Live Report AMON AMARTH + ORBIT CULTURE + SOILWORK – 13/10/2026 – Zénith de la Villette – Paris

Anne-Laure Amayon photographe et rédactrice pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
Quatre ans après un passage partagé avec Machine Head, AMON AMARTH revenait seul en tête d’affiche, avec un album sorti onze jours plus tôt et une tournée lancée quelques jours avant à Manchester. Paris était la première étape sur le continent. Le Zénith, en configuration réduite, n’a pas fait complet. Un mois d’octobre saturé de concerts, et il a fallu choisir.
Soilwork
Dès 18h30, SOILWORK ouvre le bal devant une fosse déjà bien garnie, mais des gradins presque vides. Les Suédois fêtent leurs trente ans de carrière et enchaînent trente-cinq minutes carrées, plus mélodiques que brutales, avec des refrains en voix claire. Le public reste poli et tiède. Même l’appel au circle pit du chanteur ne soulève qu’un petit groupe de courageux.
ORBIT CULTURE
À 19h30, ORBIT CULTURE change la température. Le groupe est venu avec un backdrop imposant et des drapeaux de chaque côté de la scène, un vrai décor de tête d’affiche. Les lumières servent l’ambiance plus que les musiciens, qu’on devine plus qu’on ne les voit. Sur quarante minutes, les Suédois montrent leur facette la plus agressive : un death moderne et massif, porté par des séquenceurs et des amplis simulés. La fosse répond avec de gros circle pits et un wall of death.
Amon Amarth
Rideau sur la scène pendant le changement de plateau, puis, à 20h45 résonne Run to the Hills d’Iron Maiden, qui ambiance comme il se doit la salle pour le set à venir. Le rideau tombe sur un hall de temple : colonnes, arche gravée de runes, deux proues de drakkar en forme de dragon devant un grand écran.
AMON AMARTH attaque avec Gjallarhorn, premier titre du nouvel album. Johan Hegg, en patriarche viking à la barbe blanche, prend ensuite le micro dans un mélange de français et d’anglais pour annoncer une soirée de batailles et de festins. Le set s’organise par thèmes. Le temple s’embrase pour Death in Fire et les deux morceaux suivants. Plus tard, on prend la mer, et sur Put Your Back Into the Oar toute la salle est invitée à ramer.
Le moment le plus inattendu vient avec Upphaf, la première ballade acoustique du groupe. L’ambiance de feu de camp du clip est recréée sur scène, et c’est là que les smartphones se lèvent le plus, comme si ce nouveau titre était déjà devenu un slow culte du metal. Sur le set, cinq morceaux du nouvel album côtoient les classiques et quelques pièces plus rares. Seul regret : l’absence de Victorious March, qu’on aimerait entendre à chaque tournée.
Après environ 1h15, Raise Your Horns clôt la partie principale dans un toast de cornes levées. Le rappel s’étire ensuite comme une série de mini-rappels. Sur Saxons and Vikings, l’invité surprise espéré n’est pas là : Biff Byford, de Saxon, n’apparaît qu’en vidéo. Puis un léviathan surgit en fond de scène pour Twilight of the Thunder God, qui conclut toujours la soirée.
Un immense merci à Gérard Druot Productions et Replica Promotion pour leur confiance, l’accueil irréprochable et les accréditations qui nous ont permis de documenter cette soirée exceptionnelle dans les meilleures conditions.
























































































