The Underground Resistance – XII – Juin 2026

Nous sommes déjà à la moitié de cette année 2026, pleine de surprises à tous les niveaux. Mais Juin, c’est aussi le début de la période des festivals, le Hellfest a battu, encore une fois, tous les records avec une affiche vraiment bien garnie pour les scènes extrêmes. Mais ce mois-ci est aussi un peu spécial puisque c’est le douzième numéro de « The Underground Resistance » et donc cela fait un an que chaque mois, je vous présente des albums, et c’est toujours autant plaisant à faire !
Mais assez discuté, place à la musique !
Groupes cités
WARNING – STORMKEEP – SLIFT – MALADIST – KHEMMIS – VEHEMENCE – DEVOURMENT – INHERITS THE VOID – GRABUNHOLD – FORSMAN – GOREWORM – SCORDATURA – IRON KOBRA – SAIDAN – ASTRAL ALCHEMY – FERALIA – THAETAS – DIS / ELYSIAN BLAZE / PANEGYRIST / MAERUND
WARNING – « Rituals of Shame«
Doom Metal – UK – 2026 – Relapse Records
L’année dernière, nous avions vu le retour inespéré de CORONER, légendaire groupe de technical thrash, après 32 ans d’absence. Et bien 2026 voit le retour d’une autre légende d’un style radicalement différent, le Doom. En effet, vingt ans après la sortie du monument “Watching from a Distance”, les anglais de WARNING ont fait leur grand retour avec “Rituals of Shame”. Pour moi, “Watching from a Distance” est un monument indéboulonnable du Doom lent, mélancolique, dépressif et qui, à chaque écoute, me bouleverse autant qu’à la première écoute. Autant le dire, passer après un album aussi abouti est mission impossible.
Difficile de continuer quand ton précédent album est considéré comme parfait, WARNING aura mis vingt ans a s’atteler à cette tâche monumentale. Bien que l’on pouvait se consoler avec 40 WATT SUN, que le chanteur Patrick Walker fonda suite au second split de WARNING, ce dernier nous a finalement offert un nouveau chapitre dans la forme de “Rituals of Shame”. Et il faut croire qu’il n’ont pas perdu la main ! En effet, ce nouvel album est une nouvelle complainte poignante, sensible et introspective saisissante. Le chant de Walker y est toujours aussi magnifique de tristesse et on ne ressort pas indemne de notre écoute. Cela aura mis le temps qu’il faut, mais WARNING frappe une nouvelle fois très fort !
STORMKEEP – « The Nocturnes of Iswylm«
Black Metal Mélodique/Symphonique – USA – 2026 – Order of Divine Light
Composé de membres de BLOOD INCANTATION ou encore WAYFARER, STORMKEEP a opéré son grand retour avec son second album “The Nocturnes of Iswylm”. Cinq ans après le quasiment parfait “Tales of Othertime”, j’avais énormément d’attente pour ce nouvel album. En plus de ne pas être très fan de la pochette (celle de “Tales of Othertime” est juste parfaite), lorsque les premiers singles furent partagés, je n’ai pas vraiment accroché et j’ai eu peur d’être déçu. Mais il faut croire que les musiciens de Denver ne savent pas faire de mauvaise musique.
Beaucoup plus symphonique et sophistiqué, n’attendez pas une redite du précédent album. Là où le précédent album faisait beaucoup penser à EMPEROR ou OLD MAN’S CHILD, “The Nocturnes of Iswylm” pourrait plus se rapprocher de DIMMU BORGIR sans pour autant renier ses premières influences complètement. Il en résulte un album ambitieux, pas forcément aussi accessible que le précédent album mais à la qualité d’écriture toujours aussi minutieuse et inventive.
SLIFT – « Fantasia«
Rock Progressif – France – 2026 – Sub Pop Records
SLIFT c’est vraiment une success story magnifique ! Formé en 2016, le trio commence relativement simplement puis explose avec son second immense album “Ummon”. Pour rappel, nous étions en pleine année COVID, sur Bandcamp apparaît une intrigante pochette tirée d’une BD de Caza provenant de Metal Hurlant et, là, c’est la révélation ! “Ummon” est immense à tous les niveaux, d’une ambition phénoménale et va devenir très rapidement un album de chevet. Après ce succès, SLIFT signe chez Sub Pop Records, ancien label de NIRVANA, et sort “Ilion” en 2024, album encore plus démesuré et massif, même si l’effet surprise a quelque peu disparu.
C’est ainsi que nous arrivons à “Fantasia” et SLIFT n’a jamais autant été au top de son jeu. On sent un groupe confiant dans son jeu, aventurier dans son écriture et nous offre un album, encore une fois monstrueux, plus introspectif et à hauteur d’homme. Un peu moins grandiloquent que les précédents travaux, “Fantasia” n’en reste pas moins, un album époustouflant de travail et est un régal à écouter.
