Live Report KARNIVOOL + INTERVALS – 12/05/2026 – Bataclan – Paris

Ophélie Griffin, photographe et rédactrice pour Metal Rock Magazine, etait sur place pour immortaliser la soirée !
INTERVALS
C’est le groupe canadien INTERVALS qui ouvre le bal ce soir dans un BATACLAN version petite configuration. Le projet de prog metal instrumental est porté par le talentueux guitariste Aaron Marshall, qui est entouré pour cette date à Paris des non moins talentueux Travis Levrier (guitare), Nathan Bulla (batterie) et Adrian Bensvik (basse).
Dès les premières minutes de la prestation, le public est happé par l’univers d’INTERVALS, dont la musique mêle virtuosité et émotions : la technique ne se fait jamais au détriment de la connexion avec le public, ce qui est grandement appréciable. De même, chaque musicien sait donner le meilleur de son instrument dans une concentration extrême et une harmonie totale, sans qu’un ego en surpasse un autre. En ressort une musique puissante, millimétrée et pourtant libératrice, le tout sublimé par les jeux de lumière, où le dernier album en date, Memory Palace (2024) aura une place de choix.
Le public est largement conquis ! Une très belle découverte et entrée en matière !
KARNIVOOL
Treize ans ! Il aura fallu treize ans avant que les Australiens ne sortent enfin un nouvel album. Et en février dernier, In Verses fut. L’attente des fans, impatients de découvrir les nouveaux morceaux en live, touche enfin à son terme. La foule est désormais très compacte dans la fosse, et l’on croise toutes les nationalités, preuve d’une fidélité rare.
Logiquement, c’est le titre “Ghost” qui ouvre le concert de KARNIVOOL ce soir. Le groupe aura à cœur de défendre In Verses ce soir au BATACLAN, accueilli par une critique unanime. Le son est percutant, sans concession porté par une intensité émotionnelle qui fait toute la richesse des Australiens.
Je salue l’énergie déployée tout le long du set par le quintet, toutes les chansons prennent vie grâce notamment à Ian Kenny, impeccable tant vocalement que scéniquement. Le plaisir d’être sur scène est palpable de bout en bout de la salle.
Les acclamations fusent à chaque fin de titre mais c’est à partir de “All it Takes” que le public se lâche enfin : la connexion devient totale et électrique entre la scène et la fosse, et ne retombera pas une seule seconde. Il faut dire que l’enchainement “Themata” / “Roquefort” et surtout le titre chorale “New Day” a tout pour enflammer les fans de la première heure.
In Verses vient rappeler tout ce qui fait la force de KARNIVOOL, prouvant que le groupe n’a rien perdu de sa stature de pilier du rock progressif. Treize années de silence méritaient bien une joie libératrice, pour le groupe comme pour le public.


































































