
Forgé autour d’une passion commune pour les moteurs rugissants, les riffs tonitruants et les guitares acérées comme des lames, DEADLY DUST est un groupe de Heavy Hard Rock sans compromis.
Avec deux guitaristes explosifs, un frontman brut et instinctif, un bassiste au groove implacable et un batteur qui frappe comme un moteur prêt à exploser, DEADLY DUST délivre un son féroce, direct et sans concession.
Leur musique rugit comme un V8 lancé à pleine puissance sur un bitume brûlant : un son à haute intensité, taillé pour la scène et conçu pour mettre le feu.
Votre univers tourne beaucoup autour de l’énergie, de la mécanique et de la vitesse. D’où vient cette esthétique ?
Du naturel. Honnêtement, je ne sais pas vraiment d’où ça vient, c’est tout simplement notre façon de fonctionner.
Comment vous êtes-vous rencontrés pour former ce groupe ?
Je connaissais Alex, le guitariste, depuis une dizaine d’années. On avait joué ensemble à l’époque, puis on s’était perdus de vue après un projet de tribute. On s’est finalement retrouvés au hasard de la vie. Je lui ai dit : « Écoute, j’en ai marre de ne pas avoir de musiciens réguliers. » Il m’a répondu : « Bouge pas, je cherche justement un chanteur. » Il m’a ensuite présenté Francky, Bernard et Tony, et le courant est tout de suite passé.
Votre son est très direct. Est-ce une démarche consciente de rester aussi brut et sans artifice ?
Oui, tout à fait. C’est Alex qui a géré toute cette partie : l’ambiance sonore, le mix et la production. Son idée était de garder un son typé années 90 dans le matériel et l’approche – à la Extreme, Skid Row, ou même Guns N’ Roses – tout en y apportant une touche de modernité sur la section rythmique, avec un esprit plus proche de Black Stone Cherry. Il a cherché ce mélange ancien-nouveau sans dénaturer l’ambiance des productions de l’époque. Au niveau du son, on a évité les artifices pour garder un rendu brut, fidèle à ce qu’on fait en répétition. L’album ressemble vraiment à ce qu’on dégage sur scène… et en concert, c’est encore plus sauvage !
Comment se prépare-t-on à un concert au Hellfest quand on sait qu’une partie du public vient avant tout pour découvrir ?
On s’y prépare surtout psychologiquement. Pas forcément physiquement, car notre répertoire, on le maîtrise. Mais tu te poses mille questions : combien de personnes y aura-t-il, comment vont-elles réagir, comment les aborder… Le plus difficile, c’est l’interaction avec le public. S’il n’y a pas d’accroche, ça devient vite compliqué. Mais sans prétention, je ne suis pas inquiet avec nos morceaux. Dans nos shows, j’ai ce rôle de frontman à tenir. Même ailleurs, comme lors de nos dates avec Electric Mary, dès le premier titre, ça hurlait de partout ! Je ne dis pas que ce sera forcément pareil, mais nous avons des morceaux accrocheurs et nous sommes rodés. Si les gens sont réceptifs, il se passera quelque chose, et là, c’est gagné.
Vous êtes quand même réputés pour être d’excellents musiciens.
C’est encore mieux ! Dans ce cas-là, on sera en terrain conquis.
Quel morceau représente le mieux le groupe aujourd’hui ?
Aujourd’hui, ce seraient « Scorpion » et « All Together ». « All Together » est le premier titre sur lequel on a tous vraiment accroché, et c’est d’ailleurs celui pour lequel on a tourné un clip au Zénith. « Scorpion », de son côté, représente vraiment le moment où on s’est tous retrouvés en studio. On l’a composé tous les cinq. Il y avait bien sûr des riffs de départ, mais la véritable composition s’est faite en groupe. Ce sont vraiment deux morceaux fédérateurs qui embarquent le public.
Y a-t-il un artiste qui a complètement changé votre façon de composer ?
Il y a tellement d’influences qu’il est difficile de n’en citer qu’une seule. Pour ma part, quand j’avais 12 ou 14 ans, je me suis retrouvé à l’hôpital pour un sale problème de santé. Mes parents m’ont alors offert un Walkman avec le premier album d’Iron Maiden… Mais c’est quand j’ai écouté Slash que j’ai pris une énorme claque : « Waouh, ce mec est fou, je veux faire la même chose ! » C’est ce qui m’a poussé à faire de la musique. Avec DEADLY DUST, vingt ou trente ans plus tard, c’est un peu un aboutissement. On est là, on a envie de partager cette énergie, et pour l’instant, le public est hyper réceptif. C’est génial !
Quel a été votre plus beau moment sur scène jusqu’à présent ?
Humainement, notre plus belle sensation reste notre rencontre avec le groupe Electric Mary. Ce sont des mecs absolument extraordinaires. Côté scène, il n’y a pas un show en particulier qui se détache, car on prend notre pied à chaque fois. Il y a une telle osmose entre nous qu’on forme une vraie famille. Ça passe par des regards, des sourires… Quand tu as un doute, un sourire d’un des gars efface tout et tu fonces. Tu ne peux pas tricher avec le public ; s’il y a un malaise, il le ressent et ça plombe vite l’ambiance. Mais avec nous, il y a une telle joie de vivre que ça se transmet inévitablement.
J’ai une question un peu atypique : si tu étais un véhicule, ce serait quoi et pourquoi ?
Une Dodge avec un moteur V8 ! Ça colle bien avec l’album : quand tu regardes la pochette, on retrouve totalement ce délire américain. C’est aussi très lié à l’histoire du groupe, car les premières maquettes de DEADLY DUST ont été enregistrées à Los Angeles en 2016 sur le Sunset Strip. On a réutilisé toute cette matière, d’où la présence de la voiture et ce côté très US.
On sait qu’apparemment, être musicien, ça marche aussi avec les filles !
Ça, c’est encore une autre histoire ! (rires)
Où aimeriez-vous voir le groupe dans cinq ans ?
Aux États-Unis et en tournée mondiale ! Ça peut paraître prétentieux, mais c’est notre rêve à tous. On saisira toutes les opportunités pour partir en tournée européenne, et même plus loin. Il n’y a pas de limite : le rock’n’roll, c’est un mode de vie. Si tu t’y mets, tu ne peux pas le faire à moitié. Le plus important, c’est que nous sommes tous les cinq dans cette même dynamique, soutenus par un véritable crew de familles et d’amis prêts à nous accompagner dans cette aventure.
Le mot de la fin : qu’est-ce que vous aimeriez dire aux lecteurs et aux auditeurs de Metal Rock Magazine ?
Écoutez l’album, je pense que vous ne serez pas déçus. Et surtout, venez nous voir sur scène : c’est là que tout se passe !
Merci aux membres de DEADLY DUST qui ont pris le temps de répondre à mes questions !