MALADIST – « The Gate of Parthenon »
Death/Black Metal – France – 2026 – Indépendant
Si vous aimez le Death/Black puissant, massif et noueux, “The Gate of Parthenon” devrait vous parler. MALADIST nous plonge dans un monde où tout est perverti et pestilentiel. C’est très inspiré et on sent bien que les membres du culte en ont encore sous leurs bottes.
Ce premier album de la toute jeune formation française est sorti début juin, le rendant plus suffoquant qu’il ne l’a été. « The Gate of Parthenon« est une collection de titres affutés, au riffing vil et mesquin qui n’a rien à envier aux plus grands !
KHEMMIS – « Khemmis »
Heavy/Doom Metal – USA – 2026 – Nuclear Blast
En 2016, j’ai 19 ans, je découvre KHEMMIS avec son deuxième album “Hunted” et c’est un choc. Encore aujourd’hui, cette découverte est un véritable tournant dans mon parcours. Je vois mes goûts évoluer, je suis de plus en plus avide de nouveautés et c’est autour de cette période que mon grand intérêt pour cette musique devient une passion dévorante et une raison de vivre sans nulle autre pareil. Dix ans plus tard, cette passion n’a fait que grandir et me voilà à avoir créé une rubrique d’articles où je parle de mes découvertes chaque mois, quelle belle évolution !
Mais, il suffit de parler de moi, KHEMMIS a sorti son cinquième album ce mois-ci ! Et bien que j’ai un peu moins suivi le groupe ces dernières années, il a fait un sacré bout de chemin et est devenu un acteur majeur de la scène Heavy/Doom. Et ce nouvel album est du KHEMMIS pur jus. Un Heavy/Doom, qui fait la part belle à ses influences Heavy, complètement habité, épique et audacieux. Bien que sa formule soit rodée, le groupe ne s’enferme pas dans une routine et réussit toujours à apporter de la fraîcheur à ses compositions.
VEHEMENCE – « Assiégé pour l’Eternité«
Black Metal Mélodique- France – 2026 – Antiq Label
Que ce soit esthétiquement, thématiquement ou musicalement, le Moyen-Âge et toutes ses légendes est une source d’inspiration inépuisable pour un très grand nombre de groupes de Black Metal. Des groupes cultes comme SATYRICON, BURZUM ou ENSLAVED vont introduire cette imagerie qui sera reprise par tout un pan de la scène. Et là, il n’y a qu’à se baisser pour trouver des groupes tant la proposition est foisonnante. UNGFELL, STORMKEEP, DARKENHOLD, SÜHNOPFER, MYSTRAS ou encore GRYLLE (qui partage des membres avec le groupe qui nous intéresse) sont des groupes fascinants mais pour moi, un de ceux qui réussit le mieux à retranscrire ce Moyen-Âge fantasmé est VEHEMENCE.
VEHEMENCE c’est le Moyen-Âge flamboyant et conquérant. Comme avec les albums précédents, VEHEMENCE nous fait vivre un conte épique et grandiose avec son black metal aux mélodies galopantes et habitées. Ce réenregistrement/ré-arrangement offre à ces compositions de 2014, un souffle encore plus magistral qu’elle n’avait déjà et permet d’être plus cohérent avec la direction artistique prise à partir du second album “Par le sang versé”.
DEVOURMENT – « Pious Impiety«
Brutal Death Metal / Slam – USA – 2026 – Relapse Records
DEVOURMENT est un des groupes les plus importants pour le Slam. Formé en 1995, c’est en l’an de grâce 1999 que les Texans ont repoussés les limites de la musique distordue en leur temps avec le cultissime “Molesting the Decapitated” et sa pochette tout aussi culte (âmes sensibles s’abstenir) qui en choqua plus d’un. Malgré une carrière assez morcelée, le groupe s’est séparé et reformé trois fois, DEVOURMENT à toujours réussi à nous pondre des albums toujours plus brutaux et extrêmes pour le style.
C’est donc sept ans après le très bon “Obscene Majesty”, que le groupe ressort de sa putride antre avec le court EP, “Pious Impiety”. Et encore une fois, DEVOURMENT reste fidèle à son credo, une musique d’une brutalité implacable au mix sec et suffoquant. Cela ne réinvente pas la roue mais on fait rarement aussi bêtement violent.
INHERITS THE VOID – « The Silent Abscission »
Black Metal Mélodique – France – 2026 – Avantgarde Music
C’est un projet solitaire auvergnat qui émergea en 2020, “The Silent Abscission” est le quatrième longue durée et est, une nouvelle fois, une sacré perle ! Avec une régularité exemplaire, INHERITS THE VOID s’est construit une très belle discographie qui ne cesse de surprendre à chaque nouvelle sortie. Le précédent album, notamment, “Scars of Yesteryears” était une réussite en tout point !
