Live Report BEAUJO’FEST – Jour 2 – 15/11/2025 – La Pirogue – Saint-Georges-de-Reneins
Yann, rédacteur et photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser le festival !
Le deuxième jour, fini le rodage : là, on veut la bagarre, la vraie. Et elle arrivera, sous toutes ses formes.
TARLD – Adieu à des rois
Premier concert… et concert d’adieu de TARLD – THE AMSTERDAM RED LIGHT DISTRICT.
La salle est pleine d’émotion, et les mecs montent sur scène comme des KINGS.
Musicalement, c’est carré, rageux, précis. Le chanteur ? Un électron libre. Il court partout, saute les crash barrières, descend dans le public, hurle au milieu du pit.
Le public leur rend tout : énergie, sueur, respect.
Une page se tourne, mais quelle page.
Merci TARLD.
Inverno – Le blizzard italien frappe fort
Les Italiens d’INVERNO apportent un des sets les plus maîtrisés du week-end.
Un metal à la fois brutal et atmosphérique, qui alterne passages groovy, murs de blast et envolées mélancoliques façon montagnes enneigées.
C’est propre, c’est juste, c’est superbement mixé.
Mention spéciale au chanteur : impossible de ne pas saluer la précision des lignes vocales.
Un set immersif, maîtrisé de bout en bout.
Loco Muerte – Le chaos festif
Et là…
On ouvre les portes de Tijuana dans le 91.
Si jamais tu n’as pas vu LOCO MUERTE, prépare-toi : ce n’est pas un concert, c’est un art martial.
Hardcore à l’ancienne, énergie furieuse, humour ravageur.
Le pit ? Un carnaval de violence joyeuse.
Des crocodiles gonflables qui slam.
Des gens qui slamment sur les crocodiles.
Une bagarre festive, incomparable, inimitable.
LOCO MUERTE, c’est l’essence même du Beaujo’Fest.
Passer après LOCO MUERTE ? Bonne chance.
Le public respire encore, mais SOLITARIS réussit à capter l’attention avec un metal noir, lourd, hypnotique.
La scénographie est magnifique, immersive, parfaitement adaptée.
C’est une plongée dans l’obscurité bienvenue, une respiration intense dans la folie ambiante.
Respect.
Pour finir ?
BENIGHTED, évidemment.
Les patrons du brutal death français viennent réveiller les dernières forces du public… qui, miracle, en a encore.
C’est brutal, animal, monstrueusement efficace.
Les riffs s’enchaînent comme des uppercuts, le pit reste vivant, les slams continuent, et la salle rugit jusqu’au bout.
BENIGHTED clôture l’Acte III avec toute la violence, la précision et la passion qu’on leur connaît.
Un final parfait.
CONCLUSION — Le Beaujo’Fest : un petit festival… avec de très grandes ambitions
Cette édition marque une réelle montée en puissance : plus de contenu, plus de folie, plus de personnalité.
Le Beaujo’Fest a son identité, forte, unique, sincère.
Et clairement, la formule fonctionne.
Ambiance familiale, orga impeccable, prog éclectique mais cohérente, humanité à tous les étages.
Pour ma part ?
Conquis.
Je reviendrai. Encore. Et encore.
Bravo à toute l’équipe. Continuez comme ça.
Le Beaujolais a trouvé son festival metal.
Et il est magnifique.
