
Entre la canicule, les nombreux week-ends de trois jours et le nombre de sorties ahurissantes, ce mois de Mai est passé à toute vitesse ! Cette année continue de m’impressionner par la qualité de ses sorties. Le niveau est très haut et chaque mois, de nouveaux prétendants au titre brouillent toujours plus le podium final….
Mais assez discuté, place à la musique !
Groupes cités
A FOREST OF STARS – PANOPTICON – SPENT CASE – GALIBOT – FROZEN SOUL – THE SCALAR PROCESS – DAUþUZ – DRACONIAN – EL ALTAR DEL HOLOCAUSTO – ANTICHRIST SIEGE MACHINE – NEDGRAVD – VILE DESOLATION – DEFECT DESIGNER – FORCED ORDER – PHARMACIST – DIMMU BORGIR – DESECRESY – FUNEBRARUM – GRAVE PILGRIM – DOWNFALL OF NUR
A FOREST OF STARS – Stack Oveflow In Corpse Pile Interface
Black Metal Avant-garde – UK – 2026 – Prophecy Productions
Depuis son dernier album, A FOREST OF STARS s’est fait beaucoup plus rare, si bien que j’avais un peu perdu espoir de revoir ce groupe qui m’avait beaucoup marqué à la sortie de son dernier album “Grave Mounds and Grave Mistakes”, il y a déjà huit ans. A FOREST OF STARS n’est pas forcément le groupe le plus facile à étiqueter au vu du large spectre musical dans lequel il navigue.
Avec toujours autant de réflexion, d’éclectisme et de sophistication dans ses textes, ses visuels (bon la pochette du nouvel album n’est pas très représentative…), le “British Black Metal” de A FOREST OF STARS est à chaque fois une expérience sonore et sensorielle qui n’a que très peu d’équivalent. L’album est très chargé et pourtant ne perd jamais en cohérence, d’une inventivité bluffante et empli d’une malice hallucinée et psychédélique d’une rare beauté et intensité.
PANOPTICON – Det hjemsøkte hjertet
Black Metal Atmosphérique – USA – 2026 – Bindrune Recordings
PANOPTICON est un de mes groupes de black atmosphériques favoris. Depuis que j’ai découvert le projet d’Austin Lunn avec “Autumn Eternal”, ce groupe ne cesse me de fasciner et chaque nouvelle sortie est un petit évènement pour moi. Et depuis dix ans, PANOPTICON est un des groupes qui régulièrement m’accompagnent dans différents moments de ma vie. Alors, je vous laisse imaginer mon émotion lorsque j’ai enfin pu voir le groupe sur scène en avril dernier.
Et donc qui dit nouvelle année, dit nouveau PANOPTICON ! En effet, Austin Lunn est très généreux et gratifie son auditoire de nouvelle sortie très régulièrement. “Det hjemsøkte hjertet” est la conclusion de la trilogie d’albums, la “Lauretian Trilogy” entamée avec l’immense “… And Again Into the Light”. Les morceaux sont longs, épiques et à fleur de peau. PANOPTICON nous transporte dans ces paysages époustouflants et nous fait vivre mille émotions. De façon magistrale, PANOPTICON clôt ce cycle d’albums admirablement et mon admiration pour son travail ne fait que grandir.
SPENT CASE – Fear State
Death Metal/Hardcore – USA – 2026 – Maggot Stomp
Il y a quelques années, Maggot Stomp était le petit nouveau qui a mis un grand coup dans la fourmilière en signant toute un myriade de nouveaux groupes de Death Metal qui, aujourd’hui, font désormais partie des têtes d’affiches du style. UNDEATH, FROZEN SOUL, SANGUISUGABOGG ou encore 200 STABWOUNDS sont passés par le label californien. Après cette course effrénée, Maggot Stomp perd un peu de son hégémonie avec des sorties moins impactantes. Mais de temps en temps, le label retrouve son flair d’antan et nous dégote une petite perle.
Comme l’année dernière avec le très bon album de DYING REMAINS, Maggot Stomp nous donne à écouter le nouvel EP de SPENT CASE: “Fear State”. Aussi menaçant que sa pochette, le death metal de SPENT CASE est vile, bagarreur et punitif. Les influences beatdown hardcore suintent de toutes part et rendent d’autant plus hargneux ce court et efficace “Fear State”.
