Live Report HALLAS et EARTH TONGUE – 13/03/2026 – La Machine du Moulin Rouge – Paris

R.A., photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
Ce soir, rendez-vous à La Machine du Moulin Rouge pour une double affiche rock, un événement signé Garmonbozia.
EARTH TONGUE
Ce duo néo-zélandais nous surprend par un son très épuré, livrant un doom simple mais redoutablement efficace, teinté de connotations occult rock. La voix est maîtrisée et installe d’emblée une atmosphère délicieusement witchy. Malgré une formation minimaliste (juste une batterie et une guitare), le son réussit néanmoins à remplir tout l’espace.
Cependant, les compositions manquent d’un peu de variation. Ayant vu leurs clips sur YouTube, je trouvais que l’aspect visuel enrichissait vraiment l’expérience ; leur prestation live gagnerait donc à être accompagnée de projections. Cela reste tout de même une belle découverte, et juste ce qu’il fallait pour chauffer la salle !
HÄLLAS
Le dernier passage des Suédois de Hällas à Paris remontait à 2022 pour la promotion de leur album Conundrum. Je les avais vus au Motocultor en 2023, et ce fut l’un des meilleurs concerts de ma vie, d’autant plus avec l’enchaînement de Kadavar juste après. Le groupe avait alors été très impressionné et surpris par l’accueil particulièrement chaleureux du public.
Cette fois-ci, les sonorités prog rock largement inspirées des années 70 ont pris le pas sur leur habituel adventure rock. Leur quatrième album, Panorama, sorti le 30 janvier dernier, contient cinq morceaux, dont le premier est un monstre de 21 minutes digne de Yes.
Le quintet s’est fait un peu désirer avant de monter sur scène, ouvrant le set avec cette fameuse épopée, Above the Continuum. Le décor, tout en élégance et en simplicité, se composait d’un pilier central couvert de miroirs — rappelant un peu 2001 : L’Odyssée de l’espace —, de deux mégalithes de chaque côté, d’un cristal suspendu et d’un backdrop évoquant les pochettes de Yes. Le tout était sublimé par des projections visuelles réalisées par l’artiste norvégienne Linda K. Roed (@linda_k_roed).
Dès que la formation a entamé des titres plus connus, le public est devenu nettement plus réceptif. L’atmosphère a instantanément changé, laissant place à plus d’interactions avec les spectateurs et à une aisance scénique évidente. Bien sûr, l’incontournable Star Rider ne pouvait pas manquer à l’appel, et toute La Machine a repris Carry On en chœur. Un concert généreux de plus d’une heure et vingt minutes, pour le plus grand bonheur des fans présents !
En tout, une super soirée doom et rock progressif, une excellente prestation de la part de Hällas et on attend avec impatience leur retour.















































