Live Report EPICA + AMARANTHE + CHARLOTTE WESSELS – 03/02/2026 – Bikini – Toulouse

amélie MARI, photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
CHARLOTTE WESSELS
Arrivée trop tard pour assister à l’intégralité du set de CHARLOTTE WESSELS, je n’en ai attrapé que quelques fragments. Mais parfois, il suffit de peu. Quelques titres seulement, et déjà absorbée par la qualité du set.
En solo, l’ancienne voix emblématique de Delain se présente sous un jour plus intime, plus fragile aussi, mais jamais effacée. Sa voix reste immédiatement reconnaissable, chaude, maîtrisée, habitée. Les morceaux entendus — notamment « Soft revolution » et « The exorcisme » — installent une atmosphère à la fois sombre et lumineuse, oscillant entre introspection et envolées émotionnelles.
La scène du Bikini, pourtant vaste, ne semble jamais trop grande pour elle. CHARLOTTE occupe l’espace avec sobriété, sans artifices inutiles, laissant la musique parler. Résultat : une frustration assumée de ne pas avoir vu l’ensemble du concert… et une décision immédiate, aller au stand de merch acheter l’album. Mission accomplie.
AMARANTHE
Changement radical d’ambiance avec AMARANTHE. Dès leur arrivée sur scène, le Bikini se transforme en terrain de jeu électrique. Le trio vocal fonctionne à plein régime, alternant puissance, mélodie et efficacité redoutable.
La setlist est pensée pour maintenir une tension constante, sans temps mort :
« Fearless », « Viral », « Digital World », « Damnation Flame », « Maximize », « Strong », « PvP », « Crystalline », « Boom!1″, « The Catalyst », « Re-Vision »…
Chaque titre enchaîne refrains fédérateurs et rythmiques imparables.
Mais ce qui frappe particulièrement, c’est la scénographie. Jeux de lumières millimétrés, couleurs saturées, effets visuels parfaitement synchronisés : AMARANTHE livre un show aussi visuel que musical. On est clairement sur un groupe qui pense la scène comme une expérience globale, et ça fonctionne à merveille.
EPICA
Puis vient le moment tant attendu. Les lumières s’éteignent, l’introduction « Apparition » retentit, et EPICA prend possession du Bikini avec une assurance presque cérémoniale.
La setlist est très majoritairement axée sur les deux derniers albums du groupe — notamment « Aspiral » — avec « Cross the Divide », « Eye of the Storm », « Unleashed », « Tides of Time » ou encore « The Grand Saga of Existence ».
Un choix assumé, cohérent avec l’identité actuelle du groupe.
Je reste personnellement plus attachée aux premiers albums d’EPICA. Et pourtant sur scène, tout est irréprochable. Le groupe est d’une précision chirurgicale. Le son est massif mais parfaitement lisible. Les arrangements symphoniques prennent toute leur ampleur.
Et surtout, la connexion avec le public est totale. EPICA ne joue pas pour le public, mais avec lui. Chaque refrain est repris, chaque pause est habitée, chaque regard échangé compte.
Simone Simons impressionne à tous les niveaux. Vocalement irréprochable, scéniquement charismatique, elle réalise en plus un petit exploit logistique : quatre changements de tenue au cours du concert, sans jamais casser le rythme du show. Aucun temps mort, aucune rupture d’énergie. Du grand art.
Le moment fort de la soirée reste sans conteste le duo avec CHARLOTTE WESSELS sur « Sirens – Of Blood and Water ». Un instant suspendu, presque magique, où deux univers se rencontrent avec une fluidité déconcertante. Un vrai moment d’émotion, salué comme il se doit par le public.
La fin du concert, portée par « Cry for the Moon », « Fight to Survive » et « The Last Crusade », vient sceller une performance impériale, maîtrisée de bout en bout.
































































