GALIBOT – Catabase
Black Metal – France – 2026 – Les Acteurs de l’Ombre
Il y a deux ans, la France découvrait GALIBOT avec sa première sortie “Euch’mau Noir” qui prit de cours tout le monde. En effet, en moins d’une demi-heure, le quintet du Nord nous happe dans la dure et sombre vie des mines. Et bien, Les Acteurs de l’Ombre y ont aussi flairé un potentiel certain puisque c’est chez eux qu’est sorti “Catabase”, premier longue durée des Nordique !
“Euch’mau Noir” était déjà bon et il se dégageait un véritable potentiel et bien “Catabase” confirme tout les espoirs ! Beaucoup plus long et ambitieux dans son écriture et sa production, “Catabase” est une véritable plongée au cœur de cet impitoyable monde souterrain.
FROZEN SOUL – No Place of Warmth
Death Metal – USA – 2026 – Century Media
Et voici un des alumni de Maggot Stomp qui a sorti son troisième album chez le mastodonte Century Media, sacré évolution. Dès le départ, FROZEN SOUL s’est démarqué et a très rapidement quitté Maggot Stomp pour la sortie de son premier album “Crypt of Ice” qui propulsa le groupe au devant de la scène. Dès ce premier album, les texans ont conquis le cœur de beaucoup d’amateurs de death lourd et groovy.
En misant tout sur le riff dur, qui groove et bas du front d’inspiration Bolt Thrower, FROZEN SOUL nous a offert certains des albums les plus solides du style ces dernières années. Ce troisième album est une nouvelle salve de titres qui poussent la formule encore plus dans ses retranchements. S’en est presque comique par moment tant la bande ne recule devant rien pour satisfaire nos plus viles envies de bagarres et de groove.
THE SCALAR PROCESS – Agnomysticism
Technical Death Metal – France – 2026 – Transcending Obscurity Records
Le Technical Death Metal est sans aucun doute mon sous genre de Death Metal préféré. Entre la virtuosité des musiciens, les thématiques abordées gravitant autour de la science-fiction et de l’incroyable diversité d’approche musicale au sein du style, le tech death est une véritable faille spatio-temporelle fascinante à explorer. Et ce mois-ci voit le retour du quintet bourguignon, THE SCALAR PROCESS avec “Agnomysticism” cinq ans après le solide “Coagulative Matter”.
Si des groupes comme FALLUJAH, notamment l’album “Dreamless”, ou même IRREVERSIBLE MECHANISM avec son second album “Immersion” vous parle, THE SCALAR PROCESS s’inscrit sur ce versant plus atmosphérique du Tech Death et nous offre avec “Agnomysticism” un album beaucoup plus ambitieux que son aîné mais toujours aussi époustouflant d’un travail d’une minutie rare.
DAUþUZ – Todeswerk: Uranium II
Black Metal – Allemagne – 2026 – Amor Fati Productions
Si GALIBOT fait office de petit nouveau au sein des groupes de black metal minier, le duo allemand DAUþUZ fait office de vétéran. Explorant cette thématique depuis une dizaine d’année d’une façon plus romantique et “fantasiste” que son comparse français, qui nous plonge plus dans la dure réalité du travail minier, DAUþUZ semble n’avoir toujours pas épuisé le filon tant sa dévotion pour le sujet ne s’est pas égrené au fil du temps.
Pour ce septième album, le duo nous donne à écouter la suite directe de “Uranium” sorti en 2024 intitulé “Todeswerk: Uranium II”. Depuis le dernier album, DAUþUZ est passé de l’or noir au dangereux uranium. Si stylistiquement et esthétiquement c’est relativement original, musicalement c’est plus classique et formel mais fait avec tellement de panache que DAUþUZ tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Avec son black metal mélodique, DAUþUZ réussit à nous faire ressentir toute la détresse et l’angoisse du pauvre gars qui se retrouve dans ces dédales infinies où le danger est partout.
