
Avec HEX, la cinéaste Maja Holand plonge sa caméra au cœur d’une aventure aussi audacieuse que singulière : celle de trois jeunes musiciennes qui se lancent à l’assaut d’un univers réputé pour ses codes rigides et son machisme, celui du black metal norvégien. Animées par une volonté farouche de se faire une place, elles donnent naissance à Witch Club Satan, comme on lance un sort ou comme on entre en résistance.
Pendant cinq années, la réalisatrice suit au plus près leur parcours, caméra à l’épaule, captant sans filtre les doutes, les espoirs, les tensions et l’énergie créatrice qui accompagnent la naissance du groupe. Des premières répétitions aux scènes internationales, HEX nous entraîne dans les coulisses d’une aventure musicale en pleine ébullition, faite de cris, d’invocations, d’expérimentations et de confrontations avec un milieu qui ne leur fera aucun cadeau.
Mais le film ne se limite pas à raconter la naissance d’un groupe. Il témoigne aussi d’une véritable métamorphose personnelle et collective : trois jeunes femmes qui apprennent à prendre leur place, à s’affirmer et à repousser les limites qu’on voudrait leur imposer. À travers leur parcours, HEX célèbre la sororité, la liberté artistique et cette rage nécessaire pour oser réécrire les règles d’un monde qui semblait jusque-là ne pas être fait pour elles.

WITCH CLUB SATAN voit le jour à Oslo en 2022. La formation est entièrement féminine et se distingue autant par son approche musicale que par son univers visuel et scénique, largement inspiré du théâtre, du féminisme et de la sorcellerie.
Le groupe est né de la rencontre de trois artistes issues des arts de la scène et formées au théâtre. Leur ambition est alors de réunir leur expérience théâtrale avec l’intensité et la radicalité du black metal norvégien.
La particularité de ce projet est qu’aucune des trois musiciennes n’était à l’origine instrumentiste. Elles apprennent donc à jouer de leurs instruments à partir de zéro, une démarche qu’elles revendiquent elles-mêmes comme un acte féministe et une manière de s’affranchir des codes établis.
Le nom et l’identité de WITCH CLUB SATAN puisent dans l’histoire des sorcières, longtemps persécutées et marginalisées pour avoir défié les normes de leur époque. Le groupe s’intéresse notamment aux femmes victimes des procès en sorcellerie qui ont marqué l’histoire de la Norvège. Leur objectif est de faire résonner leurs histoires à travers leur musique et leurs performances. Elles définissent ainsi leur projet comme un véritable « acte de black metal théâtral et féministe ».
Le groupe publie son premier album éponyme le 8 mars 2024, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, et, depuis, les jeunes femmes ont su s’imposer sur la scène et trouver leur public. Grâce à leurs prestations scéniques particulièrement intenses et à son identité visuelle radicale, WITCH CLUB SATAN gagne rapidement en visibilité. Le groupe poursuit son ascension avec la sortie du single *You Wildflower* en juin 2025.
Musicalement, WITCH CLUB SATAN rappelle les racines du black metal norvégien des années 1980 et du début des années 1990, notamment des groupes comme Mayhem, Darkthrone, Emperor ou Satyricon.
Le trio est composé de :
Johanna Holt Kleive – batterie, chant
Nikoline Spjelkavik – guitare, chant
Victoria Røising** – basse, chant





