Live Report VOLCANIC FEST – Jour 1 – 24/07/2026 – Andrézieux-Bouthéon

Tiffany Deborde, Rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine était sur place pour immortaliser cette première édition du festival !
OOZER PIT
C’est avec OOZER PIT que l’on ouvre le baptême de feu.
Grand vainqueur du tremplin organisé en mai 2025, le groupe stéphanois de Stoner Metal a eu la lourde tâche de lancer les hostilités pour la toute première édition de ce Volcanic Fest qui s’annonce pour le moins brûlant.
15h45 sonne, la salle se remplit encore doucement, mais les premiers festivaliers accoudés à la barrière sont déjà chauds bouillants pour accueillir OOZER PIT comme il se doit. Leur musique, mêlant Stoner et Post-Rock, installe directement une atmosphère lourde et chargée dans laquelle on se laisse immédiatement embarquer. À coups de riffs saturés, de voix éraillées mais ô combien maîtrisées, d’une batterie qui frappe sec et… d’un harmonica… Le quatuor, jouant quasiment à domicile, nous transporte dans son univers et nous donne envie d’en entendre davantage.
Une première occasion de découvrir un groupe encore en pleine ascension, mais qui n’a visiblement pas l’intention de faire dans la demi-mesure.
C’est gras, brut de décoffrage et ça envoie du lourd… Le parfait catalyseur pour bien démarrer la journée et ce week-end riche en animations.
BARTH SKY
Changement de plateau et changement d’ambiance pour le second groupe de la journée. La deuxième éruption est donc assurée par BARTH SKY.
On quitte le Stoner d’OOZER PIT pour partir sur un projet beaucoup plus Glam, théâtral et orienté Hard Rock 80’s, avec des influences telles que GUNS N’ ROSES, AEROSMITH, DEEP PURPLE et compagnie.
BARTH SKY, c’est avant tout le projet Hard Rock/Glam Rock porté par le guitariste/chanteur Barth.
Et si vous ne connaissez pas Barth ? Eh bien, son parcours, c’est du très solide : 15 ans à sillonner le monde avec différentes formations au poste de guitariste/chanteur. Il est notamment guitariste lead de FRANCK CARDUCCI & THE FANTASTIC SQUAD, avec lesquels il a partagé des scènes avec de grands artistes comme STING, THE STRANGLERS ou encore WISHBONE ASH.
C’est en 2024 qu’il décide de fonder son projet solo, baptisé tout naturellement BARTH SKY. Et c’est le 12 juin 2026 que sort son premier album, « Rockstars ».
Sur scène, on en prend plein les yeux : veste en cuir rouge, longue chevelure blonde, barbe tressée, lunettes rondes, chapeau à plumes et pantalon à motifs donnent lieu à un look Glam/Rock particulièrement soigné, qui nous propulse directement dans les années 80. Un retour dans le passé décalé et « so Rock n’ Roll ».
L’intro instrumentale « Showtime », suivie du désormais incontournable « Shake Your Bones », nous emporte totalement. Les titres s’enchaînent, des morceaux Rock n’ Roll qui nous donnent la pêche et l’envie de se déhancher, tels que « Naked Like an Animal » ou encore « Let Me Out », permettant d’user nos cordes vocales et de tester nos compétences au chant.
Sur « Come On Jack », Barth se délaisse de sa guitare pour descendre aux crash-barrières, bouteille de Jack Daniel’s à la main, et commence à servir quelques doses au public directement au goulot. Difficile de faire plus Rock n’ Roll !
Car BARTH SKY, ce n’est pas simplement du Hard Rock : c’est un véritable show où l’attitude, la mise en scène et l’interaction avec le public occupent une place centrale. Cuir, solos de guitare, harmonies vocales et look de rockstar : tous les ingrédients sont réunis pour nous ramener quelques décennies en arrière, à l’époque où le Rock se vivait aussi dans l’excès et la démesure.
Et visiblement, la recette fonctionne. Le public se laisse embarquer, chante, danse et en redemande. Pour cette deuxième éruption, BARTH SKY met le feu au Volcanic Fest et confirme qu’il porte plutôt bien son nom : le ciel est désormais chargé de Rock n’ Roll.
SANGDRAGON
Après le Glam Rock survitaminé de BARTH SKY, à peine le temps de reprendre notre souffle que le Volcanic Fest change une nouvelle fois de visage, laissant désormais place aux riffs plus sombres et ravageurs de SANGDRAGON pour poursuivre les hostilités !
Groupe de Death/Black Metal originaire de Mâcon, SANGDRAGON se distingue par son ambiance épique, occulte et symphonique. Ce n’est pas simplement un groupe de metal parmi d’autres : c’est l’aboutissement d’un projet qui remonte au début des années 90.