DRACONIAN – In Somnolent Ruin
Doom/Death Metal Mélodique – Suède – 2026 – Napalm Records
Beaucoup plus porté par des thèmes mélancoliques, misanthropes et gothiques que le gore, les tueurs en séries ou les horreurs cosmiques, le Death Metal pratiqué par DRACONIAN est à chaque fois une véritable expérience prenante et intense. Bien que plus discrète médiatiquement, cette sous branche “gothique” du Death Metal regorge d’excellents groupes comme SWALLOW THE SUN, MY DYING BRIDE, KATATONIA ou même PARADISE LOST et DRACONIAN en est un des importants représentants.
Bien que j’apprécie ces groupes, je ne connais que très peu cette scène et DRACONIAN faisait partie de ces groupes dont je connaissais le nom mais que je n’avais jamais vraiment écouté. Mais cela a changé avec l’album précédent “Under a Godless Veil” qui m’a bien plu à sa sortie. C’est donc cinq ans plus tard que les Suédois remettent le couvert et une nouvelle fois c’est une très belle surprise. En plus de retrouver sa chanteuse originale, DRACONIAN nous offre un album bouleversant et à la hauteur de sa réputation.
EL ALTAR DEL HOLOCAUSTO – Ecos
Post Doom Metal Instrumental – Espagne – 2026 – Indépendant
En premier lieu attiré et amusé par la pochette, je ne m’attendais pas à un album pareil ! “Ecos” est le quatrième album du mystérieux quatuor espagnol EL ALTAR DEL HOLOCAUSTO. Cette entité quasi-fantomatique à l’imagerie imprégnée de mysticisme nous embarque dans un voyage intense quasi spirituel.
Entièrement instrumental, ce Doom aux grandes influences Post, nous fait passer par toutes sortes d’émotions et nous permet de nous échapper, comme ces cygnes, d’une réalité morose en quête de quelque chose de supérieur.
ANTICHRIST SIEGE MACHINE – Promo MMXXVI
Black/Death Metal- USA – 2026 – Indépendant
Le duo affreux d’ANTICHRIST SIEGE MACHINE revient punir 2026 sous la forme d’une promo tape aussi expéditive que brutale. Fort de trois albums à la violence viscérale et impie, cette nouvelle démo est dans la droite lignée de ces derniers méfaits mais de façon beaucoup plus crue.
Enregistré à la hâte, cette “Promo MMXXVI” revient à l’essence de ce qu’est le war black des maîtres du genre comme BLASPHEMY ou REVENGE, à savoir une musique brute de décoffrage, à la voix pitchée qui nous crache un venin blasphématoire à la figure.
NEDGRAVD – Ascension
Death Metal – Norvège – 2026 – Headsplit Records
En tant que bon Gen Z ayant découvert le metal avec « Before I Forget » de SLIPKNOT sur Guitar Hero III, je n’ai pas connu toute la période des années 90s, où le death metal et le black metal sont nés et dont je dois bien avouer ma fascination totale. Que ce soit en Europe, en Asie ou aux Amériques, comme aujourd’hui, ces années-là furent d’une richesse phénoménale dans laquelle j’aime me perdre et découvrir toujours plus de pépites.
Et ce premier album des norvégiens montre bien que je ne suis pas le seul a adorer cette période car “Ascension” est un véritable hommage à INFESTER, groupe américain à la très courte carrière mais qui sortit “To The Depths in Degradation”, cultissime album de death metal occulte. Et bien comme INFESTER n’est plus, NEDGRAVD reprend le flambeau de la plus belle des manières en nous offrant un album qui se réapproprie tous les codes musicaux et esthétiques des américains pour accoucher d’un album diaboliquement efficace et où le blasphème est roi.
VILE DESOLATION – Annihilating The Consciousness
Brutal Death Metal – Indonésie – 2026 – Comatose Music
S’il y a bien un pays où le Brutal Death Metal est quasiment un sport national, c’est l’Indonésie qui remporte le prix haut la main ! En effet, l’Asie du Sud et en particulier l’Indonésie est un vivier quasiment infini de formations de Brutal Death Metal et assimilés fascinant et je vous invite à y jeter une oreille parce que réduire l’Inde et plus largement l’Asie du Sud à BLOODYWOOD, c’est vraiment passer à côté de sacrés pépites !
Et en parlant de pépites, je vous propose ce premier album de VILE DESOLATION, le bien nommé: “Annihilating The Consciousness”. Rappelant BRODEQUIN ou même DISGORGE (US), ce premier effort est un assaut sonore constant d’une brutalité absolument jouissive. Une nouvelle fois, l’Indonésie frappe un grand coup et confirme son autoritarisme sur la scène.
