Live Report HELLFEST 2026 « Tales From The Pit » – Jour 2 – 19/06/2026 – Clisson

Lucie Sérannes rédactrice, photographe, et Margaux de Metal, rédactrice pour Metal Rock Magazine, étaient sur place pour immortaliser l'édition 2026 !
Return To Dust
Au Hellfest, il y a toujours ces groupes que l’on découvre un peu par hasard. Ceux devant lesquels on s’arrête quelques minutes… avant de finalement rester jusqu’au dernier morceau. Cette année, pour moi, Return to Dust fait clairement partie de ceux-là.
Le quatuor américain propose un rock alternatif aux fortes influences grunge, avec une identité qui lui est propre. Dès les premiers titres, l’ambiance s’installe naturellement. Pas besoin d’en faire des tonnes sur scène : les musiciens restent concentrés sur leurs morceaux, tandis que le duo de chanteurs apporte une vraie profondeur aux compositions.
Au fil du concert, le public se fait de plus en plus nombreux devant la scène. Beaucoup semblent découvrir la formation, mais les réactions parlent d’elles-mêmes : les têtes hochent en rythme, les applaudissements se multiplient et les derniers morceaux sont accueillis avec enthousiasme, à l’image de leur reprise du célèbre « Hey Ya ! » d’Outkast, que la foule s’empresse de reprendre en chœur. Au premier rang, on remarque tout de même des fans de la première heure, chantant les refrains par cœur.
En une trentaine de minutes, Return to Dust réussit à capter l’attention des festivaliers et à laisser une belle impression. Le genre de prestation qui donne envie de rentrer chez soi pour aller écouter le reste de leur discographie. J’ai même surpris plusieurs personnes en train d’ajouter le groupe à leurs favoris sur leur téléphone…
Par Lucie Sérannes
Brothers Of Metal
Dès 13 heures, Brothers of Metal prend possession de la Mainstage et prouve qu’il n’est jamais trop tôt pour faire vibrer le Hellfest. Porté par une énergie communicative, le groupe suédois livre un set de power metal épique, où mélodies héroïques, refrains fédérateurs et influences nordiques s’enchaînent avec une efficacité redoutable.
Face à eux, une fosse déjà bien remplie répond présent. Les festivaliers reprennent les chœurs, lèvent les poings et se laissent rapidement emporter par l’enthousiasme contagieux des musiciens. Sans aucun temps mort, Brothers of Metal enchaîne les morceaux avec une intensité constante et transforme cette prestation en un véritable moment de communion.
Une entrée en matière idéale pour cette journée du Hellfest, qui confirme que le power metal a résolument toute sa place sur les Mainstages.
Par Margaux De Metal
Iron Maiden
Impossible de circuler aux abords de la Mainstage 1 lorsque Iron Maiden s’apprête à entrer en scène. Des milliers de festivaliers se sont massés pour assister à l’un des concerts les plus attendus du Hellfest. Comme le veut la tradition, « Doctor Doctor » d’UFO résonne dans les enceintes avant que les lumières ne s’éteignent définitivement.
Le groupe attaque fort avec « Murders in the Rue Morgue », « Wrathchild » puis « Killers », replongeant immédiatement le public dans ses premières années. Bruce Dickinson court d’un bout à l’autre de la scène, multipliant les changements de costumes, pendant que Steve Harris harangue la foule, basse en bandoulière.
La scénographie est une nouvelle fois à la hauteur de la réputation de la formation. Chaque morceau apporte son décor, jusqu’à l’arrivée du mythique Eddie sur « The Trooper », accueilli par une clameur gigantesque. L’émotion monte encore d’un cran sur « Hallowed Be Thy Name », tandis que « Rime of the Ancient Mariner » captive un public suspendu à chaque note malgré ses treize minutes.
Et puis viennent les hymnes : « The Number of the Beast », « 2 Minutes to Midnight », « Run to the Hills »… Repris par des dizaines de milliers de voix, il est impossible de ne pas chanter, impossible de ne pas sourire.
Iron Maiden vient conclure ce voyage à travers les premières années de sa discographie. Deux heures qui passent à une vitesse folle et qui rappellent pourquoi, cinquante ans après sa création, la bande reste une référence absolue du heavy metal. Peu de groupes sont capables de réunir autant de générations devant une même scène, avec une telle intensité. C’est sans doute aussi ça, la magie du Hellfest.
