Live Report ASHEN + BULWERIA – 13/03/2026 – La Clef – Saint-Germain-en-Laye

Ophélie Griffin, rédactrice et photographe pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
BULWERIA
En ce vendredi 13, la petite salle de LA CLEF est archibondée lorsque BULWERIA débarque. Venus tout droit d’Auch, les quatre membres — Ivy au chant, Mickaël à la guitare, Nicolas à la batterie et Sébastien à la basse — prennent possession de la scène avec une assurance immédiate.
Le groupe balance un mélange explosif de djent, de metalcore et de metal mélodique, un cocktail parfois déroutant tant les influences se croisent, mais diablement efficace. Mention spéciale au titre « We All Share the Same Fate », extrait de leur EP Bulweria sorti en 2024, qui se révèle être un véritable coup de massue.
C’est précis, percutant, et le public se laisse happer sans résistance par l’énergie brute du quatuor. Ivy, totalement habitée, occupe la scène avec une intensité magnétique, alternant les registres vocaux avec une aisance impressionnante.
Une superbe découverte, qui nous met parfaitement en jambes pour la suite de la soirée.
L’attente est palpable avant que les Parisiens d’ASHEN n’entrent sur scène. C’est la troisième fois que je vois le groupe de metalcore en live, et j’ai plaisir à constater l’ampleur qu’a prise la formation au fil du temps. Le groupe a trouvé ses marques : plus fluide, plus sûr de lui, offrant un show mêlant explosivité et sincérité, porté par une esthétique de plus en plus affirmée.
Avec sa musicalité et ses mots, ASHEN sait parler à chacun·e d’entre nous. Cette sensibilité crée une connexion totale avec le public, sans aucune barrière. Point culminant du set : « Living in Reverse », dernier extrait de l’album Chimera sorti l’an passé. Un titre que Clem répète comme un mantra, après avoir traversé « la pire année de sa vie », confie-t-il. Se libérer de ses peurs, de sa solitude, pour aller vers un mieux — un mantra qui résonne forcément en nous.
Ce soir, nos peurs et notre solitude se sont envolées dans une communion sans fausse note avec Clem, Niels, Antoine, Nathan et Tristan. ASHEN confirme une fois encore sa capacité à fédérer, à toucher juste, et à transformer un concert en véritable exutoire collectif.




























































