Live Report Artificial Waves – 30/05/2026 – Saint-Cyr-sur-Loire (37)

Retour sur Artificial Waves, le festival qui fait honneur au metal moderne avec Gwen, photographe pour Metalrock magazine !
Si l’édition précédente du Artificial Waves avait déjà marqué les esprits, cette année, la barre est placée encore plus haute !
Nouvelle salle, une programmation internationale… l’événement a pris une dimension supérieure qu’il était impossible de manquer.
Entre découvertes sonores et claques scéniques, je vous partage aujourd’hui toutes les belles surprises de cette journée mémorable !
Tyrants breaker
C’est Tyrants Breaker qui a la lourde tâche d’ouvrir cette journée de l’Artificial Waves Festival. Et autant le dire tout de suite : elle démarre fort ! Le jeune groupe français de metalcore livre une prestation énergique et efficace qui permet de lancer les festivités de la meilleure des manières.
Le public répond présent et le groupe en profite même pour nous offrir des titres inédits. La formation enchaîne les morceaux avec intensité (peut-être trop ?), ce qui laisse peu de place aux interactions avec le public : c’est peut-être mon seul regret ! Le show était tout de même efficace et nous avons eu la chance de découvrir trois nouveaux titres ; une belle façon de débuter ce festival.
sunborn
Il fait bien chaud à l’Escale, mais la journée ne fait que commencer : maintenant, place à Sunborn ! Le groupe montpelliérain débarque sur scène cagoulé, imposant d’emblée son identité. Après l’intensité du premier set, la formation alterne habilement entre puissance brute et respirations mélodiques, sans jamais laisser retomber la tension.
Un moment hors du temps se présente d’ailleurs sur le titre ‘is this it ?’ : les festivaliers brandissent leurs téléphones de gauche à droite, formant une immense vague de lumières qui accompagne magistralement le chant. Un instant aussi beau qu’inattendu, avant que Sunborn ne remette rapidement les gaz. La fosse s’enflamme de plus belle et les premiers slams de la journée font leur apparition, confirmant l’excellente réception de ce set !
Après une courte pause, retour devant la scène où les parisiens de Solitaris sont très attendus !
Avec un univers visuel assez sombre, le groupe nous réserve une entrée sur scène soignée : La salle plonge dans l’obscurité tandis qu’un grondement d’orage résonne dans les enceintes et que des éclairs font leur apparition sur les écrans présents sur la scène ! De quoi bien faire monter la tension !
Sur scène, c’est intense, le quatuor enchaine les titres (En grande partie du dernier EP) durant lesquels on a des riffs puissants et des screams impressionnants !
Dans la fosse, l’ambiance continue de monter, le groupe lui, lance le premier wall of death de la soirée !
avralize
Après une pause ravitaillement plus que bienvenue, je me dirige à nouveau vers la scène pour le set visiblement très attendu d’AVRALIZE !
Changement total d’ambiance ici, le groupe propose un métal moderne aux sonorités hybrides particulièrement audacieuses. Si les morceaux respectent les codes du genre avec des screams puissants et des breakdowns massifs, ils n’hésitent pas à se faire plaisir en ajoutant des touches électroniques aux accents parfois funky, voire jazzy dans leurs compositions. Le mélange fonctionne très bien !
On est d’ailleurs bien loin des clichés du métal moderne à tendance mélancolique ; ici, on est là pour danser, faire la fête, et c’est précisément par cette énergie solaire que le groupe se démarque.
La présence scénique est tout aussi incroyable, ça bouge autant sur scène que dans le pit ! avec un mouvement perpétuel qui gagne autant le plateau que le pit. Le chanteur, Severin Sailer, multiplie les interactions avec le public, créant une proximité très appréciable. D’ailleurs, vers la fin de set, il parvient à lancer un circle pit monumental dans toute la salle. Aucun doute : ce soir, AVRALIZE a littéralement mis le feu à l’Escale !
the narrator
Place ensuite à THE NARRATORT, qui poursuit cette soirée placée sous le signe du metalcore. Le groupe livre une prestation intense, alternant passages percutants et mélodies accrocheuses, tout en maintenant une belle intensité tout au long de son set.
L’un des moments forts du concert restera sans aucun doute l’interprétation de Statis, durant laquelle le chanteur d’ AVRALIZE rejoint le groupe sur scène. Un featuring particulièrement réussi qui apporte une dimension supplémentaire au morceau et déclenche une belle réaction du public.
elwood stray
C’est finalement ELWOOD STRAYE qui a la charge de clôturer cette édition d’Artificial Waves. Les Allemands embarquent rapidement le public dans leur univers grâce à un metalcore moderne, efficace et particulièrement fédérateur. Malgré une journée déjà bien remplie, l’ambiance reste incroyable dans la salle et l’énergie du public ne faiblit pas.
Parmi les moments forts du set, on retiendra notamment l’interprétation de « No Cure », durant laquelle Sam Axelrod, chanteur de THE NARRATORT, rejoint le groupe sur scène. Après le featuring sur Statis un peu plus tôt dans la soirée, cette nouvelle collaboration est particulièrement appréciée par le public et apporte une dimension supplémentaire au morceau.
Entre circle pit et wall of death, a aucun moment l’ambiance ne sera redescendue dans la fosse !
Une excellente manière de conclure cette édition d’Artificial Waves, sur une note aussi énergique que mémorable.
Au terme de cette journée, le bilan est plus que positif. L’organisation a été au rendez-vous du début à la fin et la programmation m’a permis de découvrir plusieurs groupes que je n’aurais peut-être jamais pris le temps d’écouter autrement.
Un immense merci à toute l’équipe d’Artificial Waves pour cette belle édition. J’espère sincèrement voir le festival grandir au fil des années tout en conservant cette proximité et cette ambiance qui font son charme. Une chose est sûre : je compte bien revenir en 2027 !























































































