Live Report NOVELISTS + TSS + VIANOVA – 03/04/2026 – Le Bateau Ivre – Tours

Ophélie Griffin, photographe et Tatiane Ambrosio, rédactrice pour Metal Rock Magazine, étaient sur place pour immortaliser la soirée !
vianova
On est le 03 avril 2026, et me voilà devant Le Bateau Ivre, salle annoncée complète pour accueillir NOVELISTS dans le cadre de leur tournée européenne. Une date attendue, presque fébrile, avec un public très jeune, déjà massé devant la scène bien avant le début. Les portes ouvrent vers 19h30, et on sent immédiatement que la soirée va être intense.
En salle, l’ambiance est déjà brûlante avant même la première note. Un public jeune, compact, impatient. Je suis là, au milieu de la fosse, avec cette sensation familière : celle de savoir que la soirée va être mémorable.
VIANOVA : l’ouverture parfaite, entre groove et chaos
Aux alentours de 20h les lumières baissent et VIANOVA monte sur scène. Je ne les avais encore jamais vus en live… et dès les premières secondes, je comprends que je vais prendre une claque.
Le set démarre avec “Squier Talk”, et immédiatement, quelque chose se passe. Le son est massif, groovy, presque dansant. Je sens mon corps réagir sans réfléchir. Autour de moi, les têtes commencent à bouger, les premiers mouvements de foule apparaissent.
Avec “Más Rápido”, le tempo s’accélère et la fosse commence à s’ouvrir. Je me fais entraîner, ça pousse, ça saute, l’énergie monte d’un cran. Puis “Oh No (Believer)” vient confirmer une chose : VIANOVA sait exactement comment capter un public qui ne les connaît pas encore.
Une montée en puissance irrésistible
Sur “Hypersomniac” et “Melanchronic”, le groupe installe son identité : un mélange ultra efficace de metal moderne, de groove et d’influences presque électroniques. C’est précis, mais jamais froid. Au contraire, ça respire, ça vit.
Je me surprends à sourire. Vraiment. Parce que je ne m’attendais pas à être embarquée à ce point.
“Future Nostalgia” et “Whatever Alright” marquent un tournant : la salle est désormais totalement acquise. Les premiers vrais pogos éclatent, et cette fois, plus personne ne retient quoi que ce soit. L’énergie devient collective, incontrôlable.
Et moi, au milieu de tout ça, je lâche complètement prise.
Une connexion immédiate avec le public
Ce qui me frappe le plus, c’est la facilité avec laquelle le groupe crée du lien. Pas besoin de longs discours : la musique parle d’elle-même.
Sur “Uh Yaya”, impossible de rester immobile. C’est presque dansant, hypnotique. Je regarde autour de moi : tout le monde bouge, saute, sourit. Ce genre de moment où une salle entière bascule ensemble.
Puis “Obsolete” vient remettre une couche de puissance brute. Les riffs frappent fort, la fosse repart en chaos total. Je sens les impacts, les mouvements, cette énergie physique qui te traverse de part en part.
Un final en apothéose
Le set se termine avec “Wheel of Fortune”, et c’est l’explosion finale. Tout le monde est dedans. Plus aucune retenue. Le public est conquis, totalement.
Quand le groupe quitte la scène, je reste quelques secondes à reprendre mon souffle.
Mon ressenti
Honnêtement, je ne les attendais pas à ce niveau.
C’était la première fois que je voyais VIANOVA en live… Et je ne suis absolument pas déçue. Bien au contraire. Ils ont littéralement lancé la soirée de la meilleure des façons.
Je repense à Ophélie, et je souris : oui, je comprends parfaitement pourquoi c’était ton groupe coup de cœur 2025.
Impossible de ne pas danser. Impossible de rester spectatrice. Ce soir-là, au Bateau Ivre, VIANOVA n’a pas simplement ouvert pour NOVELISTS. Ils ont mis le feu.
La soirée avait déjà pris une tournure explosive avec VIANOVA. Mais lorsque TSS s’apprête à entrer en scène, je sens clairement que l’on va franchir un cap.
TSS : la déflagration contrôlée
Il est 21h quand les lumières replongent la salle dans l’obscurité. Une tension palpable s’installe. Puis le groupe débarque… et sans aucune introduction, le premier riff tombe comme un coup de massue.
Je me fais immédiatement happer.
La fosse explose, plus violemment encore que précédemment. Là où VIANOVA faisait danser, TSS fait imploser. Les corps s’entrechoquent, les pogos deviennent compacts, presque brutaux. Je sens une vraie montée d’agressivité, mais une agressivité saine, libératrice.
Une intensité vocale qui traverse la salle
Au centre du chaos, Matthieu et John imposent une présence impressionnante.
Ce qui me frappe, c’est la complémentarité. Les deux voix se répondent, s’opposent, se superposent. Les screams sont tranchants, viscéraux, et viennent littéralement me percuter. À plusieurs moments, j’ai la sensation que la salle entière vibre à l’unisson de leurs voix.
Je me souviens particulièrement d’un passage probablement sur un de leurs titres les plus lourds où tout ralentit avant un breakdown monumental. La tension monte…
Et là, c’est la folie totale.
