Live Report GLORYHAMMER + MAJESTICA + ARION – 21/10/2026 – La Rayonne – Villeurbanne

Tiffany Deborde, photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser cette soirée !
ARION
Pour ouvrir les hostilités, c’est ARION qui prend possession de La Rayonne en cette fraîche soirée d’automne !
Malgré un set relativement court, les Finlandais parviennent rapidement à installer l’ambiance et à donner le ton de la soirée. Et s’il y en a un qui attire particulièrement l’attention, c’est bien le chanteur, Lassi Vääränen ! En véritable frontman, il occupe la scène avec un charisme indéniable et sait capter les regards. Mais au-delà de sa présence, c’est tout le groupe qui séduit par sa complicité. L’alchimie entre les différents membres est évidente et ne tarde pas à se propager jusque dans les derniers rangs de la fosse. Visiblement, la bonne humeur est aussi contagieuse que les riffs !
Et même si le public se montre quelque peu timide dans les premières minutes, il ne faut finalement pas bien longtemps pour que les premiers headbangs et pas de danse se fassent remarquer. Portée par l’énergie du groupe et les échanges avec la salle, l’ambiance monte progressivement. Les Finlandais savent y faire : les morceaux s’enchaînent sans temps mort et maintiennent une belle dynamique tout au long du set. Mais pas question de dérouler la setlist de but en blanc ! ARION prend également le temps de discuter avec le public, de plaisanter et d’entretenir cette complicité qui s’installe peu à peu entre la scène et la fosse.
Parmi les titres joués figure notamment Into the Fire, leur dernier single, sorti en 2026. Un morceau qui s’inscrit parfaitement dans l’univers mélodique du groupe et vient alimenter une prestation où l’énergie ne faiblit pas. Bien au contraire ! Au fil des morceaux, la timidité des premiers instants semble bien loin et la température continue de grimper. À tel point que Lassi Vääränen finit par tomber le haut ! Une initiative rapidement suivie par le claviériste, Arttu Vauhkonen, qui ne se contente pas de participer au défilé improvisé, mais en profite également pour multiplier les blagues. Décidément, chez ARION, on ne fait pas les choses à moitié : on chauffe la salle, on fait tomber les chemises et on garde le sens de l’humour !
Avec ce set aussi court qu’efficace, les cinq Finlandais auront rempli leur mission : chauffer la salle et lancer les festivités sur une note électrique. Une entrée en matière prometteuse qui aura eu le mérite de réveiller la fosse… et de faire grimper la température bien au-delà de celle affichée par le thermostat. De quoi se réchauffer comme il se doit en ce mois d’octobre !
MAJESTICA
Après un premier pas électrique dans la bataille, place à MAJESTICA pour poursuivre les hostilités !
Et visiblement, les Suédois ne sont pas venus pour faire retomber la pression. Dès les premiers morceaux, l’énergie communicative du groupe engage la salle, et le public ne tarde pas à se prendre au jeu. Ça chante en chœur avec le groupe, ça saute, ça tape dans les mains… et quelques pogos commencent même à pointer le bout de leur nez ! Certes, la fosse reste encore relativement sage, mais les premiers mouvements sont bien là.
Sur scène, difficile de passer à côté de la présence des musiciens. Tommy Johansson, tout comme Chris David à la basse et Petter Hjerpe à la guitare, se montre particulièrement communicatif avec le public. Les interactions sont nombreuses, les échanges naturels et la complicité entre les membres du groupe est évidente. Chacun semble prendre plaisir à partager ce moment avec la salle, et cette énergie finit par se transmettre jusque dans le fin fond de la fosse. Entre les refrains repris en chœur et les mains qui se lèvent, le public répond présent et participe pleinement à la bataille !
Les amateurs de grattes ne sont d’ailleurs pas en reste, puisque les solos de guitare pleuvent et viennent ajouter leur lot de démonstrations techniques. Mais le live ne serait pas tout à fait le live sans son lot d’imprévus ! Alors que Tommy Johansson s’apprête lui aussi à livrer son solo de guitare, voilà qu’un petit souci technique vient s’inviter dans la bataille : impossible de faire sortir le moindre son de l’instrument ! Pas de quoi déstabiliser le chanteur, qui préfère prendre la situation avec humour et en profite pour rappeler, non sans plaisanter, que ce genre de petits pépins techniques arrive régulièrement en live. Le solo attendra donc des jours meilleurs ! Une petite parenthèse inattendue qui a le mérite de faire sourire et rappelle qu’en concert, même les musiciens les plus aguerris ne sont jamais totalement à l’abri d’un imprévu.
Et si les musiciens savent parfaitement capter l’attention, le spectacle doit également beaucoup à son ambiance visuelle. Les colonnes de fumée surgissent sur scène, les lumières sculptent les silhouettes et viennent souligner les riffs électriques. Le tout donne une dimension particulièrement théâtrale à la prestation, transformant peu à peu La Rayonne en véritable brasier. La température, déjà bien montée pendant le set précédent, continue de grimper !
Entre l’énergie débordante du groupe, les échanges avec le public et cette mise en scène qui en met plein les yeux, MAJESTICA poursuit efficacement la montée en puissance de la soirée. Les pogos restent encore timides, mais les voix s’élèvent, les corps s’agitent et l’ambiance se réchauffe progressivement. La bataille ne fait que commencer, et les troupes semblent de plus en plus prêtes à en découdre !
