Live Report JUDAS PRIEST + NEVERMORE – 17/09/2026 – Le Zénith – Paris

Anne-Laure Marie, reporter pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
Ce soir, Paris a rendez-vous avec deux générations du metal.
D’un côté, NEVERMORE, groupe culte dont le retour sur scène était forcément chargé d’une certaine émotion. De l’autre, JUDAS PRIEST, monument du heavy metal britannique, venu rappeler qu’après plus d’un demi-siècle de carrière, le cuir est toujours solidement accroché aux épaules.
NEVERMORE
Il est un peu plus de 19h30 et pour beaucoup dans la salle, la soirée commence déjà avec une curiosité particulière : revoir NEVERMORE sur scène, plusieurs années après la disparition de Warrel Dane.
Difficile de ne pas ressentir une certaine excitation devant cette formation que beaucoup pensaient reléguée aux souvenirs. Jeff Loomis est là, ainsi que Van Williams. Mais au centre du dispositif se trouve désormais Berzan Önende qui porte les chansons autrefois incarnées par Warrel Dane.
Dès » Narcosynthesis « , la machine se met en route. Les guitares de Loomis et Jack Cattoi dessinent cette matière sonore immédiatement reconnaissable : lourde, technique, torturée.
Puis » My Acid Words « , » Inside Four Walls « et surtout » The River Dragon Has Come « commencent à faire tomber les dernières réserves. Sur ce dernier titre, Jeff Loomis rappelle qu’il demeure un guitariste capable de transformer la précision technique en véritable langage émotionnel.
Le moment le plus sombre arrive avec » The Heart Collector « . La voix de Berzan Önende apporte une couleur différente à ces compositions sans chercher à reproduire mécaniquement celle de son prédécesseur.
Le groupe termine son set avec » Enemies of Reality « .
Quarante-cinq minutes, huit titres. Court, pour un groupe possédant une discographie aussi dense, mais suffisamment intense pour laisser une impression durable.

Credit : Cüneyt Özer
JUDAS PRIEST
Il est 20h45, on peut entendre l’intro de » War Pigs « qui résonne dans la salle, l’arrivée imminente du groupe génère une excitation de plus en plus palpable.
Puis le rideau tombe : Judas Priest entre en scène et attaque directement avec » You’ve Got Another Thing Comin‘ « . Le ton est donné. Rob Halford, cuir et micro à la main, occupe immédiatement l’espace. À ses côtés, Richie Faulkner et Andy Sneap assurent les guitares, Scott Travis cogne avec une précision redoutable et Ian Hill reste fidèle au poste. Dès » Metal Gods « , puis surtout » Breaking the Law « , le public prend le relais et transforme la salle en gigantesque chœur.
La setlist traverse les décennies : » The Ripper « , » The Sentinel « , » Desert Plains « , » Turbo Lover « , » Lightning Strike « ou encore » Victim of Changes « . Un véritable voyage dans l’histoire du Priest, entre classiques incontournables et titres plus récents issus notamment d' » Invincible Shield « .
Puis vient » Painkiller « . Les premières notes suffisent à faire exploser la salle. Les guitares déferlent et Halford s’attaque à l’un des morceaux les plus exigeants de son répertoire. À cet instant, les années semblent s’effacer.
Pour le rappel, » The Hellion « et » Electric Eye « enchaînent sans répit, avant que Halford ne fasse son entrée traditionnelle sur sa Harley-Davidson pour » Hell Bent for Leather « . » Living After Midnight « transforme enfin le Zénith en immense fête collective.
En conclusion, plus de cinquante ans après ses débuts, le groupe continue de défendre son héritage avec une énergie qui n’a manifestement pas dit son dernier mot.

Credit : Grégory Hernandez