DEFECT DESIGNER – Depressants
Death Metal Expérimental- Russie – 2026 – Transcending Obscurity
Bon c’est la sortie la plus déjantée de ce mois-ci. Le trio russe DEFECT DESIGNER (qui s’est relocalisé en Norvège) vient de signer un album absolument génial. Et si l’expression “bordel organisé” pouvait avoir une traduction musicale, DEFECT DESIGNER est un candidat au titre très sérieux.
En effet, à l’image de sa pochette, “Depressants” est une déflagration sonore totale qui nous mène par le bout du nez sans que nous puissions prévoir l’itinéraire à l’avance. En plus d’être une démonstration technique impressionnante qui ne tombe pas dans la prétention mal placée, on sent un groupe qui s’amuse et aime expérimenter.
FORCED ORDER – Undying Spirit
Hardcore – USA – 2026 – Triple B Records
Entre deux albums de black metal misanthropiques, une bonne dose de riffs bagarreurs ne fait pas de mal ! Encore une fois, c’est Triple B Records qui régale avec ce nouvel EP de la bande californienne FORCED ORDER.
Tout aussi explicites que sa pochette, ces cinq titres sont de véritables gifles d’un hardcore survitaminé, énergique et frontal. Rappelant des légendes comme TERROR, FORCED ORDER ne fait pas dans la dentelle et nous offre un sympathique concentré de mosh-parts taillés pour le live.
PHARMACIST – Vertebrae After Vertebrae
Goregrind – Japon – 2026 – Hell’s Headbangers
L’Angleterre est le berceau de certains de plus grands groupes comme PINK FLOYD, THE BEATLES, BLACK SABBATH ou encore CARCASS (oui la transition est quelque peu abrupte….). Groupe absolument incontournable et d’une influence majeure dans les musiques extrêmes. Bien que la carrière de CARCASS soit assez fascinante, les japonais de PHARMACIST ont décidé de rendre hommage au CARCASS des deux premiers albums (absolument cultes au passage) “Reek of Putrefaction” et “Symphonies of Sickness”. Avec ces deux albums, CARCASS pose les codes musicaux et esthétiques du Goregrind, un des sous-genres les plus jusqu’au-boutiste qui soit.
Le Goregrind n’est pas un sous-genre que j’écoute véritablement, mis-à-part CARCASS, ce n’est pas une scène qui m’intéresse particulièrement. Les pochettes dégueulasses et les chants pitchés sur fond de riff groovy bas du front me gonflent très vite…. Mais je dois avouer que ce nouvel album de PHARMACIST m’a tapé dans l’œil ! En effet, je trouve que c’est un des groupes qui a le mieux compris la musique de CARCASS (qui n’est si stupide qu’elle en à l’air) et réussit à se réapproprier ces codes pour nous donner un album au groove purulent rendant le crado cool !
DIMMU BORGIR – Grand Serpent Rising
Black Metal Symphonique – Norvège – 2026 – Nuclear Blast
Cela fait déjà bien longtemps que DIMMU BORGIR ne fait plus partie de l’Underground. En effet, avec CRADLE OF FILTH, DIMMU fut, début des années 2000, une des têtes d’affiche du black metal et le groupe qui fit tomber bon nombre de personnes vers les plus sombres recoins du genre. Bien que très actif en cette période, depuis 2010 et le très moyennement reçu “Abrahadabra”, l’activité du groupe fut quasiment mise à l’arrêt, jusqu’en 2018 avec “Eonian”. Mais une fois de plus, la grandeur du groupe ne fut pas retrouvée, il faudra attendre huit nouvelles années pour que “Grand Serpent Rising” voit le jour.
Il aura fallu 16 ans au groupe pour réussir à nous sortir un album à la hauteur du mythe ! Alors peut-être qu’avec le temps, mon enthousiasme s’estompera mais je dois bien avouer être content de revoir le DIMMU BORGIR grandiose et épique. Sur plus d’une heure, le groupe nous déroule une fresque magistrale et sombre digne d’un blockbuster de cinéma. C’est super généreux, ça roule des mécaniques et ça en fait un peu trop par moments, mais pour moi, c’est ça DIMMU BORGIR, le grandiose en musique.
