
La tournée culte du pagan, folk et viking metal revient avec un line-up légendaire : KORPIKLAANI, référence absolue du folk metal, FINNTROLL, pionniers du mélange entre black metal et influences folkloriques, HEIDEVOLK, figure du viking/pagan metal néerlandais, TROLLFEST, connu pour son folk metal festif et déchaîné, ainsi que THE DREAD CREW OF ODDWOOD, avec leur style atypique surnommé « heavy mahogany ». J’ai pu assister à la clôture de leur tournée française et européenne, le 08/02/26 à L’Étage de Rennes.
The Dread Crew of Oddwood
Chargé d’ouvrir la soirée, THE DREAD CREW OF ODDWOOD relève le défi avec brio. Malgré une salle encore partiellement remplie, le groupe américain impose rapidement son univers « Heavy Mahogany » et capte l’attention dès les premières notes. Sans artillerie lourde ni saturation massive, leur set repose sur des instruments acoustiques, leur énergie communicative et une interaction constante avec le public. Blagues, échanges directs et refrains fédérateurs transforment rapidement la fosse en une ambiance de taverne festive, où l’on chante et bouge sans retenue. THE DREAD CREW OF ODDWOOD ne cherche pas à impressionner techniquement, mais à créer du lien. En fin de set, la salle est déjà soudée, réchauffée, et prête pour la suite de la soirée. Une ouverture réussie, intelligente et résolument fun.
Trollfest
Changement de scène… TROLLFEST annonce la couleur. Elle est rose ! Les musiciens en tutus roses et chapeaux en tête de flamant rose envahissent la scène, et la salle explose immédiatement. On est plongé d’emblée dans un chaos festif où le métal rencontre le folklore et la dérision sans tomber dans l’absurde. Tout s’enchaîne sans temps mort. Les riffs fusent, les rythmes s’emballent. On chante, on danse, on se lance dans des pogos aussi joyeux qu’imprévisibles. L’humour omniprésent, l’énergie débordante et l’interaction constante. La fosse se transforme en une immense fête collective, presque tribale. Le groupe est rejoint par certains de toutes les formations à suivre et la scène devient un joyeux bazar. À la fin, la salle est en sueur et euphorique. Ce sentiment rare d’avoir vécu un moment de folie partagée. TROLLFEST, ce n’est pas juste un concert : c’est une explosion de fun, de métal et de bonne humeur, dont on ressort le sourire collé au visage.
Heidevolk
Après la folie de TROLLFEST, on revient dans le sombre. HEIDEVOLK impose une ambiance solennelle et épique. Sans artifices ni effets tape-à-l’œil, le groupe néerlandais s’appuie sur une présence scénique forte, des riffs lourds et ses chants à deux voix, martiaux et fédérateurs. Même chantés en néerlandais, les refrains sont repris en chœur par le public, porté par une énergie presque rituelle. Les morceaux emblématiques transforment la salle en une célébration tribale, entre headbangs lents et mouvements de foule maîtrisés. Moins fun, mais plus profond, HEIDEVOLK livre un set organique et puissant, laissant l’impression d’avoir participé à une communion collective autour du folk metal le plus authentique.
Finntroll
Avec FINNTROLL, la soirée bascule dans une intensité plus sombre et brutale. Dès les premières notes, la fosse s’embrase : circle pits, pogos et mouvements de foule s’enchaînent sans répit. La force du groupe réside dans ce contraste permanent entre violence sonore et énergie presque joyeuse. Les voix râpeuses, les changements de rythme et les refrains folk transforment la salle en une communion chaotique, où l’on chante sans comprendre les mots, simplement porté par l’élan collectif. Exigeant, brutal mais terriblement entraînant, FINNTROLL livre un set intense et mémorable, laissant le public épuisé, euphorique et pleinement immergé dans son univers sombre et mythique.
Korpiklaani
Transformation scénique plus imposante que les groupes précédents, la tête d’affiche se prépare à entrer en scène : KORPIKLAANI. Le public est bouillant. Lorsque le groupe arrive sur scène, on peut se rendre compte que quelque chose ne va pas. Les problèmes techniques sont là. Le son est déséquilibré, le micro ne fonctionne pas et les lumières mettent moins en valeur les musiciens. Mais KORPIKLAANI réussit à transformer la salle en une immense taverne finlandaise en peu de temps. Violon, accordéon et guitares se répondent tandis que le frontman entraîne le public dans des chants collectifs, des danses en cercle et des mini-pogos festifs. La salle s’était désemplie mais il semblait que seuls les vrais fans de KORPIKLAANI restaient, ce qui donnait une ambiance plus concentrée et fidèle. La fin de cette soirée s’est donc terminée par une célébration metal-folk totale, où la joie collective et l’énergie des fans les plus dévoués étaient au cœur de l’expérience.
Pour conclure, le Heidenfest 2026 était une célébration du folk et du viking metal, où chaque groupe a transformé la soirée en expérience unique. En passant de la fête déjantée au rituel épique, de la sauvagerie brute à la communion joyeuse. Le Heidenfest est, d’un point de vue personnel, une expérience collective unique, entre rires, pogos et chants en chœur, qui resteront gravés certainement dans les mémoires. Petit coup de cœur pour TROLLFEST, qui a été la bête rose déjantée de la soirée !







































































































