Live Report KATATONIA + EVERGREY + KLOGR – 10/12/2025 – Le Trabendo – Paris
ANNE-LAURE AMAYON photographe et rédacrice pour Metal Rock Magazine était sur place pour immortaliser cette soirée !
KLOGR
La soirée débute avec KLOGR. Leur metal moderne, frontal et tendu, installe rapidement une énergie palpable dans la salle. Les riffs sont incisifs, le rythme soutenu, et le groupe parvient sans difficulté à capter l’attention d’un public déjà nombreux. Sans chercher la complexité excessive, KLOGR mise sur l’efficacité et la puissance, posant une première pierre solide à l’édifice de la soirée.
EVERGREY
Vient ensuite EVERGREY, dont l’approche plus progressive apporte une profondeur supplémentaire. Les morceaux, riches en variations et en contrastes, déploient une intensité émotionnelle qui trouve un écho immédiat auprès du public. Entre passages lourds et mélodies plus aériennes, EVERGREY réussit à créer un pont naturel entre l’énergie directe de KLOGR et l’univers plus mélodique et introspectif de KATATONIA.
KATATONIA
Lorsque KATATONIA entre en scène, l’atmosphère change subtilement. Dès les premiers accords, le groupe impose son tempo, lent, maîtrisé. Jonas Renkse impose sa présence vocale avec retenue et justesse, naviguant entre fragilité et puissance contenue.
La scénographie reste volontairement sobre, laissant la musique occuper toute la place. Jeux d’ombres, éclairages discrets et atmosphère feutrée contribuent à ce sentiment d’intimité partagée, où chaque spectateur semble vivre le concert de manière presque introspective.
Le set puise dans différentes périodes de la carrière du groupe, mêlant compositions récentes et titres plus anciens, tous interprétés avec une précision irréprochable. Les guitares construisent des paysages sonores massifs, parfois écrasants, tandis que la section rythmique maintient une pression constante, presque hypnotique.
Dans l’intimité du Trabendo, KATATONIA a livré un concert cohérent, sombre et maîtrisé, parfaitement mis en valeur par deux premières parties complémentaires. Une soirée sans excès, mais riche en émotions, qui confirme une fois de plus la capacité du groupe à transformer la mélancolie en expérience collective.