A l’origine de ce projet un peu dingue, Vincent Urbain, plus connu sous le nom de Lord Vincent Akhenaton, lance au début des années 90 une véritable trilogie metallesque. Le premier volet, DAEMONIUM, voit le jour en 1993, suivi d’AKHENATON en 1995. SANGDRAGON, troisième chapitre de cette trilogie musicale, naît officiellement en 2015.
Le groupe ne se contente pas de faire du Black ou du Death Metal classique. Leur musique est un savant mélange de Folk épique et de Black Metal symphonique avec énormément d’arrangements, de chœurs et une histoire à raconter.
Une approche que l’on retrouve sur « Hierophant », leur dernier album en date, sorti en 2023. Ce double album se divise en deux parties : The Black Dragon, orienté Death Metal orchestral, sombre et brutal, et The White Dragon, beaucoup plus atmosphérique, teinté de Dark Medieval Folk.
Et c’est justement cette opposition entre brutalité et atmosphère que l’on retrouve sur scène. Entre les riffs sanguins, les chœurs masculins et la voix lyrique féminine, SANGDRAGON ne semble pas simplement venir jouer quelques morceaux : le groupe nous embarque littéralement dans son univers.
Dès les premières notes de « Waterborn », la machine est lancée. SANGDRAGON prend possession de la scène et instaure immédiatement son ambiance épique et mystique. « Front of Steel » et « Curse of Desert » viennent ensuite accélérer le rythme et confirmer la puissance du groupe. Dans les premiers rangs, les festivaliers commencent à se laisser gagner par l’énergie déployée sur scène et les premiers mouvements apparaissent au fil des riffs.
« I proudly march to die » offre ensuite une parenthèse plus atmosphérique, laissant davantage de place aux sonorités folkloriques et au chant féminin, ensorcelant et profond. Un calme relatif avant la puissante tempête de « War is War », qui permet, au passage de lancer le tout premier circle pit de ce début de festival.
Le contraste fonctionne à merveille et permet à SANGDRAGON de montrer toute l’étendue de son univers musical, capable de passer d’une ambiance presque contemplative à une véritable déferlante de metal sans jamais perdre son identité.
Une chose est sûre… Le volcan est à présent bien réveillé… et rien ne peut l’arrêter…
PERSEIDE
Après la déferlante sombre et épique de SANGDRAGON, changement radical d’ambiance avec PERSEIDE. Les Lyonnais prennent à leur tour possession de la scène avec un Metal alternatif aussi moderne qu’énergique.
PERSEIDE… Ce n’est pas simplement quatre musiciens réunis pour former un projet musical : ce sont avant tout quatre amis qui jouent ensemble depuis plus de vingt ans. Leur line-up, resté stable au fil des années, a permis au quatuor de développer une véritable complicité et d’acquérir une solide expérience de la scène.
Gravitant autour d’un Metal moderne, oscillant entre Metalcore, Rock alternatif et influences Nu Metal, auquel viennent s’ajouter samples et sonorités électroniques, le quatuor de potes nous balance sans concession un son massif, une énergie à 6000 volts et des refrains entêtants qui évoquent les grandes heures du Nu Metal des années 2000.
Et sur scène, cette énergie ne tarde pas à prendre forme. Dès les premières notes, PERSEIDE impose un rythme soutenu et une présence scénique particulièrement communicative. Les quatre amis occupent l’espace, se déplacent telles de véritables piles électriques, se répondent et semblent surtout prendre un plaisir évident à être présents et à enflammer le Volcanic Fest.
Derrière le micro, Julien n’hésite pas à aller chercher les festivaliers, multipliant les interactions et poussant progressivement la foule à se lâcher. Les riffs lourds s’enchaînent tandis que les sonorités électroniques viennent épaissir encore davantage le mur du son. PERSEIDE joue ainsi sur les contrastes : la puissance des guitares laisse régulièrement place à des refrains plus accessibles, plus mélodiques, sans jamais faire retomber la tension.
Petit détail amusant, les fans de la première heure auront sans doute remarqué l’absence, ce soir-là, d’Anthony derrière les fûts. Le batteur habituel du groupe a exceptionnellement laissé sa place au batteur de Barth Sky, en raison d’un heureux événement. Toute l’équipe de Metal Rock Magazine tient d’ailleurs à féliciter Anthony et sa famille ! Malgré ce changement de dernière minute, le groupe conserve toute son efficacité et son énergie.
