Live Report – LAST TRAIN + DEMOB HAPPY – 28/02/2026 – Stereolux – Nantes

Lilou Tallon, rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
Demob Happy
La soirée commence avec une entrée en la matière assurée par DEMOB HAPPY. Formé en 2008 à Newcastle upon Tyne, le trio de rock alternatif anglais vient tout juste de sortir son dernier album « The Grown-Ups Are Talking ». Les Nantais ont eu la chance d’être l’ultime date de leur tournée avant un retour fin avril au Royaume-Uni.
À peine arrivés sur scène, un riff de guitare puissant résonne. Rapidement, les bras se lèvent, les gens dansent et certains chantent les paroles. Chacun ressent leur musique avec un besoin de l’exprimer.
L’énergie monte, les musiques défilent et le trio assure une prestance scénique surprenante. Ils chantent et interagissent avec le public dès qu’ils en ont l’occasion. Le Stereolux s’enflamme, les trois musiciens donnent tout pour leur dernière musique. La foule, électrisée, les acclame sous un tonnerre d’applaudissements.
Pour ceux qui ne les connaissaient pas, le verdict est sans appel : c‘est une très bonne découverte qui va finir dans nos playlists.
Last Train
Ça y est, c’est le moment de faire entrer le groupe tant attendu : LAST TRAIN.
Tout le monde veut voir ce groupe qu’on a adoré ou aperçu au Hellfest.
La date était affichée complète depuis plusieurs semaines, mais le groupe a décidé de faire un geste en offrant deux invitations à la première personne se manifestant sur Instagram. Dans la file d’attente, on a pu observer que leur communauté les suit de près : des sweats, des tote bags, des bonnets, des t-shirts… Beaucoup sont venus déjà vêtus de leur merch. On comprend rapidement qu’ils ont un lien très fort avec leur public.
Dans la salle, les changements d’instruments entre les deux groupes sont faits et l’équipe technique est retournée dans les loges. L’impatience se fait sentir. Au bout de quelques minutes, on est plongés dans le noir… Les lumières de la scène s’intensifient progressivement, le public scrute leur arrivée.
Enfin, ils sont là ! Ils prennent place sur scène et se munissent de leurs instruments. Des cris se font entendre et des applaudissements retentissent. Les Alsaciens entrent directement dans le vif du sujet en entamant le riff de « Dispointed ». Le refrain nous plonge tout droit dans leur univers très singulier. La foule est très vite emportée par la rythmique du morceau qui suit : « The Plan ». L’un des morceaux favoris de leur dernier album, avec une intro composée d’une rythmique à la batterie qui vous oblige à bouger et vous donne envie de rentrer dans le pit.
Par la suite, le chanteur fait une annonce au micro : un fan va monter sur scène pour jouer le morceau « One by One » à la batterie. Il monte sur scène et déchire tout. Il est encore jeune et joue déjà comme un pro. Puis il y a cette musique où Jean-Noel, le chanteur, marche littéralement sur la foule. Accompagné de sa Gibson rouge, porté par chacune des personnes en dessous de lui, il se met à jouer au milieu de la foule. L’expérience est phénoménale et vous laisse sans voix !
« THIS IS ME TRYING », ces mots résonnent dans un lourd silence. Des larmes coulent, des mains se prennent, des étreintes se resserrent. L’émotion emplit la salle et le public la partage dans une cohésion indescriptible. Les moments de silence dans la musique augmentent la tension. La fin de la partie instrumentale agit comme un soulagement global pour la foule.
La setlist alterne entre énergie brute et émotion pure, jusqu’à vous faire danser les larmes aux yeux. Sur toute la durée du show, on peut constater que les membres ne se contentent pas de ressentir leurs paroles, ils les vivent avec vous. Ils crient, ils pleurent, ils chantent avec vous. Leurs émotions sont visibles et ils ne s’en cachent pas. C’est ça qui fait la force et l’intensité de leurs shows.
Le concert se finit en beauté par des cris et une horde d’applaudissements. L’émotion est visible sur scène et dans le public. Chaque personne est ressortie de la salle avec un sourire énorme, comme libérée par la musique. Beaucoup ont longtemps attendu pour rencontrer les membres, le tout dans une bonne humeur commune. Ils ont pu faire signer du merch et exprimer leur gratitude pour le show exceptionnel qu’ils nous avaient offert.
Une chose est sûre : on ne ressort pas indemne d’un concert de LAST TRAIN, on en ressort bouleversé.
























