Live Report ELECTRIC CALLBOY + BURY TOMORROW + WARGASM – 20/01/2026 – LDLC Arena – Décines-Charpieu
tiffany deborde, photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
WARGASM
La soirée tant attendue est enfin là !!! Après un changement de salle, passant du Radiant Bellevue à la LDLC Arena, les fans sont bouillants et prêts à en découdre. Malgré le froid glacial de janvier, la température monte déjà dans la salle.
Une chose est sûre : 2026 ne fait que commencer, et l’ambiance est d’ores et déjà électrique.
Pour lancer les festivités, place au groupe britannique WARGASM. Tout droit venu de Londres, le groupe allie des sonorités électro au punk des années 90, en passant par des riffs métalliques survoltés. Une musique brute et saturée, portée par des paroles percutantes qui jouent sur la provocation, abordant frontalement des thèmes comme la jeunesse londonienne, son malaise social et la politique.
Sur scène, le chanteur Sam Matlock est incontrôlable. Il n’hésite pas à se jeter dans la foule ni à encourager les slams, ce qui intensifie l’ambiance et crée un véritable moment de proximité avec le public.
La frontière entre punk et metal n’a jamais été aussi mince. Avec brio, WARGASM prouve qu’un chaos savamment maîtrisé et une énergie explosive suffisent à marquer les esprits : impossible d’en ressortir indifférent.
BURY TOMORROW
Un signal strident et un discours, façon annonce purge, retentissent dans la salle. Le public retient son souffle, figé, attendant la sentence. La sirène gronde et l’annonce précise que tous les moshpits, Wall of Death compris, sont désormais autorisés.
BURY TOMORROW, légende du metalcore mélodique britannique formé en 2006, déboule sur scène sous un déluge de lumière rouge et de fumée épaisse. Ils sont connus pour leur style puissant, mêlant riffs agressifs, breakdowns intenses et refrains mélodiques, porté par deux voix complémentaires : les growls du chanteur principal et les lignes claires, plus mélodiques, du deuxième vocaliste.
Des riffs acérés, une ambiance chargée et des vagues de slameurs déferlant dans la foule : pas de doute, le public est déchaîné, et le groupe montre à quel point le genre metalcore fédère par son énergie et sa puissance.
Avant la fin du set, Daniel “Dani” Winter-Bates, chanteur du groupe, prononce un discours sincère et poignant. Il parle des épreuves du monde actuel, de l’importance de créer des espaces sûrs et inclusifs, et rappelle, avec une gravité poétique, que nous retournons tous à la poussière. Mais c’est un message d’espoir, vibrant, qui clôt ce deuxième set avec force et émotion.
ELECTRIC CALLBOY
NOM DE ZEUS MARTY, mais… as-tu VU le style de ces gens ?!? Jogging fluo, lunettes de soleil en pleine nuit, moustaches douteuses : en quelle année avons-nous été projetés ? Pas de panique, Doc’ ! Enfile ta plus belle tenue de gym rétro, règle le convecteur temporel sur 2026 et cap sur le Pit pour une fin de soirée qui promet d’être absolument incontrôlable avec ELECTRIC CALLBOY.
ELECTRIC CALLBOY, c’est ce qui se passe quand le metal, l’électro, la techno et un sens de l’humour totalement décalé décident de cohabiter. Le résultat ? Des shows chaotiques, ultra fun et complètement déjantés. Riffs qui cognent, synthés qui te font bouger malgré toi et une interaction constante avec le public : impossible d’en ressortir indemne.
Le groupe ne perd pas une seconde et met littéralement le feu à la scène dès les premières notes de « Tanzneid », véritable succès devenu l’un des titres phares de leur tournée mondiale. Pyrotechnie à gogo, fumée épaisse, lumières aveuglantes : le décor est planté, la foule est en ébullition et le set s’annonce aussi violent qu’euphorisant. S’enchaînent alors les incontournables « Tekkno Train », « Hypa Hypa », « MC Thunder » et bien sûr l’indétrônable « Pump It », transformant la fosse en gigantesque salle de cardio collectif.
Une chaussure perdue pendant la bataille ? Aucune importance. Ici, même le chaos est organisé. Kevin et Nico interrompent le carnage pour mener une mission de la plus haute importance : retrouver l’escarpin égaré de notre Cendrillon du pit. Preuve ultime que chez ELECTRIC CALLBOY, personne n’est laissé derrière (pas même une chaussure).
Contre toute attente, le temps semble ensuite se figer. Une partie du groupe se fraie un chemin au cœur de la foule pour interpréter « Fuckboi » et « Everytime We Touch » en version acoustique. Des centaines de personnes assises dans la fosse, téléphones levés, lumières scintillant dans la salle… un moment suspendu, presque irréel, juste avant que la folie ne reprenne de plus belle.
Le rappel finit d’achever les dernières forces restantes avec « RATATATA », « Spaceman » et « We Got the Moves ». Plus personne ne réfléchit, tout le monde danse, saute, chante à pleins poumons.
Visuellement, le spectacle est époustouflant : néons criards, pyrotechnie à outrance, fumée, canons à confettis et tenues toujours plus improbables et loufoques. Rien n’est laissé au hasard dans ce joyeux bazar parfaitement maîtrisé. Une ambiance fun, inclusive et survoltée qui ne retombe jamais. L’énergie débordante du groupe, combinée à un public totalement débridé, transforme cette soirée en un moment mémorable, à vivre et à revivre… et probablement à raconter de manière confuse le lendemain.