Les festivaliers se laissent rapidement embarquer dans ce tourbillon d’énergie brute. Les têtes se balancent, les pieds martèlent le sol et, dans la fosse, un wall of death, certes timide mais bien présent, fait son apparition en ce début de soirée.
À ce moment-là, le doute n’est plus permis : PERSEIDE n’est pas venu simplement défendre ses textes, mais bien faire vivre une véritable expérience collective. Une prestation qui rappelle, s’il y a encore des sceptiques, que le Metal français reste un formidable vivier de groupes capables de faire trembler les scènes des festivals.
LOCOMUERTE
Après l’énergie électrique de PERSEIDE, place à un tout autre registre avec LOCO MUERTE. Direction le Mexique… enfin presque !
Originaire d’Île-de-France, le groupe s’est rapidement fait remarquer pour ses prestations aussi énergiques que déjantées. Avec son univers visuel reconnaissable entre mille, inspiré de la culture mexicaine, et son Metal musclé hypervitaminé, LOCO MUERTE ne fait pas vraiment dans la dentelle. La température s’apprête donc à grimper encore d’un cran sur la scène du Volcanic Fest.
Mélange détonnant de Thrash, Punk et Crossover aux accents chicanos, LOCO MUERTE définit lui-même son univers comme du « Chicano Mosh ». Un cocktail explosif où la puissance du Thrash et du Hardcore rencontre un groove résolument latino porté par un chant en espagnol. De quoi obtenir une musique aussi furieuse que fédératrice.
Vous l’aurez compris, avec LOCO MUERTE, autant dire que le calme n’est pas à l’ordre du jour ! Dès les premières notes de « Tiro pa’ matar » puis « Parano Booster », la fosse s’embrase et la connexion avec les festivaliers est immédiate, incroyable, presque démentielle.
« Bandolero », « Barrio », « Mi Familia »… Les classiques s’enchaînent et l’énergie ne s’essouffle pas, bien au contraire ! Circle Pit, pogo, slams : le public se déchaîne tandis que, sur scène, les quatre compères mettent le feu aux poudres avec une énergie complètement cintrée. Une chose est sûre : la scène comme la fosse sont désormais en ébullition !
Mais avec LOCO MUERTE, un simple concert ne suffit pas. Au fil du set, les surprises s’enchaînent : pancartes brandies par El Termito, apparition improbable sur scène de catcheurs masqués tels des Luchadors mexicains… et bientôt, une véritable armée de slameurs vient compléter ce joyeux chaos.
La folie gagne progressivement tout le site. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que des crocodiles gonflables font leur apparition au milieu de cette marée humaine ! À ce stade, inutile de chercher une quelconque logique : il faut simplement se laisser porter. C’est la liberté, c’est la fiesta, c’est la Vida Loca !
Le point culminant arrive sur « Los Narcos » lorsque le groupe décide ni plus ni moins de faire monter le public sur scène. En quelques secondes, les musiciens se retrouvent entourés de festivaliers, transformant la scène en une gigantesque zone de pogo. Un joyeux bordel parfaitement maîtrisé, à l’image du groupe.
En seulement 50 minutes, LOCO MUERTE a réussi l’exploit de transformer le Volcanic Fest en une véritable Mexican Party complètement déjantée. Ici, plus de frontières entre la scène et le public : tout le monde danse, s’éclate et se retrouve embarqué dans cette gigantesque fiesta. Une déferlante de pogos, de slams, de groove, de crocodiles gonflables et de bonne humeur, qui laisse derrière elle une fosse complètement rincée… mais avec le sourire jusqu’aux oreilles !
DROPDEAD CHAOS
Après la folie furieuse de LOCO MUERTE, le Volcanic Fest ne compte visiblement pas laisser retomber la pression. C’est au tour de DROPDEAD CHAOS, véritable all-star band de la scène Metal française, de prendre d’assaut la scène et de lancer la prochaine éruption.
Né pendant le premier confinement de 2020, le projet a commencé comme une simple collaboration à distance entre musiciens issus de diverses formations. Le collectif s’est rapidement transformé en véritable groupe, avec un premier album, « Underneath the Sound », sorti en 2023.
Et lorsqu’on regarde le CV de ses membres, difficile de ne pas être impressionné par le casting : BLACK BOMB A, BETRAYING THE MARTYRS, SIRENIA, LES TAMBOURS DU BRONX… Bref, du beau monde réuni sous une même bannière.
Musicalement, DROPDEAD CHAOS se caractérise par un Metal alternatif, avec une solide dose de Nu Metal des années 2000, tout en allant piocher dans les différents univers de ses musiciens. Une recette moderne et particulièrement efficace, qui promet de maintenir le Volcanic Fest sous haute tension.