GLORYHAMMER
Après deux premières parties qui auront progressivement fait monter la température, l’heure est enfin venue d’accueillir les héros de la soirée : GLORYHAMMER ! Et avec eux, autant dire que le sérieux va rapidement passer par-dessus bord…
Pour lancer les hostilités, les Écossais nous réservent une entrée pour le moins inattendue avec « Delilah » de Tom Jones ! Mais pas question de se contenter de diffuser le morceau en attendant l’arrivée du groupe : le chanteur gallois a droit à son propre représentant sur scène, sous la forme d’un personnage en carton grandeur nature. De quoi transformer cette introduction en véritable karaoké collectif, aussi improbable qu’hilarant ! Voilà une manière pour le moins originale de faire patienter les troupes avant le début des hostilités. Chez GLORYHAMMER, même l’attente du premier riff se transforme en spectacle !
Et lorsque les guerriers entrent enfin en scène sur « Ultimate Sacrifice », le ton est donné : place aux costumes et à cet univers complètement déjanté qui fait la signature du groupe. Ici, rien n’est laissé au hasard : chaque élément participe à l’histoire et contribue à donner vie à cette épopée mêlant batailles héroïques, conquêtes spatiales et affrontements contre des créatures tout droit sorties d’un univers fantastique. Impossible de passer à côté du célèbre marteau, accessoire incontournable de la saga, qui participe pleinement à la mise en scène. On ne vient pas simplement assister à un concert de power metal : on embarque pour une véritable aventure intergalactique !
Dans la fosse, les troupes sont d’ailleurs loin d’être venues pour faire de la figuration. Les pogos se multiplient, les slams traversent la salle et les circle pits se forment au milieu de cette joyeuse pagaille. Mais au cœur de cette bataille musclée, une armée de licornes en peluche s’élève dans la fosse au son de « The Land of Unicorns », apportant une petite touche de magie à ce joyeux chaos. L’ambiance est électrique et la fosse se transforme peu à peu en véritable champ de bataille, où les riffs remplacent les armes et où les guerriers se déchaînent au rythme des refrains épiques. Une chose est sûre : les fans ont répondu à l’appel et semblent bien décidés à défendre leur royaume jusqu’au dernier riff !
Et la bataille est loin d’être terminée ! Elle se poursuit notamment avec « Hollywood Hootsman », introduit par James Cartwright à la basse. Avant de sonner la charge, ce dernier prend le temps de motiver les troupes et entraîne le public dans un « HOOTS ! HOOTS ! HOOTS ! » collectif. Un cri de ralliement devenu emblématique, repris avec enthousiasme par un public qui n’a visiblement pas l’intention de laisser retomber la pression.
Les guerriers sont prêts, les voix sont échauffées et la bataille continue de plus belle !
Mais dans l’univers de GLORYHAMMER, les ennemis ne manquent jamais longtemps à l’appel. Le chanteur Sozos Michael se retrouve ainsi à défendre héroïquement la salle face à un gobelin qui débarque sur scène. L’affrontement prend rapidement une tournure aussi absurde que réjouissante lorsque Sozos finit par arracher un bras à la créature pour s’en servir comme d’un gourdin ! Voilà qui devrait donner quelques idées aux stratèges de la prochaine conquête spatiale… Pendant ce temps, le classique « Gloryhammer » résonne dans la salle, faisant rugir les troupes toujours plus fort.
Et puisque les créatures improbables semblent avoir toute leur place dans cette épopée, le groupe pousse encore le délire un peu plus loin avec un gobelin qui revient sur scène, cette fois saxophone à la main, pendant « Demonic Devotion ». Oui, un gobelin qui joue du saxophone ! Parce qu’après tout, pourquoi se contenter de combattre les forces du mal quand on peut aussi leur offrir un petit solo de cuivre ?
Entre le metal épique, les personnages loufoques et les accessoires complètement improbables, le spectacle ne manque décidément pas de surprises !
Avec GLORYHAMMER, La Rayonne aura embarqué pour un voyage aussi déjanté qu’épique, où l’humour côtoie les grandes envolées de power metal et où chaque morceau contribue à faire vivre cette incroyable saga galactique. Porté par un public déchaîné et un univers visuel aussi improbable qu’incontournable, le groupe prouve qu’il maîtrise parfaitement l’art de mêler puissance musicale et grand spectacle. Une chose est sûre : les Hootsmen peuvent repartir fièrement vers les étoiles, leur mission à Villeurbanne est achevée !
GLOIRE AUX HOOTSMEN ! QUE LE CHAOS TREMBLE !!!
Un immense merci à Sounds Like Hell Productions pour leur confiance, l’accueil irréprochable et les accréditations qui nous ont permis de documenter cette soirée exceptionnelle dans les meilleures conditions.




































































































































