Live Report LORD OF THE LOST + DOGMA + LEAGUE OF DISTORTION – 12/04/2026 – Le Metronum – Toulouse

Amélie MARI photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
League Of Distortion
LEAGUE OF DISTORTION (LOD) ouvre la soirée avec une énergie qui met immédiatement tout le monde d’accord. Déjà conquis par leurs deux albums studio, le passage en live ne fait que confirmer l’immense talent du groupe.
Sur scène, tout fonctionne : une présence solide, des morceaux percutants et une vraie connexion avec le public. Mention spéciale à la chanteuse Anna, qui s’impose sans difficulté comme l’une des nouvelles figures marquantes du métal féminin. Sa performance vocale et son charisme la placent clairement dans la catégorie des “metal queens”.
Seul regret : un set forcément trop court tant le moment est intense.
Vous pouvez retrouver l’interview d’Anna Burnner ici
Après une première partie aussi marquante, la barre était particulièrement haute pour DOGMA. Le groupe arrive avec un univers très marqué : un power metal aux accents visuels forts, porté par une esthétique de nonnes “libérées” assumée à 100%.
Les premières impressions visuelles pouvaient laisser penser à une orientation plus extrême, proche du black metal, mais musicalement on reste sur un power metal accessible et relativement soft. La direction artistique est claire : en mettre plein les yeux et dans une certaine mesure, dans les oreilles.
Malgré un a priori initial plutôt négatif, le groupe convainc sur scène. Les musiciennes livrent une prestation solide et maîtrisée. Le chant, en revanche, reste en retrait par rapport au niveau instrumental. Certains morceaux comme Pleasure By Pain passent très bien, mais la reprise de Like a Prayer de Madonna peine à convaincre.
Côté photographie, c’est un vrai plaisir : des artistes qui jouent le jeu, prennent le temps de poser et offrent de belles opportunités visuelles.
Lord Of The Lost
De retour à Toulouse après six ans d’absence, LORD OF THE LOST était particulièrement attendu et le groupe n’a clairement pas fait les choses à moitié.
Le set, particulièrement dense et varié, pioche intelligemment dans toute leur discographie. Dès le début avec Kill The Lights, My Funeral ou encore Damage, le ton est donné : puissance et efficacité immédiate. Le groupe enchaîne avec des titres marquants comme Prison, Forever Lost ou encore Drag Me To Hell, qui passent parfaitement l’épreuve du live.
La setlist permet aussi d’explorer des ambiances plus sombres et intenses avec Blood For Blood, Priest ou In The Field Of Blood, avant de basculer vers des morceaux plus émotionnels et mélodiques comme Loreley ou Winter’s Dying Heart. Ce contraste constant fait toute la richesse du concert.
Le public répond particulièrement présent sur des titres fédérateurs comme I Hate People, On This Rock I Will Build My Church ou encore In Darkness, In Light. La fin de set est tout aussi marquante avec Doomsday Disco et l’incontournable Blood & Glitter, véritables hymnes taillés pour le live.
Quelques surprises viennent compléter l’ensemble, notamment The Things We Do For Love ou encore Cha Cha Cha, qui apportent une touche différente et montrent toute la capacité du groupe à casser les codes. Le final sur Light Can Only Shine In The Darkness vient conclure le concert sur une note forte et symbolique.
LOTL nous fait passer par toutes les émotions avec une maîtrise totale et une générosité scénique impressionnante. Un set complet, cohérent et redoutablement efficace, qui confirme leur statut de groupe incontournable sur scène.


















































































































