Live Report PLANE’R FEST – Jour 1 – 03/07/2026 – Colombier-Saugnieu

Ophélie Griffin et Valerio Ciccolella, Rédacteurs et photographes pour Metal Rock Magazine, étaient sur place pour immortaliser cette Dernière première du festival !
GOATFATHER
GOATFATHER a ouvert cette édition 2026 du PLANE’R FEST. La tâche d’ouvrir un festival n’est jamais chose aisée, il faut savoir faire une grosse impression et marquer les esprits dès le départ. Le groupe lyonnais a parfaitement relevé ce défi porté par un savant mélange de stoner et de southern rock qui échauffe sans mal le public déjà nombreux devant le TERMINAL 1. C’est efficace, c’est prenant et ça colle parfaitement à la chaleur écrasante de la journée.
La voix éraillée et profonde d’Olaf résonne encore et nous embarque dans un rêve enfumé : “I smoke weed on top of a mountain” litanie ouvrant le titre “Stoner Dream” extrait de leur dernier album “House of the Rising Smoke” (2025).
Les festivités sont lancées, merci GOATFATHER !
HEART ATTACK
Il est plaisant de retrouver le groupe de thrash metal venu de Cannes sur la scène TERMINAL 2 du festival. Une nouvelle scénographie accompagne HEART ATTACK, axée sur la mythologie égyptienne. Les membres arrivent sur scène affublés de masques dorés, renvoyant parfaitement la lumière de cette journée très ensoleillée. Du plus grand effet !
Le groupe a envoyé un set d’une énergie folle, renvoyée par le public qui enchaînait les circle pit à l’infini, et de vrais raz-de-marée de slam ! Même Antoine n’a pas su résister à l’appel de la fournaise et s’est jeté dans la gueule du pit.
Désormais l’histoire de HEART ATTACK s’inscrit aussi dans le mélange des genres, avec l’intégration de l’opéra dans leur identité. C’est donc tout naturellement que l’opéra est venu à MONTCUL, personnifiée par Audrey Dandeville, chanteuse lyrique de l’Opéra de Nice, qui a rejoint le groupe pour le titre “Negative Sun”. Une fin de concert en beauté !
Retrouvez prochainement l’interview de HEART ATTACK réalisée par Ophélie à l’occasion de leur passage au PLANE’R FEST sur le site de METAL ROCK MAGAZINE.
Queensrÿche
Après la tornade HEART ATTACK, la transition avec le groupe américain de heavy metal est un poil surprenante. Cela sera l’occasion de reprendre son souffle ou de faire une pause fraicheur. Le titre “Queen of the Reich” ouvre le set de QUEENSRŸCHE, premier morceau sorti en 1983, comme un hommage aux débuts du groupe et la riche discographie qui a suivi.
Chaque membre est concentré sur son jeu, porté Todd La Torre impressionnant vocalement et scéniquement. Il parvient à créer une véritable connexion avec le public, pour le plus grand plaisir des fans venus applaudir cette légende du metal progressif.
PSYKUP
La présence de PSYKUP dans la line-up apporte une couleur sonore différente au festival, avec son fameux “metal déjanté”. L’ambiance sur le TERMINAL 2 s’est de nouveau embrasée dès que les cinq membres foulent la scène. Avec des influences prog metal, les rythmes et les mélodies se mélangeaient à la perfection, le tout enveloppé dans une folie assumée par chacun des musiciens.
PSYKUP a délivré un set implacable, bien rodé, mêlant classiques et morceaux plus récents, issus du dernier opus en date, “The Joke Of Tomorrow” (2025), ravissant autant les fans de la première heure que les nouveaux convertis. Vu l’amour renvoyé de part et d’autre de la barrière, nul doute que la mission est pleinement accomplie.
IMMINENCE
Place à l’une des têtes d’affiche du soir, IMMINENCE, qui a la chance de jouer pendant la Golden Hour. Dès les premières mesures de “Temptation”, le public se lance dans une vague de slam sans fin. Eddie Berg occupe totalement la scène du TERMINAL 1, parfaitement habité tout le long du set, jamais loin de son violon qui reste au cœur de l’identité du groupe.
Le groupe porte un véritable coup d’éclat sur la soirée, pour le plus grand plaisir des fans. Le set est propre, percutant, impeccablement exécuté. Et lorsque Harald Barrett se retrouve seul sur scène pour jouer de la guitare à l’archet, le temps semble suspendu — un moment de grâce qui tranche avec l’intensité du reste du concert.
Cependant, contrairement à la performance de WHILE SHE SLEEPS l’an passé sur le même créneau, il aura manqué un supplément d’âme. Nulle scénographie ce soir, peu d’échange avec le public et un set raccourci de dix minutes. On attendait mieux des Suédois.
REVNOIR
Restons dans la lignée metalcore, avec le groupe REVNOIR, qui devient de plus en plus incontournable sur la scène metal française. Après avoir enflammé le HELLFEST cette année, nous retrouvons le groupe bien présent sur la salle du PLANE’R FEST.
Maxime sait parfaitement occuper la scène, tant par ses performances vocales que par son charisme scénique, tandis que ses partenaires délivrent un show sans faute, qui mène le public dans des cicle pits infatigables. L’énergie circule sans relâche, portée par une cohésion de groupe qui ne faiblit jamais.
KANONENFIEBER
KANONENFIEBER a été le véritable temps fort de cette première journée du PLANE’R FEST. L’immersion au cœur de la Première Guerre Mondiale est immédiate et totale, portée par une scénographie millimétrée et maitrisée de bout en bout. La neige carbonique dispersée au début du concert donne un supplément d’âme au show, nous amenant instantanément dans les tranchées Le fait que les textes se basent sur les récits racontés dans le journal de l’arrière-grand-père de Noise termine de nous convaincre de la puissance de l’univers de KANONENFIEBER.
Malgré un son très écrasé par la double pédale, qui a parfois pris le pas sur les guitares, il est impossible de rester insensible à l’hommage rendu à l’aïeul du frontman — un hommage qui dépasse d’ailleurs l’histoire personnelle.
De très longs applaudissements viendront saluer la performance, qui aura su cueillir l’intégralité du public.
SIERRA VEINS
Les familles ont quitté le site en cette heure tardive où SIERRA VEINS prend place sur la scène du TERMINAL 2 pour un final teinté d’electro, de darksynth et de darkwave.
La nouvelle scénographie marque un tournant dans l’identité de l’artiste, nous entraînant dans un univers sombre et futur. Le public encore présent se laisse happer par la musique, prêt à lâcher les vannes après cette journée chaude et intense. Une conclusion nocturne qui pulse !
Cette première journée de festival aura été riche en émotions, tant les performances de l’ensemble des groupes ont été variées et intenses.
Le public du PLANE’R FEST aura été fidèle à sa réputation : joyeux, connecté aux artistes, passionné, débridé et prêt pour remettre ça lors de la deuxième journée, qui s’annonce aussi voire plus chaude !
Un grand merci pour l’ensemble des équipes du festival pour leur accueil et leur bienveillance !







































































































































































































