Live Report LAST TRAIN + SONS – 12/02/2026 – La Cartonnerie – Reims

Lucie Sérannes, rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, était présente pour immortaliser cette soirée !
SONS
Pour chauffer la salle, on a eu droit à SONS. Si vous pensiez commencer sagement avec une petite flûte de champagne (Reims oblige), c’était raté d’avance. Le quatuor a débarqué avec un garage-punk psychédélique qui ressemble à une machine à baffes. Ils viennent de Belgique et ils ne font pas dans la dentelle.
Leur style ? Un rock de garage qui va à 200 à l’heure. Dès les premiers morceaux, le batteur frappe tellement fort qu’on se demande si les cymbales vont tenir le choc. C’est bruyant, c’est fou, et ça donne immédiatement envie de secouer la tête. C’était la dose d’adrénaline parfaite pour nous sortir de la grisaille hivernale avant d’attaquer les choses sérieuses. Mention spéciale au bassiste qui semblait possédé par une entité électrique pendant tout le set !
LAST TRAIN
Après cette entrée en matière bien nerveuse, place aux patrons : LAST TRAIN. Ce qui est vraiment sympa quand on discute dans la file d’attente ou au bar, c’est de voir la diversité du public ce soir.
Certains les avaient déjà croisés de loin au Hellfest en 2025, sans forcément avoir pris le temps de pousser la découverte plus loin. D’autres étaient simplement là pour accompagner un ami ou par pure curiosité, sans trop savoir à quoi s’attendre.
Eh bien, autant vous dire que personne n’a été déçu. Dès que les premières notes résonnent, le groupe installe une ambiance très particulière, un peu sombre et mystérieuse. Jean-Noël, le chanteur, a un charisme fou. Il n’a pas besoin de parler beaucoup : sa musique parle pour lui. Le son est énorme, très riche, et on sent que chaque musicien est à 100% dans son instrument.
Plus le concert avance, plus la température monte dans La Cartonnerie. Les morceaux s’enchaînent et on sent une vraie montée en puissance. Ce qui est génial avec LAST TRAIN, c’est cette capacité à passer de moments très calmes, presque planants, à des explosions de guitares qui vous font vibrer tout le corps. On a assisté à une vraie communion avec le public lors du medley final. Dans un élan de générosité pure, le leader a fendu la foule pour descendre directement dans l’arène, guitare en bandoulière. Après quelques minutes à jouer au milieu de nous, il a fini par s’offrir un slam mémorable, porté à bout de bras par une mer de mains levées tout en continuant de plaquer ses accords. Voir un musicien flotter sur son public sans jamais lâcher son riff, c’était une vraie leçon de rock’n’roll et un pur moment de grâce.
Le public, même ceux qui étaient venus « pour voir », finit par se laisser totalement emporter. On voit des sourires partout, les gens ferment les yeux pour savourer les solos ou se rentrent dedans gentiment quand le rythme s’accélère. C’est rare de voir une telle unanimité : les fans du début et les nouveaux venus communient dans le même vacarme mélodique. Les jeux de lumières, simples mais hyper tranchants, finissent de nous plonger dans leur univers.
En résumé : Une claque monumentale. On est ressortis de La Cartonnerie avec les jambes un peu lourdes mais le cœur léger. LAST TRAIN a réussi son pari : transformer une soirée de février en un moment de pure énergie.
Ceux qui ne s’attendaient à rien sont repartis avec un nouveau groupe préféré et probablement un t-shirt acheté au stand à la sortie. Si vous avez l’occasion de les croiser sur la route, ne vous posez pas de questions : foncez. C’est du rock sincère, massif et terriblement efficace.




































