Live Report TESTAMENT + HELLRIPPER – 08/07/2026 – Le Bikini – Toulouse

Fanny, photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
En pleine vague de canicule, le Bikini accueillait, mardi dernier, TESTAMENT et HELLRIPPER pour une soirée placée sous le signe du thrash metal. Malgré une affiche prestigieuse, la salle n’a pas fait le plein, la chaleur étouffante ayant probablement découragé une partie du public. Les plus fidèles amateurs du genre ont tout de même bravé les températures extrêmes, bien décidés à profiter d’une belle soirée.
HELLRIPPER
Contraint à un set réduit d’une trentaine de minutes, HELLRIPPER, venu défendre entre autres son dernier album « Coronach », n’a pas perdu de temps pour lancer les hostilités. Le trio écossais enchaîne les morceaux à un rythme effréné, fidèle à son mélange explosif de black, speed et trash metal.
Le début du concert souffre toutefois d’un son perfectible. Les guitares peinent à trouver leur place dans le mix et manquent de présence, ce qui atténue quelque peu l’impact des premiers morceaux. Heureusement, les réglages s’améliorent progressivement et l’ambiance, tout comme la température de la salle, grimpe encore de quelques degrés. Malgré ce léger bémol, les jeunes musiciens compensent largement par leur énergie débordante. Leur enthousiasme est communicatif et ils parviennent rapidement à mettre le feu à la fosse, où les premiers headbangs et pogos font leur apparition malgré la chaleur écrasante. Le pit est désormais parfaitement échauffé.
Ravie d’avoir revu cette formation que j’avais pu découvrir au Brutal Assault l’année dernière, que l’on ne voit pas si souvent en France et qui m’avait déjà convaincue. Une musique efficace à 200 % en live et des musiciens survoltés : le top pour bien démarrer la soirée.
Un changement de plateau rapide est ensuite opéré, le temps d’installer un immense rideau frappé du logo de TESTAMENT en bord de scène, histoire de préserver le mystère autour du décor final. Pour ma treizième fois devant TESTAMENT, la curiosité est toujours intacte.
Lorsque le rideau tombe sur les premières notes de l’introduction, le nouveau décor se dévoile enfin. Dominant la scène, un gigantesque squelette gonflable se dresse en fond, imposant et inquiétant, comme une incarnation des thèmes sombres chers au groupe. Les jeux de lumières, alternant des teintes rouge sang, orange incandescent et bleu glacial, enveloppent la scène d’une ambiance apocalyptique en parfaite adéquation avec l’esthétique visuelle de leur dernière production. Sans tomber dans la surenchère, cette mise en scène accompagne efficacement la prestation et lui confère une véritable dimension théâtrale.
Le set démarre très fort avec, notamment, les deux incontournables « Into the Pit » et « Practice What You Preach ». Des classiques qui plongent immédiatement la salle dans l’ambiance : la foule s’anime, les refrains résonnent et les premiers rangs répondent à chaque sollicitation de Chuck Billy.
Le groupe livre une prestation d’une maîtrise impressionnante et démontre une nouvelle fois pourquoi il reste l’une des références absolues du trash metal. La setlist fait la part belle aux classiques tout en intégrant des morceaux du dernier album « Para Bellum », offrant un excellent équilibre qui ravit les fans. Les hymnes s’enchaînent sans temps mort et maintiennent une intensité constante tout au long du concert.
Chuck Billy impressionne toujours autant. Sa voix demeure puissante et précise, capable de passer avec aisance des passages les plus mélodiques aux attaques les plus agressives. À ses côtés, Eric Peterson et Alex Skolnick délivrent des riffs tranchants et des solos d’une grande élégance. La section rythmique n’est pas en reste : Steve Di Giorgio impressionne par son aisance naturelle à la basse, tandis que le jeune Chris Dovas fait preuve d’une remarquable précision derrière les fûts, s’offrant même un solo très applaudi.
Sous l’effet conjugué de la chaleur suffocante et de l’énergie déployée par le groupe, le pit se transforme rapidement en une véritable marée vivante. À chaque riff, la foule ondule dans un mouvement continu, brassant une vague de headbangers, de pogos et de corps ruisselants, comme un océan en furie dont chaque morceau amplifie les remous.
J’ai également été ravie de réentendre The Ballad, un titre rare en live qui met en valeur une autre facette de Chuck Billy. Plus posé, plus mélodique, il démontre que sa voix ne s’est pas seulement préservée au fil des années : elle semble même s’être bonifiée avec le temps.
La canicule aura marqué cette soirée autant que la musique. La température dans la salle est rapidement devenue difficile à supporter, aussi bien pour les spectateurs que pour les musiciens. Malgré ces conditions éprouvantes, le public est resté particulièrement réactif et n’a cessé d’encourager les groupes. TESTAMENT a ainsi délivré un peu plus d’une heure de concert, sans véritable temps mort et avec une énergie communicative impressionnante.
Même si nous étions loin du sold out, cette date toulousaine restera comme une belle réussite et un excellent moment de partage entre les groupes et leur public, les musiciens affichant un plaisir évident d’être sur scène. HELLRIPPER confirme son potentiel avec une prestation intense, malgré un temps de jeu limité et un démarrage sonore un peu timide.
Quant à TESTAMENT, le groupe prouve une fois encore qu’il traverse les décennies sans perdre de sa superbe. Une setlist solide, des musiciens au sommet de leur art et un Chuck Billy toujours aussi impressionnant au chant : tous les ingrédients étaient réunis pour offrir aux fans une véritable leçon de thrash metal.













































