Live Report Festival Echos et Merveilles jour 3 – 15/05/2026 – Bruguière

Amélie MARI, photographe et rédactrice pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la journée ainsi que la soirée !
Après une deuxième journée particulièrement riche, Échos & Merveilles poursuit son voyage musical avec une programmation placée sous le signe des sonorités celtiques sous toutes leurs formes. Du folk intimiste d’ANNIE BAYLIS aux envolées symphoniques de VISIONS OF ATLANTIS, en passant par l’énergie débordante de CELKILT, la fraîcheur des GREEN LADS, le punk celtique des RUMJACKS ou encore l’électro-trad de PLANTEC, cette troisième journée promet un véritable tour d’horizon des musiques inspirées par les traditions celtiques. Pour ce troisième jour d’Échos & Merveilles, j’arrive sur le festival à partir du passage d’Annie Baylis. Je ne parlerai donc pas des premiers groupes de la journée.
Annie Baylis
C’est donc avec ANNIE BAYLIS, sur la Scène du Lac, que débute ma journée. Le moment est calme, très doux, presque suspendu. Musicalement, cela ne décolle jamais vraiment, et l’on reste dans une proposition assez linéaire, sans grande montée en puissance. Pour autant, le set reste très agréable. Il y a une délicatesse dans l’ambiance, une forme de simplicité qui fonctionne bien avec le cadre du festival. Ce n’est pas le concert qui vient secouer la journée, mais plutôt une parenthèse tranquille, un instant de respiration.
CelKilt
Pour mettre de l’énergie, CELKILT sait parfaitement faire. Les revoir est toujours un plaisir. Le groupe arrive avec cette générosité scénique qu’on leur connaît : ça saute dans tous les sens, ça déborde d’envie, ça communique avec le public, et ça donne immédiatement envie de sourire. Pour la photographe, c’est du bonheur pur à shooter : du mouvement, des expressions, des élans, des jambes en l’air, bref, tout ce qu’il faut pour remplir une carte mémoire sans s’ennuyer une seule seconde. Pour les oreilles, même combat. CELKILT reste cette machine festive redoutablement efficace, capable de transformer un concert en moment collectif. Cette fois, le groupe est aussi venu avec de nouvelles chansons, ce qui apporte un vrai plaisir supplémentaire. On retrouve leur ADN, mais avec cette petite curiosité en plus qui donne envie de tendre l’oreille.
Luc Arbogast
Changement total d’atmosphère avec LUC ARBOGAST. Je pense que c’est probablement trop expérimental pour moi. LUC ARBOGAST est un phénomène unique, un artiste à part, avec une voix, une présence et un univers qui ne ressemblent à personne d’autre. J’invite vraiment chacun à aller découvrir ce qu’il fait, parce que je comprends parfaitement que l’on puisse adorer. Simplement, de mon côté, je ne suis pas montée à bord. C’est le genre de proposition que je respecte énormément, que je trouve fascinante par certains aspects, mais qui ne me touche pas pleinement en live. Et c’est aussi ça, un festival : croiser des univers qui ne sont pas toujours les nôtres, sans pour autant nier leur art.
Green Lads
Puis arrivent les GREEN LADS, et là, très clairement, c’est un vrai souffle de fraîcheur. On n’est pas dans du métal, on n’est pas dans du rock, mais dans un celtique lumineux, vivant, extrêmement communicatif. Et franchement, j’ai pratiquement tout aimé : les costumes, les danses, l’énergie, les sourires magnétiques, la présence scénique incroyable. Le groupe possède cette capacité assez rare à donner l’impression que tout est simple, naturel, joyeux, alors que derrière, tout est évidemment tenu avec beaucoup de précision. Le public embarque, l’ambiance est belle, et le moment fait un bien fou.
soirée Celtique et pirate
Si les scènes extérieures avaient largement mis les traditions celtiques à l’honneur tout au long de l’après-midi, le Bascala allait leur offrir un écrin plus spectaculaire encore. La programmation de cette troisième soirée affichait une identité particulièrement marquée, naviguant entre folk, metal symphonique, punk celtique et électro-trad. THE CELTIC TRAMPS avaient la lourde tâche d’ouvrir les festivités et de chauffer l’équipage avant l’arrivée de VISIONS OF ATLANTIS, sans doute l’un des groupes les plus attendus du week-end. Derrière eux, THE RUMJACKS devaient apporter leur énergie punk irrésistiblement communicative avant que PLANTEC ne vienne conclure la traversée avec ses sonorités celtiques modernisées.
The Celtic Tramps
THE CELTIC TRAMPS lancent la soirée, le groupe fonctionne très bien. Leur musique installe immédiatement une ambiance de taverne, de mer, de route et de fête. C’est efficace, parfait pour démarrer la soirée en salle. Le public répond présent, l’énergie circule vite, et l’on sent que le Bascala est prêt pour la suite. THE CELTIC TRAMPS ouvrent la soirée avec brio sans chercher à en faire trop, mais avec exactement ce qu’il faut de caractère pour poser le décor.
Visions of Atlantis
Puis arrive VISIONS OF ATLANTIS. Et pour moi, c’est la vraie tête d’affiche du festival. À chaque fois que je les vois en concert, j’ai l’impression qu’ils montent d’un cran. Et cette fois encore, ils réussissent à faire mieux.
Le groupe débarque avec une scénographie magnifique : le navire, les canons, l’univers pirate parfaitement assumé, tout est là pour embarquer le public. Mais ce qui rend le concert aussi fort, ce n’est pas seulement le décor. Ce sont les voix, l’équilibre, l’émotion. Clémentine Delauney et Michele Guaitoli vont tellement bien ensemble que l’alchimie semble évidente. Leurs voix se répondent, se complètent, se portent l’une l’autre avec une fluidité impressionnante.
Et là, je ne vais pas faire semblant d’être objective jusqu’au bout : VISIONS OF ATLANTIS m’a fait sauter, ramer, et pleurer trois fois de joie. Trois fois. Oui. Est-ce que je suis fan ? Très probablement. Quand un groupe arrive à provoquer ce niveau d’émotion, à créer un moment aussi total, aussi généreux, aussi bien tenu, il faut juste accepter la vague. C’est une réussite totale. Un concert immense, autant visuellement que musicalement, et clairement l’un des grands moments de ce troisième jour.
The Rumjacks
Derrière une telle tempête émotionnelle, THE RUMJACKS n’avaient pas forcément la place la plus simple. Le groupe arrive avec son punk celtique à l’énergie ultra communicative, et il faut reconnaître que c’est très efficace. C’est vivant, frontal, généreux, taillé pour faire bouger une salle. J’ai bien aimé leur prestation, vraiment. Mais une partie de moi était encore sur le navire de Visions of Atlantis, quelque part entre deux canons et trois refrains épiques. Malgré ça, THE RUMJACKS reste un très bon groupe punk celtique, avec cette capacité à envoyer directement au public une énergie brute et immédiate.
Plantec
La soirée se termine avec PLANTEC, dans un registre electro celtique très bien exécuté. Le groupe maîtrise clairement son sujet, avec une proposition moderne, dansante, portée par des sonorités traditionnelles et des pulsations électroniques. C’est solide, bien construit, et l’approche fonctionne. De mon côté, étant moins fan de bombarde, j’y ai pris un peu moins de plaisir que sur les autres sets de la soirée. Mais cela reste une vraie proposition de clôture, entre racines celtiques et énergie contemporaine. Une belle manière de refermer cette troisième journée et de quitter le Bascala avec encore quelques mélodies en tête.



























































































































































































































































