public, peu de personnes connaissent. Autant dire que le terrain n’est pas acquis.
Les lumières s’éteignent. Les premières notes résonnent. Et très vite, une atmosphère lourde s’installe, presque oppressante. Le nom du groupe prend tout son sens : on est clairement du côté des textures sombres, d’un univers qui flirte avec le black sans jamais s’y enfermer totalement.
Et pourtant, la réaction du public est immédiate. La salle accroche, sans résistance.
Visuellement, le groupe propose une expérience marquée. La présence d’une danseuse vient enrichir le set, ajoutant une dimension rituelle, presque mystique. On se laisse facilement happer par cet imaginaire aux accents slaves, entre tension et fascination.
Au centre de tout ça, la chanteuse impressionne. Sa capacité à naviguer entre chant clair et growl est remarquable, d’autant plus qu’elle le fait avec une fluidité naturelle, parfois plusieurs fois au sein d’une même phrase musicale. Ce contraste permanent crée une dynamique forte, qui maintient l’attention du public du début à la fin.
J’ai été conquise à 100 %
Avec BUTCHER BABIES, on change immédiatement de registre. Une bonne partie du public s’est clairement déplacée pour les américains.
Dès les premières secondes, le ton est donné. L’énergie est frontale, directe, sans détour.
Heidi Shepherd mène le show avec une intensité impressionnante. Elle occupe la scène avec une présence constante, presque débordante, comme si elle portait à elle seule plusieurs niveaux d’énergie simultanément. Le set parcourt la discographie du groupe, offrant un équilibre efficace entre les différents morceaux.
Dans la fosse, la réponse est immédiate. Le public est engagé, réactif, pleinement impliqué.
Le moment qui cristallise cette connexion arrive lorsque Heidi descend dans la fosse pour lancer un circle pit autour d’elle. Un instant fort, presque irréel par sa simplicité : pas de distance, pas de barrière. Juste une artiste au milieu de son public, et une confiance totale dans ce qui se passe.
C’est ce type de moment qui transforme un bon concert en expérience marquante.
Et cette proximité ne s’arrête pas là. Après le set, Heidi prend le temps d’aller à la rencontre des fans au merch, prolongeant cette relation directe, sincère.
Quand INFECTED RAIN monte sur scène, la salle est déjà incandescente. L’énergie accumulée par les premières parties ne retombe pas.
Le groupe propose un set à son image : contrasté. Les morceaux alternent entre passages d’une intensité brute, presque abrasive, et des moments plus délicats, suspendus. Cette alternance crée une respiration, un rythme qui maintient l’attention sans jamais saturer.
Lena Scissorhands capte immédiatement le regard. Sa présence est magnétique, mais surtout, elle est dans l’échange constant avec le public.
Cette connexion atteint un point particulièrement marquant lorsqu’elle lance un défi : offrir un high five à chaque crowd surfer qui parvient jusqu’à elle. Une idée simple, mais redoutablement efficace.
Très vite, la fosse s’anime encore davantage. Les corps circulent, la dynamique s’accélère, et la scène devient un point de passage entre le public et le groupe. Même la sécurité semble entrer dans le jeu, contribuant à une ambiance globale presque festive malgré la densité musicale.
Là encore, le lien ne s’arrête pas à la scène. Lena prendra elle aussi le temps d’aller à la rencontre des fans après le concert.






















































































































































