Lying Dawn est un groupe de rock / metal alternatif – grunge parisien fondé en 2019 par Will Maggot (guitare) et Pilou Courtieu (chant). Fin 2024, ils sont rejoints par Félix Moal (basse) puis Vadim Hoch (batterie). Cette nouvelle formation relance un profond dynamisme créatif et scénique. Le quatuor compose près de vingt titres, puis effectue une quinzaine de concerts en région parisienne entre 2022 et 2023. Lying Dawn, « l’ aube qui ment » ou « l’ aube qui s’allonge », est un jeu de mots poétique qui met parfaitement en image l’esprit sombre et mélancolique de leur musique. Essentiellement inspirés par les années 90s, leurs morceaux progressifs sont ancrés dans un style mêlant grunge et metal moderne mais s’aventurant aussi parfois en terrain folk, façon MTV Unplugged. Une véritable dualité se dégage de leur musique : des guitares claires hypnotisantes qui se heurtent à un mur de distorsion et à une puissante voix rauque. En 2024, Lying Dawn utilise notamment des enregistrements de 2020 et auto-produit son premier album, « Nothing Remains The Same », qui verra le jour en décembre 2025.
En octobre, le groupe dévoile son single « Does He Remember », il est suivi aujourd’hui de « Code Zero », second extrait de leur album à paraître le 12 décembre.
Chaque mission militaire porte un nom de code. Le peuple en a-t-il déjà donné un lorsqu’il préparait la révolution ?
Écoeuré par les manigances des politiciens et de leurs amis lobbyistes qui ne servent que leurs propres intérêts, « Code Zero » se dresse comme l’hymne que l’on rêve d’entendre hurler dans les rues, le jour où le peuple reprendra enfin le pouvoir qui lui revient. Inspiré par l’énergie indus’ des années 90’s et de Killing Joke, ce titre est un concentré de rage incandescente, un cri de rébellion pur et brut, forgé dans des riffs lourds, puissants et sans concession.
NOUVEL ALBUM « Nothing Remains The Same » – LE 12 DÉCEMBRE
Pendant la crise Covid, Lying Dawn se réunit en studio pour contrer l’inactivité et effectue ses premiers enregistrements. Apparaissent des morceaux comme “Abused”, “Does He Remember” ou “Opium”. La formation de l’époque pose alors les bases de ce qui deviendra “Nothing Remains The Same”. En 2024, Will exploite ces archives, organise de nouvelles sessions d’enregistrement avec Pilou, et soigne la production de chaque titre jusqu’à donner à l’album sa forme définitive.
“Nothing Remains The Same” vous plonge dans une atmosphère sombre et intense. Leur direction artistique est claire : moderniser le grunge avec une production soignée offrant un son massif tout en préservant une authenticité organique. Également influencés par l’énergie du metal industriel, les morceaux de l’album exorcisent une rage trop longtemps contenue. La libération laisse alors place à l’introspection. Lying Dawn fait tomber le masque en évoquant les cicatrices laissées par la maltraitance infantile, les violences familiales, la dépression ou encore l’impuissance face aux dérives politiques et sociétales. S’en dégage alors une énergie viscérale et une sincérité à vif, entre riffs lourds, mélodies mélancoliques et cris du coeur. Le groupe abandonne toute pudeur et dévoile toute sa fragilité sur le final, “Through The Window”, seul titre en acoustique, pour conclure sur les derniers mots poétiques de Roy Batty (Blade Runner). Malgré la noirceur de l’album, son titre constitue un subtil message d’espoir : les douleurs du passé ne sont pas éternelles.
La pochette, réalisée par Félix Vanderdonckt, met en scène les stigmates d’un vécu douloureux sur un corps, une âme. Un amas de membres prend vie sous la forme d’une créature difforme et meurtrie, dépourvue de pureté et d’innocence. Ce visuel très charnel incarne l’identité sonore de l’album : pas de création numérique, seulement un collage de photos qui laisse présager une atmosphère pesante.
