
Aurore Rainot, photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
Une soirée sous haute intensité !
Le 14 mars 2026, direction Gisors pour une soirée qui promettait d’être aussi brute qu’authentique : le Gisors Metal Fest. Présente sur place pour Metal Rock Magazine, mais aussi pour donner de mon temps à l’association (Sound of Silence), j’ai vécu l’événement de l’intérieur — et c’est probablement ce qui rend l’expérience encore plus forte. Dès les premières heures, on sent que quelque chose se prépare. Une salle qui se remplit doucement, des balances qui résonnent, des regards complices entre passionnés… et cette atmosphère propre aux concerts metal : sincère, électrique, vivante.
PLEDGE OF SILENCE
La claque dès le départ !
Impossible de commencer autrement. Pledge of Silence, c’est LA claque de la soirée. Et je pèse mes mots. Dès les balances, quelque chose se dégage. Une présence. Un charisme. Une maîtrise. Le chanteur capte immédiatement l’attention, et le groupe derrière suit avec une solidité impressionnante. Sur scène, c’est simple : ils prennent possession de la salle. Leur style, ancré dans un metal moderne aux influences hardcore/metalcore, fonctionne à merveille en live. C’est puissant, précis, mais surtout habité. Le chanteur n’hésite pas à descendre plusieurs fois dans le public, brisant la barrière scène/fosse. Et là, tout s’emballe : le public répond, l’énergie monte, la connexion est réelle. Ils n’ont pas juste ouvert la soirée. Ils ont lancé une machine. Clairement un groupe à écouter et réécouter sans modération.
Une montée en puissance maîtrisée !
Après une telle entrée en matière, il fallait maintenir la pression. Et White Sofa l’a très bien compris. Le groupe enchaîne avec une présence scénique solide et une vraie cohésion. Leur univers, plus alternatif avec une touche rock/metal accessible, permet de garder la salle engagée sans retomber en intensité. Ils savent occuper l’espace, interagir avec le public, et surtout maintenir cette dynamique essentielle dans un festival : ne jamais laisser l’énergie redescendre. Mission réussie.
WITCHES
Une identité marquée !
Changement d’ambiance avec Witches. Personnellement, c’est un style qui me parle un peu moins, mais impossible de ne pas reconnaître leur efficacité sur scène. Et surtout… le public était là pour eux. La chanteuse impose une vraie présence, avec une performance vocale maîtrisée et incarnée. Elle tient son rôle avec assurance, et ça se ressent immédiatement. Musicalement, le groupe est carré, propre, et parfaitement en place. Même si ce n’est pas mon univers de prédilection, leur prestation reste indéniablement solide.
SIDILARSEN
Le final engagé et incandescent !
Et pour clôturer la soirée, Sidilarsen. Groupe emblématique de la scène metal industrielle française, ils arrivent avec une expérience qui se ressent dès les premières notes. Leur son est massif, maîtrisé, et terriblement efficace en live. Un “gros son” comme on aime — puissant, enveloppant, presque physique. Mais Sidilarsen, ce n’est pas que de la musique. C’est aussi un message. Ils profitent de plusieurs moments pour prendre la parole et aborder des sujets importants : les droits des femmes, les inégalités, les violences. Des prises de position fortes, sincères, qui trouvent naturellement leur place dans l’intensité du concert. Autre moment marquant : leurs remerciements aux équipes de l’ombre. Techniciens, bénévoles, organisateurs… tous ceux sans qui un événement comme celui-ci ne pourrait tout simplement pas exister. Un final à la fois puissant, humain et engagé.
Une soirée rendue possible par des passionnés !
Au-delà des groupes, cette soirée est aussi le fruit d’un travail collectif incroyable. Un immense merci à l’association Sound of Silence, en collaboration avec la ville de Gisors, pour nous avoir offert un événement de cette qualité. Une organisation fluide, une ambiance chaleureuse, et surtout une vraie passion derrière chaque détail. Et un merci tout particulier à Didier et Benoît pour leur gentillesse, leur accueil et leur investissement. Ce sont des personnes comme eux qui font vivre la scène locale et permettent à ce genre de soirée d’exister.


























































































