Live Report HEAD BANG FESTIVAL – Jour 2 – 08/03/2026 – 6MIC – AIX EN PROVENCE (13)

Le deuxième jour du Headbang Festival démarre avec une ambiance déjà bien chauffée par la veille. Le public arrive tôt, motivé, prêt à enchaîner les sets entre Le Club et La Grande Salle, avec une affiche éclectique mêlant sludge, black, hardcore et post-metal. Une journée dense, sombre et intense.
YAROSTAN
Le festival démarre en douceur… ou presque. Yarostan propose un univers à la fois mélodique et mélancolique, entre post-metal et ambiances planantes. C’est une entrée en matière immersive, presque introspective, qui capte progressivement l’attention du public. Un set parfait pour plonger dans l’ambiance de la journée.
Groupe évoluant dans un registre post-metal / atmosphérique, Yarostan offre une musique captivante mêlant envolées aériennes et montées en puissance. Son style joue beaucoup sur les émotions et les atmosphères, avec des morceaux progressifs et introspectifs.
FANGE
Fange ouvre La Grande Salle avec un mur de son abrasif. Son sludge teinté d’industriel est violent, suffocant, presque dérangeant. Une performance physique, brute, qui pose immédiatement le décor.
Formation française évoluant à la croisée du sludge, du doom et du metal industriel, Fange déploie un univers sonore particulièrement sombre et rugueux, marqué par une forte influence noise. Le groupe est connu pour ses compositions écrasantes et son atmosphère oppressante.
VERDUN
Changement radical de ton : Verdun écrase tout sur son passage avec un sludge massif et oppressant. Le son est lourd, viscéral, presque suffocant. Le public commence à headbanger sérieusement. Une vraie claque sonore, sombre et sans compromis.
Formation française de sludge metal réputée pour la lenteur et la pesanteur de ses compositions, Verdun puise son inspiration dans des thématiques historiques. Le groupe déploie une musique intense et asphyxiante, profondément ancrée dans l’univers du doom et du sludge.
SHAÂRGHOT
Place à un show beaucoup plus visuel et théâtral. Shaârghot transforme la scène en un décor dystopique avec son metal industriel ultra-efficace. Costumes, énergie, interaction : c’est un vrai spectacle qui embarque la foule.
Shaârghot, c’est bien plus qu’un groupe : c’est un projet artistique total à mi-chemin entre concert et performance visuelle. Né en France, le projet mélange metal industriel, électro et esthétique cyberpunk, avec une vraie dimension narrative.
Un univers dystopique !
Le groupe évolue dans un cadre fictif sombre, presque post-apocalyptique. Chaque membre incarne un personnage, avec des costumes, des masques et une identité visuelle très marquée. On est proche d’un délire à la Nine Inch Nails ou Rammstein, mais avec une touche encore plus théâtrale.
DOODSESKADER
Doodseskader apporte une énergie brute et imprévisible. Le duo mélange hardcore, noise et passages presque industriels. Sur scène, c’est tendu, intense, presque chaotique. Une performance habitée qui ne laisse personne indifférent.
Originaire de Belgique, la formation fusionne plusieurs styles extrêmes en y intégrant du sludge et des éléments expérimentaux. Sa musique se révèle viscérale, féroce et survoltée, avec une approche volontairement abrasive.
CARPENTER BRUT
Clôture explosive avec Carpenter Brut dans La Grande Salle. Même sans guitare traditionnelle, l’énergie est là, massive. Entre synthwave sombre et ambiance cyberpunk, le public danse, saute, hurle. Un set fédérateur et ultra-efficace qui termine la soirée sur une montée d’adrénaline incroyable.
Fer de lance français de la scène retrowave, le projet est influencé par les musiques de films des années 80 et la science-fiction. Son univers fusionne des sonorités électroniques ténébreuses et une puissance d’exécution proche du metal, ce qui le rend très apprécié du public alternatif.
HARAKIRI FOR THE SKY
Clôture magistrale du Club avec Harakiri for the Sky. Son post-black metal mélodique est à la fois déchirant et grandiose. Les émotions montent, les guitares s’envolent, et le public est totalement happé. Un final intense, entre rage et mélancolie.
Formation autrichienne combinant violence et spleen, le groupe alterne entre fulgurances agressives et moments profondément poignants, avec des textes souvent introspectifs et une forte dimension atmosphérique.
Après deux jours intenses au 6MIC, le Headbang Festival s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musiques lourdes et alternatives. Entre découvertes, confirmations et performances marquantes, la programmation a su proposer un véritable voyage à travers les styles, du sludge au post-black en passant par l’industriel et les sonorités plus hybrides.
L’ambiance, à la fois passionnée et accessible, prouve qu’il y a une vraie scène vivante et engagée, portée par des groupes habités et un public au rendez-vous. Chaque salle avait son identité, chaque set son moment fort, et l’ensemble formait une expérience cohérente et mémorable.
Une première édition réussie, qui pose des bases solides… et qui nous donne déjà hâte d’en découvrir la suite !















































































































































