Ça pousse, ça saute, ça crie. Je ris presque malgré moi, complètement dépassée par l’intensité du moment.
Une setlist taillée pour le live.
Même si la setlist exacte circule peu, on reconnaît plusieurs titres phares du groupe, enchaînés avec une efficacité redoutable. Aucun temps mort. Chaque morceau est pensé pour maintenir la pression.
Les passages les plus mélodiques permettent à peine de respirer avant de replonger dans des séquences beaucoup plus lourdes. C’est cette dynamique qui fait toute la force du set : un équilibre parfait entre tension et relâchement.
Et moi, au milieu de tout ça, je ne décroche pas une seconde.
Une connexion brute avec le public
Ce que j’aime chez TSS, et que je retrouve encore ce soir, c’est cette proximité avec le public.
Ça parle peu, mais chaque interaction compte. Un regard, un geste, un micro tendu… et la salle répond immédiatement. Il n’y a aucune barrière. On est ensemble, dans la même intensité.
À un moment, je prends quelques secondes pour observer autour de moi : des visages rouges, en sueur, des cris, des sourires. Cette sensation d’être plongée dans quelque chose de collectif, presque primal.
Mon ressenti
Je les avais déjà vus en 2024. Et honnêtement, je pensais savoir à quoi m’attendre.
Mais ce soir-là, ils ont encore passé un cap. Plus puissants, plus intenses, plus habités.
Je suis sortie de leur set essoufflée, bousculée, mais avec cette sensation incroyable d’avoir vécue quelque chose de fort. Quelque chose de physique, presque viscéral.
TSS n’a pas simplement enchaîné après VIANOVA. Ils ont pris la salle… et l’ont secouée jusqu’à la faire trembler.
NOVELISTS
Une entrée en scène qui déclenche la tempête
Le groupe ouvre avec “All For Nothing”, et immédiatement, la fosse explose. Aucun round d’observation : je me fais happer par la vague dès les premières secondes. Les corps se percutent, les cris montent, et la tension accumulée toute la soirée se libère d’un coup.
Sans relâcher la pression, “Smoke Signals” enchaîne, repris en chœur par une salle déjà totalement acquise. Je hurle les paroles avec tout le monde, portée par cette énergie collective impossible à contenir.
Et là, Camille entre pleinement dans la lumière. Charismatique, magnétique, elle capte instantanément tous les regards. Sur “Heretic” et “Lost Cause”, elle impose une présence incroyable, alternant puissance et fragilité avec une aisance bluffante. Elle ne chante pas seulement, elle vit chaque mot, et je le ressens jusque dans le ventre. Une machine sonore implacable.
Derrière elle, tout est d’une précision redoutable. Les riffs de Florian Salfati et Pierre Danel découpent littéralement l’espace. Sur “Terrorist”, la violence des guitares déclenche l’un des plus gros pogos de la soirée. Je me retrouve projetée dans tous les sens, incapable de résister à l’impact.
À la batterie, Amaël Durand est une véritable machine de guerre. Sur “Prisoner” et “In Heaven”, son jeu frénétique martèle la salle sans répit. Chaque coup résonne dans ma poitrine.
Et avec Nico Delestrade, la basse donne une profondeur presque physique au son. Sur “Rest” et “Erre”, je sens littéralement le sol vibrer sous mes pieds.
Le moment suspendu
Puis arrive “Okapi”. C’est la première fois que je la découvre en live… et tout change. L’intensité retombe d’un cran, mais l’émotion, elle, explose. La salle devient presque silencieuse, suspendue à la voix de Camille. Je reste figée, submergée. C’est beau, sincère, bouleversant.
Une fin de set explosive
La tension remonte immédiatement avec “Do You Really Wanna Know?” puis “Say My Name”, où la salle entière ne fait plus qu’une seule voix. L’énergie devient incontrôlable.
“Mourning the Dawn” et “CRC” enfoncent encore le clou, avant un final puissant sur “Coda”. Je suis déjà épuisée… mais incapable de décrocher.
Et puis le rappel.
“Turn It Up (Keyboard Warriors Social Club)”. Dernière explosion. Dernier moment de folie collective. Une salle entière qui saute une dernière fois à l’unisson.
Une communion totale
Ce concert, je ne l’ai pas seulement vu, je l’ai vécu. Chaque morceau, chaque montée, chaque silence était partagé. Camille échange sans cesse avec le public, et la réponse est immédiate, viscérale.
Autour de moi, des visages en sueur, des cris, des sourires… et cette sensation d’être exactement là où je dois être.
Mon ressenti
Ce n’est pas la première fois que je me déplace pour voir NOVELISTS. Mais ce soir-là, à Tours, il y avait quelque chose de plus. Peut-être cette setlist parfaitement construite. Peut-être cette intensité constante. Peut-être cette émotion sur “Okapi” que je n’oublierai jamais.
























































