Et après la Mexican Party de LOCO MUERTE, autant dire que le chaos porte ici plutôt bien son nom…
Dès les premières secondes de « Underneath the Sound » qui résonnent dans la salle, on en prend plein la face et les tympans. Véritable introduction fédératrice, portée par une batterie lourde et martiale, le morceau voit progressivement la tension monter avant que le chant ne vienne définitivement faire exploser l’ensemble. Le rythme gagne en puissance, les frappes de Boris Le Gal résonnent comme un véritable appel au rassemblement et, en quelques instants, le public est happé par cette montée en puissance. Une entrée en matière qui porte particulièrement bien son nom : difficile de rester sagement en retrait lorsque le son commence à vous prendre aux tripes.
Les titres s’enchaînent. On tape du pied, on fait craquer ses cervicales, les pogos reprennent de plus belle et on a même droit à un petit caméo surprise d’El Termito, chanteur de LOCO MUERTE, et d’Arno, chanteur de BLACK BOMB A, venus donner de la voix et partager cette énergie chaotique avec le groupe. De quoi déclencher un bon gros Wall of Death, comme on les aime !
Petit bonus : une réécriture de « 7 Rings » d’Ariana Grande, rebaptisée « 7 Kings » et exécutée à la perfection. C’est inattendu, loufoque et superbement maîtrisé. Une petite folie qui emporte totalement le public dans cette spirale infernale.
« Humans » conclut à la perfection le set. Plus sombre, plus lourd, le morceau joue constamment sur les contrastes : les couplets martèlent avec une puissance presque oppressante avant de laisser place à des refrains plus mélodiques. Puis la tension remonte d’un cran avec un passage instrumental : les guitares prennent progressivement le dessus avant de laisser éclater le solo. Une véritable démonstration de force, mais aussi de maîtrise, qui montre que derrière le chaos se cache une musique bien plus complexe qu’elle n’en a l’air.
BLACK BOMB A
Le chaos retombe à peine que la suite s’annonce déjà explosive. Après son petit passage aux côtés de DROPDEAD CHAOS, Arno reprend le micro avec BLACK BOMB A pour une nouvelle vague de riffs et de décibels.
Que dire de BLACK BOMB A ? Près de trois décennies de carrière et plus d’un millier de concerts au compteur, des textes fédérateurs et engagés. Les vétérans de la scène hardcore connaissent la recette par cœur : des riffs massifs, une section rythmique qui ne laisse aucun répit et surtout ce fameux duo vocal qui fait toute la force du groupe. Le Metal hardcore/thrash du groupe est expressément taillé pour le live, et ça tombe plutôt bien puisque le Volcanic Fest est prêt à encaisser.
Pour les plus jeunes et les non-initiés, bienvenue dans la folie BLACK BOMB A !!! Accrochez-vous, ça va secouer !
D’un côté, Arno déverse ses growls caverneux et massifs ; de l’autre, Poun lui répond avec ses hurlements plus aigus et percutants. Deux voix radicalement opposées qui se croisent, s’affrontent et se répondent en permanence. Un véritable jeu de ping-pong vocal qui constitue l’une des grandes signatures du groupe et qui donne immédiatement le ton : ici, pas question de rester sagement dans son coin !
Et effectivement, pas le temps de reprendre son souffle : les morceaux s’enchaînent et la salle devient suffocante, moite et chargée à bloc. « People Hate People », « The Point of No Return », « Kill Yourself »… Tous les classiques y passent et BLACK BOMB A agit comme un véritable rouleau compresseur, écrasant tout sur son passage.
Ils sont dans une forme olympique et interagissent énormément avec le public, notamment lors de « Police Stopped Da Way » où Arno demande s’il y a « des condés » dans la salle. De timides « oui » résonnent alors, accompagnés de rires, avant qu’Arno ne nous balance une exclamation hilarante : « Oh, merde… » De quoi détendre la salle avant de reprendre la bataille de plus belle.
On se met au vert avec l’indémodable « Mary ». On me pardonnera le petit aparté, mais c’est un bond en arrière personnel pour moi : cette musique a été mon réveil pendant toutes mes années de lycée. De quoi bien se motiver et attaquer avec la rage de vivre, et c’est exactement ce qu’on fait ici : les festivaliers sont plus réveillés que jamais, des pogos dans tous les coins de la salle, des slameurs qui forment une véritable marée humaine, personne ne reste immobile et ça hurle le refrain en chœur.
