
Le monde est malade… Plus aucun rayon de lumière ne réussit à passer ces nuages toujours plus denses. Il ne fait pas bon vivre quand la peste frappe une nouvelle fois le vieux continent. Cette fois-ci, ce n’est pas pour la mer qu’elle s’est frayée un chemin mais à cause des incantations impies des cultistes de MALADIST et de ses adeptes, toujours plus nombreux. Et afin de capturer encore plus d’âmes, MALADIST donne à écouter sa première offrande “The Gate of Parthenon”.
Petit à petit, l’album se dévoile et pose son atmosphère avant que les premières notes de “Servants Below” rugissent et nous transportent dans ce terrible monde. Le son est massif, rendant la menace pestilentielle palpable et d’autant plus terrifiante. Une fois attrapé, aucune échappatoire n’ est possible, nous ne pouvons qu’être le spectateur impuissant des horreurs en cours. Telle la marche du Béhémoth, l’album se fait de plus en plus oppressant et monumental, et nous terrifie de son gigantisme n’ayant que faire de ce qu’il y a sur son chemin. L’enchaînement des trois titres “Sounds of Beyond”, “Conspiracy” et “Preachers of Silence” est particulièrement évocateur et inspiré.
Le type de death/black (massif et bien produit) que MALADIST joue à tendance à très vite m’ennuyer car je trouve que ce mix, relativement propre, aseptise le propos de l’album. Beaucoup de groupes se reposent sur ce côté massif pour combler un certain manque d’inspiration ou répéter jusqu’à l’overdose le même genre de riff pour “créer une ambiance”…. Pour le coup, je suis plus client d’un death/black plus écorché et bestial comme BLACK CURSE, INFERNAL COIL ou le grand ARCHGOAT. Mais, MALADIST a compris cela et son travail de composition est à saluer ! Conjugué à un subtil travail d’immersion avec quelques chœurs disséminés ça et là, chaque titre nous plonge dans une tourmente maladive et diablement efficace. MALADIST nous tient en haleine tout du long sans que nous nous ennuyions. Des morceaux comme “Alchemy of Calamity” ou encore “Holy Plague” sont de véritables brûlots aussi martiaux qu’incisifs. De plus, l’ambiance qui se dégage de l’ensemble est une vraie belle réussite, le danger rôde partout autour de nous.
Bon comme vous pouvez le lire, je trouve que l’album est vraiment bon mais je ne peux pas m’empêcher de trouver l’album un peu “timide” par moment. Attention, ça riff comme il se doit et l’album est très plaisant à l’écoute mais j’ai l’impression que le groupe se retient quelque peu et n’a pas lâcher tout ce qu’il avait. MALADIST a un très beau potentiel qui, pour moi, n’est pas totalement exploité dans ce premier album, le rendant pas aussi impactant et malicieux qu’on puisse l’espérer avec une thématique et des visuels pareils. Cela est juste une impression très personnelle mais par soucis d’honnêteté, je me devais de le mentionner.
Mis à part ce petit reproche, qui n’en est pas vraiment un, pour une première sortie, MALADIST nous donne à écouter un chouette album de death/black massif et pestilentiel. Pour une première offrande, la barre est sacrément haute et démontre une nouvelle fois, la vitalité de la scène française !

Artiste : MALADIST
Album : The Gate of Parthenon
Date de sortie : 03 Juin 2026
Label : Indépendant




