
Retour au Kreiz Y Fest pour cette deuxième journée, avec Gwen, photographe pour Metal Rock Magazine, toujours sur place pour immortaliser les concerts.
En ce samedi 16 mai, retour à Glomel, en Centre-Bretagne, pour la deuxième journée du Kreiz Y Fest.
LEEv
C’est LEEv qui ouvre cette deuxième journée du Kreiz Y Fest.
Formé en 2021 et basé à Quimper, le groupe réunit Sylvain à la batterie, Tony et Pierrick aux guitares, Pierre à la basse ainsi que Marie-Pier au chant. Ensemble, ils proposent un mélange de rock alternatif, de metal et de stoner qui lance cette journée sur des bases efficaces et énergiques.
Malgré des conditions loin d’être idéales, le groupe tente immédiatement de chauffer les premiers festivaliers présents devant la scène.
Gagnants du tremplin du Kreiz Y Fest, LEEv profite donc de cette belle opportunité pour défendre ses compositions sur scène. Et au-delà du concert en lui-même, la présence de Marie-Pier au chant apporte une touche différente et bienvenue dans une programmation largement dominée par les voix masculines.
OAKEN SKULL
Les Nantais d’OAKEN SKULL poursuivent cette journée avec une prestation mêlant black metal et thrash particulièrement énergique. Formé en 2018, le groupe propose une musique agressive et sans détour, portée par une vraie intensité scénique et des morceaux pensés pour frapper fort dès les premières notes.
Malgré une météo toujours capricieuse, le public répond présent devant la scène tandis que le groupe enchaîne des titres comme L’excellence du vice, Channel the Anger ou encore L’ennemi ordinaire. Entre riffs incisifs et énergie brute, OAKEN SKULL livre un set efficace qui continue de faire monter la température du festival.
Et on continue avec un autre groupe Breton !
Formé fin 2016 dans les Côtes-d’Armor, TRÉGORGONES propose un death metal à la fois puissant, dynamique et parfois plus sombre. Le groupe breton monte sur scène avec une énergie brute et une approche particulièrement directe qui fonctionne immédiatement auprès des festivaliers présents devant la scène.
On est ici sur un chant particulièrement guttural, venant renforcer l’aspect brut et agressif des compositions. À noter également que le groupe alterne des textes aussi bien écrits en français qu’en anglais au fil des morceaux.
L’ambiance dans le pit monte rapidement d’un cran entre pogos et circle pits, preuve que le public semble totalement conquis par la prestation du groupe !
INFERN
On reste sur du local avec INFERN ! Formé en 2019, le groupe affiche déjà une belle expérience scénique et une vraie maîtrise sur scène.
Pour ce set, le groupe propose notamment un nouveau morceau encore très peu joué en live, apportant une touche de fraîcheur à la prestation. Entre riffs massifs et énergie brute, INFERN déroule un death metal efficace qui ne tarde pas à faire headbanguer le public présent devant la scène.
J’ai déjà vu INFERN plusieurs fois et c’est toujours un bon moment !
BERNARD MINET METAL BAND
Changement total d’ambiance avec BERNARD MINET MÉTAL BAND. Ici, on est clairement sur un concept à part : des reprises de génériques de dessins animés… version métal ! Une proposition aussi décalée qu’efficace, qui joue à fond la carte de la nostalgie et du second degré.
Si ces morceaux parlent surtout à une génération qui a grandi avec ces références, la nouvelle, elle, n’en a pas forcément toutes les clés. Mais peu importe : nul besoin de connaître les originaux pour se laisser embarquer par l’énergie communicative du set.
Le show est clairement rodé, avec une mise en scène qui ne se prend jamais au sérieux. Au moment du générique d’Olive et Tom, de gros ballons de foot gonflables sont envoyés dans la foule, déclenchant une ambiance ludique et participative dans le pit. Cette touche de fun, parfaitement assumée, vient renforcer le côté à la fois décalé et fédérateur du projet sur scène.
