Live Report PLANE’R FEST – Jour 2 – 04/07/2026 – Colombier-Saugnieu

Ophélie Griffin et Valerio Ciccolella, Rédacteurs et photographes pour Metal Rock Magazine, étaient sur place pour immortaliser cette Dernière du festival !
111
Le trio lyonnais 111 lance les hostilités pour le deuxième jour du PLANE’R FEST. Place à un rock-punk débridé et engagé, mené par Emma, au chant et à la basse – non sans rappeler TREAKS. Elle n’aura de cesse de provoquer (gentiment) le public à coup de « vous êtes mou, comme un public ménopausé – comme moi » ou « merci beaucoup même si t’es un public à moitié familial ».
Le groupe n’est pas là pour faire dans la dentelle, il dénonce les injonctions et les violences qu’on peut tou.te.s subir au quotidien « Je vais avoir 50 ans cette année, c’est chaud sur la scène rock… Mais il faut s’en battre la chatte » clame Emma.
Leur musique est là pour bousculer, et ça sera notamment le cas avec le titre « First of all », dont le message est clair « You don’t like me and I don’t care », porté par des expressions déformées et habitées des trois membres. Le public répond présent !
AFTER THE OUTBREAK
Place aux gagnants du tremplin PLANE’R FEST 2026 sur le TERMINAL 1 – AFTER THE OUTBREAK. La scène étant deux fois plus grande, on passe d’un trio à une formation de six musiciens. On sent une très grande fébrilité parcourir l’ensemble des membres ; cependant, ils ne se sont pas laissé porter par le stress, leur énergie s’est décuplée pour tout emporter sur leur passage au fur et à mesure du set. Les soutiens présents en nombre dans une foule très fournie y sont sûrement pour quelque chose !
Toute cette énergie, accompagnée de leur metalcore moderne et puissant, est également portée par les voix complémentaires de Kev et Tib, qui auront su convaincre et embarquer le public.
Bien sûr, on sent que les Lyonnais n’ont pas l’habitude d’une scène aussi grande, mais ils ont su parfaitement l’occuper en courant de bout en bout. À se demander quand ils arrivaient à reprendre leur souffle.
Retrouvez prochainement l’interview des six membres de AFTER THE OUTBREAK quelques heures après leur performance, sur le site de METAL ROCK MAGAZINE.
IMPARFAIT
C’est désormais un trio sans guitare qui se présente aujourd’hui sur la scène du TERMINAL 2. Que dire de plus sur IMPARFAIT ? Et bien tout, puisqu’au-delà de ce changement de line-up, il est temps pour le groupe de dévoiler de nouveaux morceaux, parmi lesquels « Paye Paye ».
Prisca, comme à son habitude, est l’incarnation brute et lumineuse de la formation. Habitée par chaque morceau, elle capte instantanément l’attention d’un public qui se laisse aisément séduire par la prestation. Au fil du concert, les spectateurs répondent présent et semblent n’avoir qu’une seule envie : encore plus d’énergie et encore plus d’amour !
MERCI POUR LA FÊTE !
SMASH INTO PIECES
Les Suédois de SMASH INTO PIECES partent à la conquête du TERMINAL 1 au plus chaud de la journée. D’emblée, l’attention du public est captée par l’arrivée sur scène de APOC, mystérieux batteur dissimulé derrière un masque lumineux qui semble vouloir communiquer avec lui. On pourrait alors s’attendre à une scénographie entièrement construite autour de cet univers singulier. Pourtant, la réalité est tout autre.
Si l’ensemble des musiciens se montre investi scéniquement, Chris, au chant, apparaît en retrait pendant une grande partie du set. Difficile alors de rentrer dans le concert, qui reste propre, mais sans étincelle.
CALVA LOUISE
Les apparences sont parfois trompeuses, et CALVA LOUISE en est l’incarnation parfaite. Il faut dire tout d’abord que la formation n’a rien de conventionnel, réunissant le Français Alizon à la basse, le Néo-Zélandais Ben à la batterie et la Vénézuélienne Jess au chant-guitare-clavier. Difficile de deviner, en voyant Jess apparaître sur scène dans sa robe blanche en dentelle, l’énergie brute qui sommeille derrière. Une dualité qui n’est pas sans rappeler SUN. On pourra juste regretter que, derrière son clavier coulissant, la chanteuse soit parfois contenue dans ses mouvements.
Mais CALVA LOUISE ne se contente pas de partager sa musique. Le trio profite également de sa visibilité pour défendre des causes qui lui sont chères. Jess prend ainsi la parole pour évoquer les victimes des tremblements de terre qui ont frappé le Venezuela en juin dernier : « Nous profitons de l’opportunité d’être sur scène pour parler de ce qui s’est passé dans mon pays. On essaye d’aider à distance et nous proposons de faire des dons à notre stand de merchandising » (vous pouvez faire un don à : meals4Hope). L’émotion est palpable lorsque le groupe interprète « Hate In Me », un titre dédié aux quatre membres du groupe vénézuélien VAN DER DIJS, tragiquement décédés lors de ces événements.
« On ne parle peut-être pas la même langue, mais on parle le même langage avec le metal ! » – cette phrase résume parfaitement la prestation sans faute du trio, riche en émotions et en sincérité.
insomnium
Les poids lourds du jour commencent enfin à fouler la scène du TERMINAL 1, avec le groupe finlandais INSOMNIUM, riche de bientôt 30 ans de carrière. Les Finlandais n’ont plus rien à prouver, mais démontrent sans difficulté pourquoi ils comptent parmi les références incontournables du death metal mélodique. Dès les premières notes de « Weighed Down With Sorrow », les headbangs sont de rigueur à la barrière. Les musiciens semblent presque surpris de l’accueil du public lyonnais !
