Live Report FEAR FACTORY + CRYSTAL LAKE + HATE + THE NOCTURNAL AFFAIR – 29/09/2026 – Le Trabendo – Paris

Enzo Cirillo photographe et rédacteur pour Metal Rock Magazine était sur place pour immortaliser cette soirée !
Quatre groupes, quatre univers et une même volonté de faire trembler les murs. Le Trabendo accueillait ce mardi soir une affiche éclectique réunissant The Nocturnal Affair, Hate, Crystal Lake et Fear Factory dans le cadre du Cybernetic Domination Tour. Du rock sombre au metal industriel, en passant par le blackened death metal et le metalcore, la soirée promettait un véritable voyage à travers différentes facettes de la scène metal.
THE NOCTURNAL AFFAIR
C’est The Nocturnal Affair qui ouvre les hostilités. La formation américaine propose une approche plus mélodique, mêlant rock alternatif, atmosphères gothiques et sonorités industrielles. Un univers sombre et mélancolique qui tranche avec le reste de l’affiche, mais qui permet d’installer progressivement l’ambiance. Une entrée en matière qui rappelle que la noirceur peut aussi s’exprimer à travers les mélodies.
HATE
Le changement de décor est radical avec l’arrivée de Hate. Les Polonais plongent immédiatement la soirée dans les profondeurs du blackened death metal, avec des riffs acérés, des rythmiques écrasantes et une atmosphère particulièrement sombre. La formation mise sur une brutalité maîtrisée, où la précision instrumentale accompagne une véritable déferlante sonore. Une prestation qui apporte une dimension extrême à l’affiche et prépare le terrain pour la suite.
CRYSTAL LAKE
Place ensuite à Crystal Lake, qui fait monter l’intensité avec son metalcore explosif. Les Japonais alternent riffs massifs, changements de rythmes et passages mélodiques, dans une approche résolument moderne. La technicité des compositions n’entrave jamais leur efficacité, et l’énergie déployée sur scène met une vraie tarte au public. Le groupe s’impose comme une transition idéale avant la tête d’affiche, avec un univers qui partage avec Fear Factory le goût des riffs puissants et millimétrés.
FEAR FACTORY
Lorsque Fear Factory arrive enfin sur scène, c’est une véritable institution du metal industriel qui se présente au public parisien. Depuis la fin des années 1980, les Américains ont développé une identité sonore immédiatement reconnaissable, où la froideur mécanique des machines rencontre la puissance des guitares avec une précision rythmique chirurgicale. Autour du guitariste Dino Cazares, Milo Silvestro au chant, Tony Campos à la basse et Pete Webber (batteur de Havok) à la batterie font vivre cet héritage avec une setlist qui fait plaisir.
Le groupe démarre avec « Acres of Skin », suivi de « Industrial Discipline » et « Powershifter », imposant d’emblée ce mur en pleine face qui constitue sa signature. Les riffs sont tranchants et parfaitement en place, rappelant ce qui fait la singularité de Fear Factory : une musique aussi physique que rigoureuse, conçue pour frapper sans pitié.
La setlist traverse ensuite plusieurs périodes du répertoire avec « Shock », « Linchpin », « Invisible Wounds (Dark Bodies) » et « Soul Hacker ». Les classiques « Demanufacture », « Zero Signal » et « Replica » viennent raviver l’héritage du groupe, tandis que « Resurrection » prolonge cette plongée dans un catalogue qui a durablement marqué le metal industriel.
Mais l’un des moments marquants de la soirée survient avec « Edgecrusher », lorsque le chanteur de Crystal Lake rejoint Fear Factory sur scène pour interpréter le morceau. Cette collaboration inattendue réunit deux générations du metal autour d’un titre emblématique, créant un pont entre l’héritage industriel des Américains et l’énergie du metalcore japonais. Une belle surprise qui vient donner une dimension supplémentaire à cette affiche déjà riche en contrastes.













































































