Live Report POPPY + OCEAN GROVE + FOX LAKE – 15/03/2026 – l’Olympia – Paris

Tatiane Ambrosio, redactrice pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la soirée !
fox lake
À 19 h précises, je suis encore en train de me faufiler pour trouver ma place quand ça commence déjà. Pas d’intro, pas de montée progressive. Juste une décharge.
Go 4 the Throat me percute de plein fouet.
Fox Lake, c’est physique. Ça ne demande pas la permission. Ça prend.
Les basses sont lourdes, presque écrasantes, et je sens très vite que mon corps réagit avant même que mon cerveau ne suive. Autour de moi, ça bouge déjà. Pas encore un chaos total, mais une tension qui monte, palpable.
Pure Adrenaline porte bien son nom — à ce moment-là, je souris presque malgré moi. C’est brut, imparfait, mais vivant. Il y a quelque chose de presque animal dans leur façon d’occuper la scène.
Sur Dog Eat Dog, je me surprends à hocher la tête plus fort, à me laisser embarquer. Je ne connais pas tout, mais ça n’a aucune importance.
C’est ça, leur force : ils ne cherchent pas à séduire, ils imposent.
Quand Tunnel Vision arrive, la fosse devient plus compacte, plus engagée. Les corps se rapprochent, les mouvements s’intensifient. Et moi, je suis dedans maintenant. Complètement.
Le final avec Freestyle est presque chaotique. Désordonné. Mais terriblement efficace. Quand ça s’arrête, j’ai cette sensation rare : celle d’avoir été réveillée.

OCEAN GROVE
Le contraste est immédiat. Ocean Grove arrive avec une autre couleur, quelque chose de plus hybride, plus insaisissable. Mais très vite, je fronce légèrement les sourcils.
Le son… quelque chose ne va pas. La voix se perd parfois, les instruments se mélangent trop. Ça flotte, ça manque de netteté. Et pendant quelques minutes, je décroche un peu. Pas totalement, mais assez pour me sentir à distance.
Puis il se passe quelque chose. Peut-être sur JUNKIE$. Ou juste dans leur manière de bouger, d’insister, de ne rien lâcher. Ils jouent comme si tout était parfait.
Et ça finit par fonctionner.
Je les regarde vraiment, cette fois. Leur énergie est sincère, presque urgente. Sur SUNNY, quelque chose se reconnecte. Le public aussi. Les voix s’élèvent, un peu timides au début, puis plus assurées.
Je réalise alors que je ne suis plus en train d’analyser le son. Je suis en train de ressentir. Ils n’ont pas gagné avec la technique. Ils ont gagné avec l’intention.
Le final sur Ask For The Anthem est presque libérateur. Comme si tout le monde — eux, nous — avait décidé d’oublier les imperfections pour juste vivre le moment.
Et ça marche.

POPPY
Puis vient l’attente. Les techniciens s’activent et la salle continue de se remplir progressivement tandis que l’excitation monte dans le public.
21h.
Lorsque Poppy apparaît enfin sur scène, l’Olympia explose. Le concert débute avec Bruised Sky, une introduction sombre et atmosphérique qui installe immédiatement l’ambiance.
La déflagration arrive ensuite avec BLOODMONEY. La fosse s’embrase instantanément et les premiers pogos éclatent dans la salle. Avec Scary Mask puis the cost of giving up, la tension monte encore d’un cran. Les riffs deviennent plus agressifs et le public parisien répond présent.
Public Domain maintient la pression avant que Concrete ne déclenche l’un des moments les plus explosifs du concert. La fosse devient un véritable tourbillon.
Le concert se poursuit avec the center’s falling out puis Anything Like Me, moment où toute la salle reprend le refrain en chœur. L’intensité continue avec have you had enough? et crystallized, tandis que les jeux de lumière plongent la scène dans une ambiance sombre et industrielle.
Le public découvre ensuite Time Will Tell, avant une surprise très appréciée : V.A.N, reprise du groupe Bad Omens, qui déclenche immédiatement la réaction de la salle. La dernière ligne droite arrive avec If We’re Following the Light et they’re all around us, deux titres qui maintiennent la tension dans toute la salle.
Puis vient le final.
Avec New Way Out, le concert se termine dans un dernier déferlement d’énergie. La fosse saute une dernière fois tandis que l’Olympia explose avant que les lumières ne se rallument.
Les visages sont fatigués mais heureux. Pendant un peu plus d’une heure, l’Olympia s’est transformé en véritable fournaise. Une performance intense et immersive qui confirme que Poppy reste une artiste à part sur la scène alternative.