INSOMNIUM livre une prestation impressionnante de précision, sans pour autant perdre le contact avec son audience. Les échanges sont sincères et l’ambiance est particulièrement chaleureuse. Cerise sur le gâteau, « Lose to Night », issu de l’album « Shadows of the Dying Sun », est interprété pour la toute première fois en France au PLANE’R FEST, pour le plus grand plaisir des fans de la première heure.
KNUCKLE HEAD
Il est toujours plaisant de retrouver sur scène le duo KNUCKLE HEAD, formé par les frères Jack et Jock. Entre cigarettes, whisky, gros riffs et batterie débridée, leur dark country se révèle d’une efficacité redoutable. Cependant, ce soir, il semble manquer cette étincelle, cette part de folie qui caractérise habituellement les prestations des deux hommes.
Bien sûr, l’énergie est bien présente et ne faiblit pas du début à la fin du set. Les morceaux s’enchaînent avec une intensité constante, portés par un son toujours aussi massif. Mais les échanges se font plus timides qu’à l’accoutumée, et l’on peine parfois à retrouver cette complicité spontanée qui fait habituellement la force du duo sur scène.
WIND ROSE
S’il y avait UN groupe particulièrement attendu lors de cette deuxième journée du PLANE’R FEST, WIND ROSE monte incontestablement sur la première marche du podium. Le concert est à peine commencé qu’une armée de nains, pourvus de pioches, déferle sur le public massé devant le Terminal 1. Pas de répit pour les slammeurs, qui doivent naviguer sans cesse au-dessus de la foule pour se rapprocher au plus près de la scène !
WIND ROSE nous offre une scénographie digne de ce nom. De grands sourires ne quitteront pas les visages des musiciens, Francesco Cavalieri en tête. Le plaisir de partager ce moment avec le public est évident, notamment avec les plus jeunes festivaliers, venus en nombre ce soir.
Dès les premiers morceaux, les festivaliers répondent présent, reprenant en chœur les refrains fédérateurs du groupe. Il faut dire que WIND ROSE maîtrise parfaitement son sujet : entre power metal accrocheur et sens du spectacle, chaque titre semble pensé pour faire de la foule un membre à part entière du groupe.
Évidemment, le point d’orgue du concert reste l’enchaînement des hymnes incontournables des Italiens, « Diggy Diggy Hole » et « Rock and Stone », qui déclenchent une véritable explosion de ferveur. Poings levés, chants repris à l’unisson et coups de pioche brandis vers le ciel nocturne – une fin de spectacle époustouflante !
the browning
En discutant avec de nombreux festivaliers et artistes tout au long de la journée, une chose revenait régulièrement : THE BROWNING figurait parmi les groupes les plus attendus de cette édition. Pour celles et ceux venus chercher une déferlante d’electronicore, des strobes aveuglants et des basses capables de faire vibrer chaque parcelle du corps, ils allaient être servis !
Dès son entrée en scène, le trio américain impose son univers sombre et survolté. THE BROWNING a transformé rapidement le Terminal 2 en véritable dancefloor metal, pour le plus grand plaisir d’un public déjà conquis.
SHAÂRGHOT
Faut-il encore présenter SHAÂRGHOT ? Quelle belle clôture en perspective pour cette superbe édition 2026 du PLANE’R FEST ! « Dès l’ouverture avec “Let Me Out”, la troupe plonge le public dans son univers post‑apocalyptique, soutenu par une scénographie parfaitement maîtrisée et rodée au fil des derniers mois.
Comme à chaque prestation, SHAÂRGHOT propose un véritable spectacle metal plutôt qu’un simple concert. Les membres du groupe endossent pleinement leurs rôles, mêlant performance musicale et jeu scénique pour renforcer l’immersion. La Main Noire, symbole désormais incontournable du groupe, apparaît sur de nombreux visages au premier rang, signe de l’adhésion du public à cet univers dystopique.
Malgré une journée dense et une chaleur écrasante, l’audience reste mobilisée pour le dernier concert du week‑end. L’énergie est intacte, la participation constante, et la clôture du festival se fait dans une ambiance électrique, portée par une formation qui maîtrise son esthétique autant que son impact scénique.
Cette deuxième journée du PLANE’R FEST se termine sur une prestation à la hauteur de la réputation du festival. Entre diversité des styles, qualité des performances et engagement constant du public malgré la chaleur, l’édition 2026 confirme une fois encore son statut d’événement incontournable de la scène metal française. Vivement 2027 !
Un grand merci à toute l’équipe organisatrice du festival, les bénévoles, les artistes, le public. Et un merci spécial à Elodie pour sa confiance renouvelée pour que METAL ROCK MAGAZINE fasse de nouveau partie de la fête !















































































































































































































































































