Live Report CARPENTER BRUT + ULTRA SUNN – 20/03/2026 – L’Olympia – Paris

R.A.,redacteur pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
ULTRA SUNN
Le groupe choisi par Carpenter Brut pour ouvrir les festivités est un duo belge d’EBM formé en 2019. Sur scène, il y a une DJ, Gaëlle Souflet, et la voix Sam Huge (il paraît grand en tout cas), accompagnés dans les concerts par un 2e DJ, Alexis Andrigo. Le son est assez éclectique puisqu’on est sur une voix très Depeche Mode, donc goth et sombre, mais avec des sons assez up-beat, inspirés par la musique électronique industrielle type Front 242. Justement, la présence sur scène est énergique, le public est réactif aux sonorités électro-goth et à la voix vibrante de Sam. Si je peux comparer au concert de She Past Away au Hellfest, même si la musique d’Ultra Sunn me parle moins que celle des Turcs, je trouve que leur show fait vraiment une différence et donne plus de poids à leur prestation. Finalement, c’est une musique assez commerciale, très bien faite, dont le rendu est très bon en live et qui essaie de concilier la mélancolie avec l’euphorie – c’est à chacun de décider si c’est une réussite.
carpenter brut
Le public de Carpenter Brut a beaucoup changé avec les années. Son succès a ouvert la synthwave à tout le monde. Fini les concerts avec un public constitué exclusivement de métalleux. Fini les concerts où l’on voyait beaucoup de t-shirts du Hellfest. Aujourd’hui, c’est une véritable réussite française à l’export et leur musique est connue de tous. Donc, ce soir à l’Olympia, le vieux monde du rock a rencontré le public pour qui Carpenter Brut est juste un autre groupe de musique électronique, peut-être un peu plus dure. Pour nous, ça va rester un pionnier qui nous fait revivre la musique des années 80. C’est du Maiden mais en électronique.
Le concert a été à la hauteur, comme nous y ont déjà habitués Franck Hueso et ses collaborateurs. Le succès des lives de Carpenter Brut est dû en partie aux jeux de lumière, qui ont été phénoménaux ce soir à l’Olympia. Les projections vidéo viennent compléter cette esthétique visuelle qui rend les concerts si majestueux.
Leur 3e album, Leather Temple, qui vient tout juste de sortir, est la dernière étape de la trilogie commencée avec Leather Teeth. Il est caractérisé par un son plus agressif et l’absence de voix pour accompagner la musique. La setlist du concert reprend la plupart des chansons de l’album. On a quand même eu le plaisir d’écouter des titres de la première trilogie (Looking for Tracy Tzu, Disco Zombi Italia, Turbo Killer) et du 2e album, Leather Terror (Day Stalker, Night Prowler). Le concert se finit dans les règles de l’art avec la reprise de Maniac, chantée de façon enthousiaste par toute la salle.
Chaque concert de CB est une expérience unique. Des musiques électroniques jouées en live, avec un vrai batteur, un vrai guitariste (tous deux traités par des effets) et le clavier reproduisant les sons graves du synthé. Une prestation qui touche davantage le cœur des vieux rockeurs habitués à la musique live. On dirait une belle rencontre entre deux générations.
Credit : @auroreangelique.visuals





























