
J’ai eu le plaisir d’interwiever Alexandre SABA, Label Manager, qui intervient dans l’organisation du HELLFEST LE OFF BY LECLERC.
Comment est né le OFF ?
Alexandre : Pour reprendre ce que Marc-Antoine, le directeur du Leclerc disait, cela à commencé il y a 10 ans environ autour d’un apéro avec l’équipe du Hellfest. C’est là que l’équipe a proposé au Leclerc de faire tourner un groupe sur le parking, et c’est ainsi que l’histoire est née sur des palettes faisant office de scène.
Poesie Zero a été le premier groupe à venir jouer.
Qu’est ce qui différencie le OFF du Hellfest ?
Alexandre : Sur pas mal de festival il y a des off. Depuis 3 ans le Hellfest a adoubé le OFF devenant LE HELLFEST LE OFF BY LECLERC.
Ils ne participent pas à la programmation, Leclerc est totalement autonome.
Combien de temps faut il pour préparer le off ?
Alexandre : En général on commence vers septembre/octobre, pour l’année d’après. Je commence à recevoir des sollicitations de groupes sur cette période, et j’ai eu environ 200 demandes cette année. La sélection des finalistes se fait généralement sur les candidatures reçues.
Combien de personnes travaillent sur le off ?
Alexandre : Marc-Antoine le directeur, Nico et Dorine qui sont dans mon équipe et toute l’équipe du Leclerc car beaucoup sont bénévoles pendant les deux jours du OFF. Il n’y a pas de bénévoles extérieurs !
Quelles sont les plus grosses difficultés logistiques que l’on peut rencontrer avec des conditions météo aussi extrêmes que l’année dernière ?
Alexandre : Le Leclerc prévoit plus d’eau, principalement. Une année, les concerts avaient dû être arrêtés suite à une inondation, donc nous avons dû faire preuve de débrouille et tout mettre sur une seule de nos deux scènes.
Il n’y a pas de canon à eau sur le parking du Leclerc, mais il y a un espace ombragé.
Tu as reçu plus de 200 sollicitations de groupes, comment as-tu construis ta sélection ET la programmation 2026 ?
Alexandre : Sur les sollicitations que je reçois, je regarde tout ce qu’il y a autour du groupe, les réseaux (Facebook, Insta) et, surtout, je regarde des vidéos « live » pour me faire une idée de ce que ça donne en vrai. Concernant le style, il y en a qui, au fur et à mesure des années, ne fonctionnent pas, comme le doom ou le black metal. En général, c’est assez ouvert avec du metalcore, du death, du trash.
Pour le soir, c’est plutôt tribute et axé côté festif.
Dans la programmation 2026, est-ce qu’il y a une place particulière pour les groupes émergents ou locaux ?
Alexandre : Le OFF a organisé un tremplin dédié aux groupes locaux au mois d’avril ; le gagnant a une place le mardi au OFF, il s’agit du groupe HANNIBAL. Par ailleurs, il y a des groupes de tous horizons, allant de l’Angleterre à l’Espagne.
Qu’est-ce qui représente le mieux l’esprit du OFF pour toi cette année ?
Alexandre : Cette année, il y aura quelques surprises ; il y a également le HELLFEST KIDS, avec comme parrain Aldebert.
Comme le Hellfest ne faisait pas le HELLFEST KIDS cette année, il a été proposé que nous l’organisions. C’est la grosse nouveauté de l’année. Après, il y aura des surprises, mais je ne peux pas tout dire…
Le OFF amène-t-il un public différent de celui du Hellfest ?
Alexandre : Le mardi, c’est beaucoup de Clissonnais et des gens de la région. Le mercredi, on sent le flot de festivaliers du Hellfest arriver. Parfois, on a aussi des retours de gens qui n’ont pas eu de places pour le Hellfest, donc ils viennent au OFF.
Une ambiance se crée sur ce festival et elle est appréciée des 2 000 à 3 000 festivaliers attendus.
Pour conclure, si tu devais résumer l’esprit du OFF ?
Alexandre : Le côté festif et découverte, parce que ça reste, depuis le début, un festival pour mettre en avant de nouveaux groupes. Ça reste un bon festival de découverte et c’est gratuit ; il y a deux belles scènes avec du super son !