DESECRESY – The Secret of Death
Death Metal – Finlande – 2026 – Xtreem Music
DESECRESY c’est ce genre de groupe de seconde division qui ne déçoit jamais. Pratiquant le Death Metal caverneux comme personne depuis 2009, ce projet finlandais à la régularité impressionnante nous a dévoilé son neuvième album en pleine canicule du mois de Mai.
Noyé dans une réverbe poisseuse à la texture quasiment palpable, DESECRESY nous assomme avec une musique d’une lourdeur abrutissante et perfide. Bien que partageant des caractéristiques similaires à son comparse suédois, le Death Metal finlandais (KRYPTS, DEMIGOD, DEMILICH) est encore plus perfide et mesquin notamment dans sa signature sonore beaucoup plus froide et rêche.
FUNEBRARUM – Beckoning the Void of Eternal Silence
Death Metal – USA – 2026 – Pulverized Records
FUNEBRARUM est un groupe bien rare. En effet, le groupe se forme en 1999, sort son premier album en 2001, “Beneath the Columns of Abandonned Gods” puis il faudra attendre 2009 pour la suite avec “The Sleep of Morbid Dreams” et ce n’est qu’en 2026 que le troisième album sort. Il y eu quelques splits et EP entre les sorties majeures mais FUNEBRARUM est relativement sporadique dans ses sorties et c’est bien dommage parce que ce groupe est fantastique !
Pratiquant un Death Metal caverneux et cryptique rappelant l’incroyable DISMA, KRYPTS, CHTHE’ILIST ou encore UNDERGANG, ce “Beckoning the Void of Eternal Silence” est un essentiel absolu pour tout amateur de death metal putride. Tel une horreur lovecraftienne, cet album est une virée hallucinée démentielle et terrifiante, nous faisant côtoyer l’indicible le plus sournois et vile.
GRAVE PILGRIM – The Pungent Wine of Pride
Black Metal – USA – 2026 – Death Prayer Records
Comme a pu l’être LAMP OF MURMUUR quand ses premières démos sont sorties (quand Death Prayer s’appelait DeathKult Productions), GRAVE PILGRIM est un de mes projets de raw black metal préférés. Ayant découvert le groupe avec son premier album éponyme, j’ai immédiatement accroché à la proposition musicale du duo. Avec son black metal dépouillé et minimaliste, son esthétique romantique datée et son mix sec et intemporel, GRAVE PILGRIM s’est construit un répertoire musical intriguant.
“The Pungent Wine of Pride” est le second volet de sa trilogie nietzschéenne commencée avec “The Bigotry of Purpose” trois ans plus tôt. GRAVE PILGRIM ne s’inscrit pas dans les codes traditionnels du black, c’est conquérant, fier mais aussi fiévreux, dément et d’une certaine folie que l’on peut retrouver chez UNGFELL par exemple.
DOWNFALL OF NUR – And the Firmament Will Burn to Quench the Pain of this Earth
Black Metal Atmosphérique – Argentine – 2026 – Avantgarde Music
Onze ans après son premier album “Umbras de Barbagia” qui fit grand bruit à sa sortie tant l’album était bon, l’argentin DOWNFALL OF NUR nous a dévoilé la suite dans son œuvre ce mois-ci. Et en onze ans, il s’en passe des choses mais une chose n’a pas changé, le talent d’écriture d’Antonio Sanna, cerveau derrière le projet.
Extrêmement jeune lors de la sortie de son premier album (à peine 19 ans), ces onze années de vie ont nourri la musique de DOWNFALL OF NUR. Ce nouvel album est bien plus riche, ambitieux et abouti que ne l’était déjà son prédécesseur. L’album impressionne par sa démesure épique et grandiloquente, la musique de l’argentin est habitée et nous fait ressentir tout le poids d’un monde en déclin et en proie à des forces qui nous dépasse.
Encore une fois, ce fut un très gros mois et une fois n’est pas coutume, je suis extrêment content de cette sélection !
Comme d’habitude, si un ou plusieurs albums vous ont plu et que vous pouvez vous le permettre, n’hésitez pas à soutenir directement les artistes et les labels qui font vivre notre musique préférée.
À très vite !




