Live Report WE METAL FEST – Jour 2 – 05/04/2026 – Le Plan – Ris Orangis (91)

La deuxième journée du WE METAL FEST propose une programmation plus ancrée dans les scènes métal alternatives, avec des groupes aux univers très variés mais globalement plus « installés » que la veille.

Septaria
SEPTARIA est révélé en remportant le Metal Kombat 3 et sont actuellement finaliste du Wacken Metal Battle France. C’est avec eux que débute cette deuxième journée du WE METAL FEST. SEPTARIA, inconnu pour une bonne partie du public, a su le séduire et le conquérir. Avec une ambiance tamisée et des flashs de lumières bien positionnés, le groupe propose un set intense et habité. Les quatre musiciens nous portent avec un post-métal riche en contrastes. Entre passages écrasants et envolées plus atmosphériques, SEPTARIA construit une véritable montée émotionnelle se rapprochant peut être du doom et du stoner. L’exécution est solide, les musiciens investis, et l’énergie ne faiblit jamais. C’est une prestation forte, qui confirme que SEPTARIA n’est pas là par hasard et s’impose déjà comme une valeur montante à suivre de près sur la scène métal française.
PËRL arrive sur scène dans une ambiance presque mystique et propose un set immersif, entre concert et voyage sensoriel. Leur post-métal mêle métal, rock indé et touches de chanson française, alternant passages calmes et montées en tension. Malgré un récent problème de voix, la chanteuse oscille entre douceur et intensité. Les textes, littéraires et introspectifs, racontent chacun une histoire, portés par une atmosphère sombre et enveloppante servant des morceaux à la fois poétiques et parfois proches du phrasé rap. Par ailleurs, ce n’est pas un groupe « grand public », leur musique, lente et dense, demande de l’attention mais captive par sa profondeur, dans un registre plus contemplatif que démonstratif.
Loco Muerte
La salle est pleine, et les fans arborent fièrement les couleurs du groupe qui suit : LOCO MUERTE. Il débarque sur scène comme une décharge électrique. Dès les premières notes, c’est une explosion, entre trash, punk et hardcore. Le flow latino donne immédiatement une couleur unique au set et une bonne humeur. L’ambiance est survoltée avec slams et pogos qui s’enchaînent à un rythme effréné, laissant à peine le temps au service de sécurité de souffler. LOCO MUERTE mise tout sur l’énergie et l’impact immédiat. Une ambiance de folie du début à la fin. Une très belle découverte pour moi, surtout pour une première fois en concert, avec un set intense, sans fioritures, pensé pour le live et les amateurs de sensations fortes.
Kill The Princess
La salle se remplit rapidement et l’ambiance monte dès l’arrivée de KILL THE PRINCESS. Entre rock, pop et métal, le groupe délivre une prestation portée par une grande sensibilité, où chaque morceau dégage une émotion qui traverse le public. Les musiciennes affichent une vraie présence et surtout une force affirmée en occupant l’espace avec assurance. Leurs titres, qu’ils soient engagés ou plus personnels, prennent une dimension particulière en live, entre puissance et sincérité. Plus qu’un simple set, elles arrivent a créer un lien émotionnel au fil du concert. C’est un moment de partage, avec une identité forte et assumée. KILL THE PRINCESS prouve que des femmes peuvent s’imposer pleinement dans la scène métal. Une prestation intense, touchante et authentique, que ceux qui ont pu accéder à la salle ont eu le privilège d’apprécier à sa juste valeur.
Shaârghot
SHAÂRGHOT arrive sur scène comme une vision post-apocalyptique, imposant immédiatement son univers cyberpunk unique. Entre métal industriel et électro, le groupe délivre un set lourd, mécanique et étonnamment dansant. Très vite, l’ambiance devient immersive grâce aux lumières, costumes et présence scénique qui transforment le concert en véritable spectacle. La fosse réagit à cette énergie, slams et mouvements de foule. SHAÂRGHOT ne propose pas qu’un simple concert mais plutôt, une expérience visuelle et sonore intense, presque cinématographique. Un live marquant, autant par son univers que par son impact physique.
Furies
FURIES arrive sur scène avec une énergie immédiate et un heavy metal direct. Dès les premières notes, le groupe s’impose, la chanteuse capte rapidement l’attention par sa voix assurée et son charisme. Le groupe déroule un set carré, sans temps mort, porté par une vraie cohésion et une bonne énergie. On sent un groupe sûr de lui, qui joue avec sérieux mais sans perdre le plaisir du live. Un concert efficace et énergique, qui ne cherche pas à en faire trop mais qui fonctionne parfaitement sur scène, grâce à une vraie maîtrise et une belle puissance collective.
Lofofora
Dès son arrivé sur scène, LOFOFORA, déverse son énergie habituelle portée par un son direct, sans détour, et des textes engagés. Le public réagit à cette énergie frontale qui fait la réputation du groupe depuis des années. Mais au fil du set, l’attention retombe par moments, les longs discours entre les morceaux cassent un peu le rythme global du concert. Malgré cela, LOFOFORA reste fidèle à lui-même, avec une prestation énergique, devant les fans restés dans une salle un peu plus vide.
Cette deuxième journée du festival se distingue clairement de la première. Le public semble plus âgé en moyenne probablement en lien avec la présence de groupes plus anciens et reconnus, contrastant avec une ambiance plus jeune et immédiate la veille. Au final, deux journées aux identités bien distinctes, offrant chacune leur propre vision du metal.
Après cette troisième édition plus que réussie, nous avons hâte de savoir ce que va nous réserver la prochaine !






































































































