Live Report Festival Echos et Merveilles jour 5 – 17/05/2026 – Bruguière

Amélie MARI, photographe et rédactrice pour Metal Rock Magazine, était sur place pour immortaliser la journée ainsi que la soirée !
Dernière journée à Bruguières pour Échos & Merveilles 2026. Après plusieurs jours de concerts, de déambulations, de costumes, de folk, de metal et d’imaginaires en pagaille, le festival amorce doucement sa conclusion. Le rythme se fait d’abord plus calme, presque contemplatif, comme une respiration après l’intensité des jours précédents. Une atmosphère agréable, lumineuse, mais qui laisse aussi sentir que la fin approche.
Ce dimanche joue alors sur deux tableaux : une journée plus douce sur le parc, propice à la flânerie et aux dernières découvertes, puis une soirée de clôture nettement plus majestueuse, tournée vers les horizons nordiques. De Patty Gurdy à Eivør, jusqu’au rituel puissant de Skáld, Échos & Merveilles referme son édition 2026 dans une ambiance à la fois intime, solaire et profondément immersive.
Jérémy Rollando
J’arrive sur le site au moment de la prestation de Jérémy Rollando. Le temps semble presque suspendu. C’est beau, c’est doux, très agréable… mais aussi très, très calme. Peut-être même un peu trop calme pour moi, qui aime quand l’énergie monte franchement. Le moment reste plaisant, porté par une atmosphère délicate, mais j’avoue avoir eu un peu de mal à entrer pleinement dedans.
Patty Gurdy
Puis arrive Patty Gurdy, et là, l’équilibre se trouve beaucoup plus facilement. Avec sa vielle à roue, son univers immédiatement identifiable et cette manière très naturelle d’emmener le public avec elle, l’artiste propose un set à la fois posé et vivant, calme dans l’intention mais traversé par une vraie énergie. Elle occupe la scène avec simplicité, sans forcer, et conquiert très vite l’audience. Les deux grands moments du concert, pour moi, resteront ses reprises : un passage par Nightwish, puis une version de Sweet Dreams qui fonctionne particulièrement bien dans son univers. Patty Gurdy a cette capacité assez rare à rendre son instrument central sans jamais enfermer la musique dans une démonstration. Tout paraît fluide, accessible. Le public suit, chante, réagit, et le charme opère sans résistance.
Je fais ensuite l’impasse sur le défilé de cosplay afin de me concentrer directement sur la soirée de clôture, avec Eivør et Skáld.
soirée nordique
Pour refermer cette édition 2026, Échos & Merveilles avait choisi de nous emmener loin des sentiers battus, direction les paysages sauvages de l’Atlantique Nord et les légendes scandinaves. Organisée en extérieur, cette soirée spéciale de clôture proposait une immersion dans des univers où la nature, les traditions et les mythes occupent une place centrale.
D’un côté, la voix unique d’Eivør, capable de passer de la douceur la plus fragile à une puissance saisissante, portée par les embruns des îles Féroé. De l’autre, les chants ancestraux de Skáld, qui puisent dans les textes et les sonorités nordiques pour construire un voyage hors du temps. Deux approches différentes mais complémentaires, réunies par une même capacité à transporter leur public bien au-delà de la scène.
Sous les derniers rayons du soleil de cette édition 2026, le festival s’offrait ainsi une conclusion à la fois majestueuse, contemplative et profondément immersive.
Eivør
Eivør entre en scène au moment parfait. Le soleil commence à descendre, la lumière devient dorée, et pour une photographe, c’est clairement le genre d’instant que l’on espère sans toujours pouvoir le provoquer. Cette fois, les conditions sont là. Après l’avoir déjà vue dans des contextes moins favorables à l’image, je peux enfin faire de belles photos d’Eivør, dans une ambiance qui colle merveilleusement à son univers. Musicalement, elle livre un set grandiose, comme à son habitude. Sa voix impose immédiatement quelque chose de vaste, d’intime et de puissant à la fois. Chez elle, tout semble tenir dans cette tension : la fragilité, la force, la transe, la retenue. C’est un moment suspendu, porté par une artiste qui n’a pas besoin d’en faire trop pour remplir l’espace. Le public est happé, et moi avec.
Skáld
La clôture revient ensuite à Skáld, que j’avais déjà vu au Bascala lors de ma première édition d’Échos & Merveilles. Cette fois encore, le groupe se montre impérial. Du début à la fin, le set avance sans temps mort, avec cette puissance rituelle qui fait toute leur identité. On quitte Bruguières pour voyager beaucoup plus loin, quelque part dans des steppes nordiques imaginaires, entre souffle ancien, percussions profondes et chants qui semblent venir d’un autre âge. Visuellement comme musicalement, Skáld impose une atmosphère très forte. Ce n’est pas seulement un concert que l’on regarde : c’est un paysage que l’on traverse.
Et c’est sans doute une très belle manière de refermer cette édition. Après plusieurs jours de musiques folk, celtiques, médiévales, pagan et metal, Échos & Merveilles termine sur une note à la fois majestueuse et contemplative. Une dernière soirée sous le signe du Nord, de la lumière qui tombe et des voix qui résonnent encore longtemps après la fin du set.
























































































































































