Live Report PERTURBATOR + KAELAN MIKLA + GOST – 06/12/2025 – Bataclan – Paris
ANNE-LAURE AMAYON photographe et rédacrice pour Metal Rock Magazine était sur place pour immortaliser cette soirée !
GOST
GOST débarque, masqué, charismatique. Le ton est marqué : une fusion de darksynth, d’EBM et de metal industriel secoue la salle comme un souffle infernal.
Les kicks martèlent, les basslines tournent comme des turbines à plasma. Quelques pogos éclatent spontanément, l’énergie monte en flèche :
GOST aligne les titres les plus agressifs de son catalogue. Le public est conquis ; certains semblent littéralement exorcisés.
KAELAN MIKLA
Les Islandaises de KAELAN MIKLA sont en 2e partie de cette soirée. J’ai eu l’opportunité de les découvrir en live l’année dernière en première partie de CHELSEA WOLF. Je me rappelle de cette atmosphère captivante, un peu fantomatique, qu’elles avaient su imposer grâce à leur cold-wave, dure et texturée s’appuyant sur une basse tranchante, et cette voix qui oscille entre murmure runique et cri ultra-aigu.
Cette année pourtant, je n’aurais pas été aussi saisie. Rien qui ne soit de l’ordre du talent (car du talent, elles en ont), par contre j’ai eu un peu de mal à comprendre leur présence dans ce type de production ultra electro. Leur emplacement en 2e partie aura un peu endormi l’atmosphère qui avait été créée par GOST juste avant. Aurait-il mieux valu qu’elles jouent en premier ?
PERTURBATOR
Enfin, le moment tant attendu : James Kent, alias PERTURBATOR, fait son entrée sur scène, accompagné de son batteur de session de longue date. Le Bataclan est une salle que j’affectionne particulièrement, pour sa disposition, son atmosphère, aussi bien en tant que spectatrice que photographe, et cela a donné une dimension un peu plus spéciale à ce concert.
Ces 2 concerts parisiens étaient la conclusion d’une série qui visait à promouvoir son dernier album, THE AGE OF AQUARIUS, sorti en octobre dernier. La soirée était donc ponctuée de titres tout récents comme « Apocalypse Now » ou « The Art of War », « The Glass Staircase », mais il n’a pas manqué de jouer ses grands classiques pour le plaisir de tous comme « Corrupted by Design », « Futur Club » ou « Humans are Such Easy Prey ».
Ce fut ma 5e occasion de le voir en live (la 4e étant la veille au soir) et je suis toujours aussi admirative de ce que PERTURBATOR est capable de délivrer sur scène. Avec les années, il n’est plus seulement l’une des figures de la synthwave, mais est devenu un pilier d’une scène hybride où l’indus, la techno, la darkwave et la cinématographie se rencontrent.
