Le groupe belge est connu pour ses atmosphères enveloppantes et ses rythmes hypnotiques, avec des textes qui explorent des thèmes souvent introspectifs et émotionnels. PVRS a pu capter l’attention grâce à leur capacité à mélanger des sonorités électroniques et industrielles avec une instrumentation plus organique, créant ainsi un univers sonore assez distinctif.
Pour ce second album, nous restons dans le même univers naviguant à travers des thèmes liés à la recherche de soi, la lutte intérieure, addictions, et l’acceptation des parts d’ombre en nous.
Les guitares sont souvent délibérément abrasives, jouant en parfaite harmonie avec une batterie subtile et explosive. Les paroles, portées par la voix rauque et émotive du chanteur, sont parfois entêtantes et mélancoliques. Vous avez pu en avoir un aperçu avec leur titre « Fraktal » sorti le 07 novembre, avec une approche plus complexe et une structure de chanson moins linéaire.
Les paroles s’orientent davantage vers des questions existentielles, des réflexions sur le désespoir, la perte et la recherche de sens, tout en explorant l’idée de l’accepter ou d’y faire face. Ces dix titres nous portent, ou nous font sombrer dans les profondeurs, entre dualité des sens, mélancolie et résilience.
Comparé à leur précédent album, « Let the Silence Begin » accentue les atmosphères plus aériennes, des ambiances plus introspectives. Les morceaux prennent le temps pour se développer, l’accent est mis sur des mélodies plus subtiles.
Rien de déroutant dans ce nouvel album, on reste dans l’exutoire des démons du corps et de l’âme, avec une musique plus envoûtante. Les fans de doom trouveront leur compte, pouvant aussi séduire les curieux du genre. Deux titres ont retenu mon attention : « Fraktal » et « Silence » qui font un bon condensé de l’album.
Artiste : PVRS
Album : Let The Silence Begin
Date de sortie : 07/11/25
Label : Naero Aesthetics
