Live Report EIHWAR + MIRA CETI – 26/03/2026 – La Machine du Moulin Rouge – Paris

Ophélie Griffin, rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
MIRA CETI
En ce jeudi soir où la fraîcheur s’est de nouveau installée sur Paris, nous avons rendez-vous avec MIRA CETI et EIHWAR pour une Pagan Folk Night à la MACHINE DU MOULIN ROUGE. Le public afflue dès l’ouverture des portes, et un joyeux brouhaha se répand dans toute la salle. L’assemblée est éclectique, et l’on aperçoit même quelques silhouettes costumées venues célébrer l’événement.
La musique d’ambiance se fait plus forte à quelques minutes du début du concert de MIRA CETI – contrastant parfaitement avec le silence immédiat qui s’abat lorsque l’artiste apparaît sur scène. Cette dernière a dévoilé le mois dernier un nouvel EP, Ament, hommage vibrant à la tribu amérindienne Arapaho.
La scénographie constituée simplement d’une grande arche suffit à nous entraîner dans un monde oublié, presque sacré. La pénombre enveloppe toute la salle durant le set, accentuant l’emprise de la voix cristalline et envoûtante de MIRA CETI. Nul besoin de paroles adressées au public, nul besoin même de comprendre les mots chantés : la beauté de ce moment suspendu parle d’elle‑même.
Chaque morceau résonne avec une intensité rare, sublimé par un son quasi parfait. Un véritable voyage dans la mémoire des chants anciens et des croyances oubliées, qui n’aura laissé personne indifférent. Telle une étoile filante, le moment est fugace, à peine plus long qu’un doux rêve, mais son impact demeure, ancré profondément.
La foule s’est faite encore plus compacte à LA MACHINE : plus personne n’ose vraiment se déplacer de peur de rater le début du concert d’EIHWAR. Le duo célèbre ce soir la sortie de son nouvel album Hugrheim, dont vous pouvez retrouver ma chronique sur le site de METAL ROCK MAGAZINE.
Une tout autre ambiance s’installe à présent dans la salle. Le contraste avec la douceur astrale de MIRA CETI est saisissant, mais parfaitement logique : après l’étoile filante, voici le feu primitif, attisé par l’énergie libératrice d’EIHWAR. L’embrasement est immédiat, et une connexion vraie, presque organique, s’opère entre la salle et le groupe. Une fois encore, LA MACHINE entière devient un réceptacle pour les chants guerriers et les danses tribales d’Asrunn et Mark, portés par une scénographie immersive et un son enveloppant. A-t-on déjà vécu plus belle expérience dans cette salle ?
Le plaisir d’être sur la scène parisienne est palpable, et le public se laisse aller de plus en plus. Les doutes quant à l’accueil réservé au groupe sont rapidement balayés : l’amour et l’enthousiasme sont bel et bien là. Les longues acclamations succèdent aux martèlements du tambour, puis la guitare sèche fait son apparition, nous offrant un moment pour reprendre notre souffle et apaiser nos esprits. Un soin particulier a été apporté à la construction de la setlist, pour un rendu parfaitement équilibré. Sans surprise, les titres du dernier album sont mis à l’honneur, tels que « Heill Óðinn », « Freyja’s Calling » et l’irrésistible « Nauðiz », où Asrunn vient remplacer Mark aux percussions le temps d’un morceau.
« Berserkr » vient clore la performance, et il devient difficile pour le public de se résoudre à quitter la salle tant la soirée a débordé d’émotions et d’intensité. C’est le genre de moment que l’on voudrait prolonger, encore et encore.
EIHWAR a prouvé ce soir sa montée en puissance vers les hautes sphères. Je le réaffirme : le duo dépasse la simple performance scénique pour offrir une œuvre pensée, documentée, entière — un univers qui se vit autant qu’il s’écoute.




















































