
À force d’avoir chanté la foudre dans des groupes, des tournées, des décennies de guitares branchées à même la peau, JOHN CORABI finit par revenir à l’essentiel.
Une voix, des chansons, et le grain humain des instruments joués “pour de vrai”. Son premier album solo de compositions originales, « New Day », est sorti le 24 avril 2026.
Ce disque n’a rien d’une parenthèse. C’est une pièce entière, posée à plat, où l’on entend l’influence des années 70, rock classique, soul, blues, non comme un déguisement vintage, mais comme une langue maternelle.
L’album a été enregistré à Nashville durant l’été 2025, produit par Marti Frederiksen (multi-platine, connu pour ses travaux avec Aerosmith, Ozzy Osbourne, Buckcherry), et il revendique un son organique, guidé par la performance et l’interaction plutôt que par la seule brillance numérique.
La force de « New Day », c’est sa sensation de proximité. On n’est pas face à un “grand concept”, mais devant une collection de morceaux qui respirent, qui laissent entrer l’air entre les accords. JOHN CORABI y retrouve cette chaleur un peu granuleuse où une mélodie peut porter autant qu’un riff et où la soul se glisse dans les interstices, comme une lumière oblique dans une pièce enfumée. I wanted to put together an album of eclectic, organic songs… This is a 60’s-70’s sounding classic rock and roll record… Turn it up, and enjoy !!!
La distribution des rôles dit d’ailleurs cette volonté de “jouer vrai”. Autour de JOHN CORABI, Marti Frederiksen apporte aussi des chœurs, des guitares, du piano et des percussions ; Evan Frederiksen touche à la batterie, à la basse, au B3, à la guitare, à la mandoline et à la programmation.
Et le disque s’offre un relief de haute volée : Richard Fortus (Guns N’ Roses) pose des leads, Paul Taylor (Winger, Steve Perry) colore aux claviers (piano, orgue, clavinet), Charlie Starr (Blackberry Smoke) ajoute des solos qui sentent le bois et la poussière.
Ce qui rend l’ensemble attachant, c’est que « New Day » ne cherche pas à prouver quoi que ce soit, il raconte.
Le morceau-titre, « New Day », donne l’impulsion, celle d’un matin qui n’efface pas la nuit, mais qui permet de la traverser autrement.
Plus loin, « When I Was Young » ouvre une fenêtre sur la mémoire, tandis que « 1969 » assume le regard dans le rétroviseur comme un geste de création : revisiter, non pour se figer, mais pour retrouver l’étincelle d’origine.
Et puis il y a ce pont jeté entre les époques. « New Day » intègre deux singles déjà parus, « Così Bella (So Beautiful) » (2021) et « Your Own Worst Enemy » (2022), désormais replacés dans une trajectoire complète comme deux chapitres qu’on relit soudain à la lumière du dernier.
Le disque avance ainsi, avec une élégance de songwriting qui préfère l’évidence au clinquant. « That Memory » et « Faith, Hope And Love » tiennent la main du rock classique, « One More Shot » ramasse l’énergie, « Good To Be Back Here Again » sonne comme une phrase qu’on se répète pour tenir debout, et « Everyday People » referme le rideau en laissant une impression de continuité, comme si la fin n’était qu’une autre manière de revenir au début.
Enfin, « New Day » s’annonce aussi comme un disque de scène.
Une tournée européenne est annoncée pour février/mars 2026, suivie de dates au printemps et en été, avec la promesse de porter ces chansons au plus près, là où elles prennent leur pleine dimension, entre l’ampli et le souffle.
Au fond, JOHN CORABI signe ici un manifeste discret. L’idée qu’à l’heure des artifices, le plus moderne reste parfois l’organique, des mains sur les cordes, une voix qui n’esquive pas ses aspérités, et des chansons qui n’ont pas besoin d’en faire trop pour toucher juste.
« New Day » porte bien son nom, non pas un “nouveau départ” naïf, mais un matin lucide, où l’on accepte tout ce qui a précédé pour enfin chanter sans armure.

Artiste : John CORABI
Album : New Day
Date de sortie : 24 Avril 2026
Label : Frontiers Music Srl




