Live Report HELLFEST 2026 « Tales From The Pit » – Jour 4 – 21/06/2026 – Clisson

Lucie Sérannes rédactrice, photographe, et Margaux de Metal, rédactrice pour Metal Rock Magazine, étaient sur place pour immortaliser l'édition 2026 !
Three Days Grace
S’il y avait bien un concert que j’attendais particulièrement durant cette édition du Hellfest, c’était celui de Three Days Grace. Après toutes ces années à écouter leurs morceaux, les voir enfin sur scène faisait clairement partie de mes priorités. Et autant le dire tout de suite : je n’ai absolument pas été déçue.
L’une des grandes forces de cette tournée est le retour d’Adam Gontier, le chanteur historique de la formation, annoncé officiellement depuis octobre 2024 après plusieurs années d’absence. Aux côtés de Matt Walst, les deux voix se complètent à merveille et apportent à la fois une vraie fraîcheur et une nostalgie bienvenue. Les voir partager la scène est un pur plaisir, chacun trouvant naturellement sa place sans jamais empiéter sur l’autre.
La setlist est pensée pour satisfaire les fans de la première heure comme ceux qui ont découvert le groupe plus récemment. Les classiques s’enchaînent et sont repris en chœur par un public conquis. Difficile de ne pas chanter sur « Animal I Have Become », « Never Too Late », « I Hate Everything About You » ou encore « Riot », qui déclenchent à chaque fois une énorme réaction dans la fosse. Les morceaux plus récents s’intègrent eux aussi parfaitement à l’ensemble, au point que je me surprends à scander toutes les paroles par cœur !
Les festivaliers répondent présent tout au long du set. Ce qui m’a le plus surprise, c’est de voir des circle pits se former jusque devant la scène voisine, où le public attendait pourtant le concert suivant. C’est la preuve que Three Days Grace réussit toujours à fédérer les foules et à faire revivre cette vague de rock alternatif des années 2000 que beaucoup prennent plaisir à retrouver en live.
Cette prestation a largement répondu à toutes mes attentes. Entre le retour d’Adam Gontier, une setlist remplie de morceaux incontournables, une fosse qui chante quasiment chaque refrain, et un immense plaisir pour les yeux des photographes, Three Days Grace livre un show solide et sincère. Un de ces moments qu’on attend depuis longtemps et dont on ressort avec le sourire !
Par Lucie Sérannes
Architects
Un deuxième concert que j’attendais avec impatience ? C’était bien celui d’Architects. Après les avoir vus à l’Adidas Arena en septembre 2025, j’avais énormément d’attentes. Bien que je sois une « jeune » fan de la formation (puisque je ne les écoute que depuis un peu plus de deux ans), je n’ai encore jamais été déçue par l’une de leurs prestations.
Avant même que le groupe n’entre en scène, le ton est donné. En attendant dans le pit photo, les premières vibrations de la basse résonnent déjà jusqu’à nous, pourtant situés à une centaine de mètres de la scène. Je croise alors le regard d’un collègue photographe : un grand sourire s’affiche instantanément sur nos visages, comme pour se dire sans un mot : « Ouh là… Ça va être très bon. » Et effectivement, la suite ne nous donnera pas tort.
Impossible de ne pas s’arrêter sur la prestation vocale de Sam Carter. À chaque fois que je le vois sur scène, je reste bluffée par sa capacité à passer d’une voix presque angélique sur les passages les plus mélodiques à un scream profond et puissant l’instant d’après, le tout avec une facilité déconcertante. Autour de moi, les réactions sont les mêmes : des regards étonnés et des sourires qui en disent long sur l’impression qu’il laisse. C’est sans aucun doute l’un des frontmen les plus impressionnants à voir en live aujourd’hui.
La setlist alterne parfaitement entre les titres les plus récents et les incontournables de leur discographie. Chaque morceau déclenche une réaction immédiate de la foule : les refrains sont chantés à l’unisson, l’ambiance dans la fosse est terrible et ne retombe jamais malgré l’extrême chaleur de ce dimanche.