Par Margaux De Metal
Sabaton
Avec Sabaton, impossible de se tromper : chars d’assaut sur scène, effets pyrotechniques à répétition et refrains repris par des milliers de voix. Les Suédois savent comment soulever une foule, et le public du Hellfest ne se fait pas prier.
Le concert démarre sur les chapeaux de roue avec « Ghost Division », avant d’enchaîner les hymnes de leur discographie. « The Red Baron », « The Last Stand », « Great War » ou encore « Stormtroopers » transforment rapidement la Mainstage en un immense chœur à ciel ouvert. Si la scénographie impressionne, c’est surtout l’énergie du groupe et sa complicité avec le public qui marquent les esprits.
L’émotion prend le dessus sur « Christmas Truce » et « Soldier of Heaven », deux morceaux qui rappellent que derrière les mélodies fédératrices, Sabaton raconte avant tout l’histoire des hommes pris dans les conflits.
Le moment le plus inattendu de la soirée arrive avec « I, Emperor ». Un Napoléon fait son apparition sur scène et entonne quelques paroles de « La Marseillaise », immédiatement reprises par le public français dans une ambiance bon enfant.
La fin du set ne laisse aucun répit. « Primo Victoria », « Swedish Pagans » puis « To Hell and Back » font exploser une dernière fois la Mainstage. Les bras sont levés, les refrains couvrent presque les amplis, et Sabaton quitte la scène sous une ovation largement méritée. Une prestation spectaculaire, fédératrice et parfaitement taillée pour un festival comme le Hellfest.
Ce show était parfait pour échauffer les esprits avant les finishers de cette journée… Ultra Vomit !
Par Margaux De Metal
Ultra Vomit
Il est 00 h 50 quand Ultra Vomit débarque sur la Mainstage 1. À cette heure-là, on pourrait croire que les festivaliers commencent à lever le pied… mais il suffit de jeter un œil devant la scène pour comprendre que ce n’est clairement pas le cas. La foule est toujours aussi dense, et les premiers rangs s’échauffent déjà avant même la première note.
Il faut dire que beaucoup attendaient ce moment. L’an dernier, le groupe avait dû annuler sa venue, mais cette fois, les Nantais sont bien là, visiblement ravis d’être de retour, « super sympas d’être ici » comme le lance le frontman. Fetus arrive justement avec son éternel sourire, enchaîne les vannes et, en quelques minutes, toute la fosse est déjà pliée de rire.
Pour la formation, ce concert marque aussi une étape. Après plusieurs passages sur la Mainstage 2, les voilà enfin sur la grande scène du Hellfest. Et franchement, difficile de dire qu’ils n’y ont pas leur place. Le public répond présent du début à la fin, comme si ce créneau de presque une heure du matin était le plus naturel du monde.
Sur scène, personne ne se prend au sérieux. Fetus multiplie les blagues entre deux morceaux, passe du chant à la guitare avec son chaos habituel et ses imitations, pendant que Le Floch et Matthieu assurent à la guitare et à la basse. Derrière, Manard tient la batterie sans jamais perdre le fil. On sent que les quatre musiciens prennent autant de plaisir que les festivaliers, et c’est clairement ce qui fait la force de la bande : tout paraît spontané.
Sur « Dead Robot Zombie Cop », le show part encore un peu plus en vrille avec l’arrivée d’un gendarme géant zombifié. Dans ce chaos organisé, Léa Bouchart rejoint le groupe pour chanter le morceau en uniforme, esquivant le mort-vivant tout en apportant une voix féminine qui colle parfaitement au délire du titre. Un moment évidemment fidèle à l’esprit complètement barré du quatuor !
Les morceaux les plus connus font l’unanimité. Ça chante, ça saute, ça tourne en circle pit… avant de basculer dans le rire au morceau suivant. Chez Ultra Vomit, humour et metal ne font qu’un, et la recette fonctionne toujours aussi bien !
Le set file à toute vitesse. Personne ne regarde l’heure, et c’est probablement le meilleur indicateur. Malgré la fatigue accumulée depuis le début de la journée, la fosse reste pleine jusqu’au dernier morceau.
Cette première sur la Mainstage 1 avait tout d’un symbole. Après leur absence forcée l’an dernier et plusieurs passages réussis sur la Mainstage 2, Ultra Vomit a enfin eu droit aux honneurs de la grande scène. Au vu de la réaction du public, difficile d’imaginer qu’ils attendront longtemps avant d’y revenir !
Par Lucie Sérannes







