Une chose est certaine : BLACK BOMB A n’est pas venu au Volcanic Fest pour faire dans la demi-mesure. Entre les riffs qui cognent, les deux voix qui se répondent et un public complètement déchaîné, le groupe aura une nouvelle fois prouvé que, près de trente ans après ses débuts, il maîtrise toujours aussi bien l’art de foutre le bordel et de mettre le feu à une salle. Un set aussi brutal que jubilatoire, qui nous laisse avec une seule envie : en reprendre une bonne dose !!!
STONE HORNS
Après la déferlante BLACK BOMB A, le Volcanic Fest aurait pu nous laisser reprendre tranquillement notre souffle. Mais visiblement, ce n’est pas au programme. Pour clôturer cette première journée en beauté, place aux Marseillais survoltés de STONE HORNS, bien décidés à maintenir la pression jusqu’à la dernière note.
Il est plus de minuit, la première journée touche à sa fin et les festivaliers ont déjà largement donné de leur personne. La salle s’est un peu clairsemée, laissant la place aux festivaliers les plus vaillants pour livrer une dernière bataille.
Le groupe se présente lui-même comme une formation taillée pour le live, et sa réputation repose beaucoup sur l’intensité de ses prestations. Et effectivement, dès les premières notes de « No Mercy », la machine est relancée et les survivants de l’éruption précédente repartent à l’assaut, à grands coups de circle pits et de pogos effrénés.
Les riffs lourds et puissants du Death/Groove Metal de STONE HORNS puisent dans nos dernières forces. La rythmique cogne et le groupe balance une dernière dose de puissance dans une salle qui, malgré l’heure tardive, n’a visiblement pas encore dit son dernier mot. Une chose est sûre : le groupe n’est pas venu jouer les prolongations en douceur.
Malgré l’énergie déployée par le groupe et l’électricité qui plane dans la salle, la fureur du volcan aura eu raison de moi. Je slalome entre les pogos pour me frayer doucement un chemin vers la sortie, accompagné par les riffs surpuissants de STONE HORNS.
Une première journée qui s’achève donc sur une ultime salve de décibels. De quoi rappeler, s’il était encore nécessaire, que le Volcanic Fest n’est décidément pas là pour nous laisser souffler. Rendez-vous pour le jour 2, pour remettre ça !
Une première journée de festival riche en émotions et en sensations fortes. Huit groupes se sont succédé, huit groupes aux styles et aux univers totalement différents, mais unis par la même passion : le METAL !!!
Un concept innovant avec une scène unique en intérieur, dans l’immense salle qu’est le Complexe d’Animation des Bords de Loire (C.A.B.L.).
Au Volcanic Fest, tout a été pensé pour éviter de griller et de marcher des kilomètres sous un soleil de plomb. Ici, tout est à proximité : un parking gigantesque devant l’entrée du site, un camping prévu à l’arrière, des espaces extérieurs ombragés au milieu de la verdure et surtout un village où l’on retrouve, entre divers stands, du merch ainsi que des artisans spécialement conviés pour l’occasion.
Cracheurs de feu, jongleurs ambulants et autres dresseurs de dragons déambulent parmi les festivaliers, au plus grand bonheur des petits et des grands. On assiste aussi à des combats de catch, avec un ring installé près de la scène — merci à Heritage Catch Professionnel (HCP) d’avoir fait le déplacement depuis Bollène spécialement pour le festival — mais aussi à des cartonnades géantes nous livrant de véritables batailles en armure de carton.
Tout est prévu entre les concerts pour nous divertir. Le festival se veut ultra-moderne et résolument familial. Pari réussi pour cette première journée : le festival est placé sous le signe de la bienveillance et de la convivialité, les sourires sont présents sur toutes les lèvres et ça promet pour les deux prochains jours.
Un grand merci à l’ensemble des équipes du festival pour leur accueil et leur bienveillance !
Et un immense merci à la Team Licorne, qui nous a fait mourir de rire du début à la fin, participant grandement à l’animation et à la sécurité de cette première journée de festival.


















































































































































































































































































