En quittant la Mainstage, une chose est certaine : Architects fait partie de ces groupes que l’on a envie de revoir dès que l’occasion se présente. Une nouvelle prestation de haut vol qui confirme pourquoi ils figuraient parmi les shows les plus attendus de cette édition du Hellfest.
Par Lucie Sérannes
Napalm Death
Il fait une chaleur écrasante sous l’Altar lorsque Napalm Death monte sur scène. La tente est pleine, l’air est lourd, mais personne ne semble s’en soucier. Dès « Instinct of Survival », Barney Greenway déboule avec une énergie complètement folle. À croire que le temps n’a aucune prise sur lui. Il ne cesse de courir d’un bout à l’autre des planches, harangue la foule et gesticule sans jamais donner le moindre signe de fatigue.
Dans la fosse, la réponse est immédiate. Les circle pits et les slams s’enchaînent tandis que le groupe déroule un set sans aucune respiration. « Scum », « Continuing War on Stupidity », « Everyday Pox », « I Abstain »… Chaque morceau apporte son lot de chaos et la température continue de grimper.
Entre deux titres, Barney prend le temps de s’adresser au public, fidèle à ses prises de position, avant d’envoyer une reprise de « Nazi Punks Fuck Off » qui fait mouche. Impossible de ne pas scander le refrain avec lui. La ferveur et l’énergie de ce brûlot déchaînent une foule toujours aussi compacte.
Et puis il y a ce moment attendu comme une véritable tradition : « You Suffer ». Une poignée de secondes, une explosion de bruit… et c’est déjà terminé.
Par Margaux De Metal
Mayhem
C’est à Mayhem que revient l’honneur de refermer les portes de la Temple. Véritable institution du black metal norvégien, la formation, dont l’histoire aussi sombre que tragique a façonné le genre, était attendue comme l’un des temps forts de cette édition du Hellfest.
Dans une lumière glaciale, les premières notes de « Realm of Endless Misery » résonnent comme une invocation. Attifé de son traditionnel corpse paint, Attila Csihar habite la scène de sa présence théâtrale, alternant murmures inquiétants, chants rituels et hurlements déchirants. Derrière lui, les musiciens déroulent un black metal froid et implacable, où chaque riff semble taillé dans la pierre.
Le concert alterne morceaux récents, comme « Ancient Skin », « Psywar » ou « To Daimonion », et classiques incontournables. L’atmosphère atteint son paroxysme lorsque retentissent les premières notes de « Freezing Moon », accueillies par les acclamations d’une Temple entièrement acquise à la cause des Norvégiens. « Buried by Time and Dust », « From the Dark Past » ou encore « Deathcrush » rappellent toute l’influence de la bande sur plusieurs générations de musiciens.
Pour conclure cette grand-messe, « Carnage » et surtout « Pure Fucking Armageddon » s’abattent sur le public dans un déluge de violence sonore. Sans artifices inutiles, Mayhem démontre une nouvelle fois pourquoi, plus de quarante ans après sa création, son nom continue d’inspirer autant de fascination que de respect. La Temple s’éteint dans une atmosphère aussi glaciale que mystique, offrant une conclusion parfaite à ces quatre journées de festival.
Par Margaux De Metal
Le rideau tombe sur cette édition 2026, mais au Hellfest, la fin d’un festival marque déjà le début du suivant. Après quatre jours de concerts, de chaleur, de poussière et de moments inoubliables, les festivaliers ont quitté Clisson avec des souvenirs plein la tête… et une annonce qui a déjà relancé l’impatience.
Pour fêter les 20 ans de l’événement, Ben Barbaud a donné rendez-vous à son public du 17 au 20 juin 2027 pour une « Absolute Edition » qui s’annonce hors norme. Dix scènes, 300 groupes et une édition anniversaire pensée en grand : de quoi faire monter la pression avant même la moindre annonce de programmation. Si 2026 restera comme un excellent cru, une chose est sûre : tous les regards sont désormais tournés vers 2027. L’attente ne fait que commencer.









