Si, de base, les reprises restent plutôt “gentilles” en terme de sonorité, le concert prend une toute autre dimension avec l’arrivée d’un invité surprise : Julien Truchan, chanteur de BENIGHTED. Son intervention vient clairement durcir l’ensemble, apportant une intensité supplémentaire grâce à ses vocaux gutturaux. Un contraste saisissant qui donne une nouvelle couleur aux morceaux et renforce encore le côté fun et surprenant du projet. Personnellement j’ai adoré le mélange !
BENIGHTED
La nuit commence à tomber et c’est maintenant l’heure pour BENIGHTEG d’assurer sur scène, avec un passage qui vient encore faire monter d’un cran l’intensité de la journée. Dès les premières notes, le groupe impose son brutal death metal sans laisser le moindre répit au public.
Fidèle à sa réputation, BENIGHTEG déroule un set d’une violence parfaitement maîtrisée, entre blasts frénétiques, riffs tranchants et hurlements surpuissants. Dans la fosse, l’énergie ne faiblit pas, avec un public totalement investi entre pogos et headbangs, pour un moment aussi intense qu’efficace dans cette journée déjà bien chargée.
CELKILT
C’est maintenant au tour de CELKILT de monter sur scène, un moment que j’attendais particulièrement avec impatience. Depuis le temps que j’écoute le groupe, c’est la première fois que je le découvre en live, avec déjà une idée assez précise de ce que j’allais y trouver. Et sans surprise, le show est largement à la hauteur des attentes.
Le groupe, qui vient tout juste de fêter ses 15 ans d’existence, affiche une belle assurance scénique et une énergie communicative immédiate.
Les morceaux s’enchaînent avec une grande fluidité, sans temps mort, tandis que les musiciens multiplient les interactions avec le public. Entre appels à chanter et à participer, la salle répond sans hésitation et l’ambiance devient progressivement de plus en plus festive.
Les slams s’enchainent et le public se laisse totalement embarqué par l’énergie du groupe !
Point culminant du concert, leur titre phare Everyday’s St Patrick’s Day transforme littéralement la scène en un grand moment de partage : enfants et festivaliers portant un kilt sont invités à monter sur scène pour danser sur ce morceau emblématique, offrant une scène aussi festive que conviviale !
STONEBIRDS
Dernier groupe de la soirée avec STONEBIRDS. Ce trio breton, formé en 2008, évolue entre doom, sludge atmosphérique et post-metal, développant une identité musicale sombre et immersive.
Composé de Fañch, Antoine et Sylvain, le groupe puise en partie son inspiration dans ses racines du Centre-Bretagne, nourrissant un univers tourmenté et chargé en tension. À noter qu’on a déjà pu apercevoir Sylvain plus tôt aux côtés de INFERN !
Il s’agit par ailleurs d’un concert d’adieu pour le groupe, ce qui donne à ce dernier passage une dimension particulière, à la fois chargée en émotion et en intensité. Et personnellement, je ne m’attendais pas à terminer la soirée sur une telle surprise : une vraie découverte, un coup de cœur même, en toute fin de festival.
Au final, le Kreiz Y Fest confirme encore une fois tout le bien qu’on peut en penser : une programmation variée, un cadre particulièrement agréable avec le lac en arrière-plan, et surtout un festival à taille humaine où l’on circule facilement et où l’on profite pleinement des concerts.
Autre bonne nouvelle annoncée sur place : le festival fera son retour en 2027, probablement sous une autre forme et à une autre date, mais l’essentiel est qu’il reviendra.
Cela permet aussi de rappeler l’importance de soutenir ce type d’événements plus modestes, qui font vivre la scène locale et proposent des affiches aussi riches qu’audacieuses. Pour assurer leur pérennité, l’achat de billets en prévente reste un geste simple mais essentiel.
Merci à toute l’équipe du Kreiz y Fest pour cette belle édition !











































































































































