Live Report BLACK KHAOS ASSAULT Akt 53 – 13/06/2026 – Magasin 4 – Bruxelles

Laurence TRAVERSO Rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, étair sur place pour immortaliser cette soirée !
Filii nigrantium infernalium
Il y a déjà du monde à l’heure où j’arrive devant le mythique MAGAZIN 4 qui a vu passer les grand nom du metal extrême, dans la capitale belge, j’y retrouve l’équipe de Black Khaos Assault qui n’en est pas à son coup d’essai, pour une soirée mémorable Des gens d’une véritable sympathie et une ambiance particulièrement chaleureuse.
Le magasin 4 est littéralement plein à craquer, le public est impatient, pour entendre les profondeurs des abysses du black, jusque dans les décors de stands de merch qui se parent de chandeliers ou encore de crânes.
Les hostilités démarrent à 16h30 avec une petite formation portugaise prometteuse, FILII NIGRANTIUM INFERNALIUM qui ofre un set court mais intense et déjà une énergie folle dans la salle, présageant le meilleur pour la suite. Leur musique est un savant mélange de black traditionnel, avec des touches speed metal, presque heavy. On y retrouve des rythmiques assez mélodiques, des screams qui se cherchent entre heavy et black et surtout – chose que j’apprécie particulièrement chez les groupes et les artistes – ils chantent en portugais, langue peu rependue dans le metal, surtout dans le black.
Caveman cult
Vient ensuite le tour de CAVEMAN CULT, une formation black britannique de haute qualité, qui délivre une prestation extrêmement bien exécutée, avec un set intense, envoûtant et envouté, tout comme ses interprètes qui semblent rentrer dans un état de trans et qui galvanisent la salle par la même occasion.
Il indéniable que la présence scénique est remarquable, et en plus de nous surprendre avec des morceaux de plus en plus violents et compacts, on se serait presque cru en guerre, entre la ceinture à balle en bandoulière du chanteur Eddie Ortiz qui ne nous lâche pas du regard et le camouflage buisson du bassiste H. Bosch. La sauvagerie et la barbarie sont des thèmes récurrents de leurs titres, et ils incarnent à la perfection ce que l’homme à de plus primaire et bestial. Il transparait dans leur prestation une urgence à la survie de l’espèce.
La tension est palpable tout le long du show, le moment est intense, presque suspendu dans le temps, les blast beats résonnent comme des coups de massue, il n’y pas de place pour les mélodies, ni pour la poésie, l n’y a pas de doute : nous sommes en guerre.
Adorior
ADORIOR a littéralement mis le feu à la salle, avec une femme au chant dépassant les abysses, les entrailles et littéralement possédée par le diable, pour nous électriser. Cette formation britannique en activité depuis 1994 a livré un show parfait d’une énergie pure rarement égalée.
Portés par des riffs incisifs et d’une redoutable précision, les musiciens ont tissé une atmosphère sombre et oppressante, où chaque note semblait lacérer le silence. Au chant, Melissa Hastings s’est imposée avec un charisme scénique remarquable, déversant une rage brute et une agressivité saisissante. On note une tension omniprésente couplée d’une interprétation sans concession, entrainant le public dans un tourbillon de violence maîtrisée et incarnant avec conviction toute la noirceur et l’authenticité que le genre peut avoir.
Abysmal Lord
Les petits favoris de l’orga de BLACK KHAOS ASSAULT ! ABYSMAL LORD, venu tout droit des Etats-Unis, n’a aucune difficulté à se faire une place au milieu des groupes européens. Ils ne sont que trois sur scène mais balancent à eux seuls une énergie impressionnante dans une salle déjà abreuvée depuis 3h.
C’est une véritable boucherie scénique que nous livrent les américains, d’une noirceur et d’une lourdeur palpable qui met la salle en ébullition. Nous sommes littéralement captivé par leur charisme, il est impossible de les lâcher du regard.
La jeune formation a exécuté un black d’une brutalité sans pareille. Un groupe à suivre de près.
Les photos ont été prises le 14 juin 2026 à Namur
Sabathan
La nostalgie e envahi la salle au moment de l’entrée sur scène de Lord Sabathan et de ses acolytes. Figure emblématique du black metal belge, Franck Lorent, alias Lord Sabathan, porte aujourd’hui un projet encore confidentiel. On se souvient qu’il officiait au sein d’ENTHRONED, à la basse et au chant, de 1993 à 2006 — une période qui a façonné l’identité du groupe et marqué durablement la scène. Un groupe qui n’est pas sans rappeler le black traditionnel qui fait plaisir aux Gatekeepers du bon vieux temps, MARDUK, DARK FUNERAL et autres GORGOROTH.
Nous descendons dans les profondeurs du plat pays avec des hurlements stridents. Un froid glacial s’empare de la salle avec des mélodies sombres et des tremolos hypnotiques. La force de SABATHAN réside dans la cohésion et le sens de l’atmosphère créée pendant leur set. Le quatuor a offert une prestation sincère, puissante et précise, rendant un véritable hommage à une époque mémorable du genre.
VOMIT MESSIAH
Nous clôturons la soirée avec une jeune formation espagnole VOMIT MESSIAH, en activité depuis 2023, avec 2 demos et une compilation à leur actif.
Le groupe nous livre une prestation plus massive et oppressante que les concerts précédents, avec des riffs écrasants, des rythmiques pesantes et un tantinet groovy. C’est exactement ce qu’il fallait pour amener le public vers le fin de cette soirée des enfers.
Il y en a eu pour tous les goûts : dissonance, lourdeur et intensité ont été au rendez-vous de ce rituel. Une magnifique soirée de black dans la chaleur de l’été dans la capitale Belge.









