Et bien pour ce nouvel album, on reprend ce black mélodique épique et grandiose qui aime s’aventurer dans des contrées plus atmosphériques par instant, on y ajoute un saxophone et on obtient un sacré album ! Plus ce projet avance dans son périple artistique, plus sa musique se raffine et permet à INHERITS THE VOID de se distinguer de la plus belle des façons.
GRABUNHOLD – « Frostheim«
Black Metal – Allemagne – 2026 – Iron Bonehead Records
Les Allemands de GRABUNHOLD ne sont pas là pour réinventer la roue mais veillent à ce qu’elle garde son écrin des premiers jours ! En effet, GRABUNHOLD s’inscrit dans cette branche des groupes de black metal qui n’a jamais passée les années 2000. On prend des photos en armure, sous la neige en corpse paint et l’œuvre de Tolkien est l’inspiration principale. D’ailleurs, GRABUNHOLD est la traduction des “Barrow-wights” (Coteaux des Tertres), qui est une région de la Terre du Milieu qu’on peut croiser dans le premier tome, “La Fraternité de l’Anneau”.
Bien que baignant dans cette nostalgie des premiers jours, GRABUNHOLD ne tombe pas dans l’écueil de la copie facile sans âme. En effet, on sent véritablement que les allemands sont imprégnés par cette période et nous donnent un album poignant et surprenant. Rien de vraiment révolutionnaire mais il s’en dégage une énergie brute et puissante tout droit sortie d’un crypte oubliée.
FORSMAN – « Brenndar Rústir & Fuðrandi » Fjörur
Black Metal – Islande – 2026 – Vesperian
Un peu comme la scène Grec, la scène black metal islandaise est reconnaissable immédiatement tant ses gimmicks de composition et productions sont mémorables. Début des années 2010 cette scène a explosé et envahi les ondes d’albums audacieux et rafraîchissants pour l’époque. Des groupes comme MISþYRMING, SVARTIDAUðI, SINMARA et toute une ribambelle de formations ont sorti des albums marquants et importants pour le style dans une fenêtre de temps assez courte.
Bien que cette invasion nordique se soit quelque peu calmée, la scène islandaise se porte toujours aussi bien et continue de nous abreuver en sortie qualitative comme ce premier album de FORSMAN. Avec “Brenndar Rústir & Fuðrandi Fjörur”, le quatuor verse dans le black metal agressif et dissonant dans la droite lignée des pontes MISþYRMING et SVARTIDAUðI ou encore DEATHSPELL OMEGA, notamment dans son travail d’ambiance avec cette distorsion menaçante.
GOREWORM – « Miasmc Solitude »
Technical Death Metal – Canada – 2026 – Transceding Obscurity Records
S’il y a bien un pays où le tech-death règne en maître, c’est le Canada ! En effet, depuis toujours ce pays, et notamment la région de Québec, nous ont offert les groupes les plus importants du genre. GORGUTS, BEYOND CREATION, ARCHSPIRE, AUGURY, CRYPTOPSY, FIRST FRAGMENT, EQUIPOISE et beaucoup d’autres formations extraordinaires ont façonné le genre comme personne. Avec l’Allemagne (NECROPHAGIST, OBSCURA,…), le Canada est un vivier impressionnant, en constante émulsion, dont il émerge très régulièrement de sacrés pépites, comme ce second album de GOREWORM.
“Miasmic Solitude” est un album qui impressionne par sa maîtrise totale du style et une écriture phénoménale. Tout aussi technique et brutal comme peut l’être GOROD ou OBSCURA que mélodique comme THE BLACK DAHLIA MURDER, GOREWORM mélange avec goût les différents sous-genre du death metal et nous donne à écouter un album d’une fluidité déconcertante.
SCORDATURA – « Led Into Oblivion »
Brutal Death Metal – Ecosse – 2026 – Everlasting Spew Records
Quatrième album pour les anglais de SCORDATURA et quelle découverte ! Attiré par la pochette réalisée par le maestro italien Paolo Girardi, qui est très inspiré ces dernières années, ce “Led into Oblivion” m’a quelque peu retourné la tronche.
En moins d’une demi-heure, le quatuor écossais nous délivre un death metal brutal avec quelques touches techniques vraiment bien senties. Si le CRYPTOPSY plus moderne vous parle, SCORDATURA s’inscrit dans cette même lignée de brutal death metal massif et qui ne laisse pas respirer son auditeur tout du long.
IRON KOBRA – « Eternal Dagger«
Heavy Metal – Allemagne – 2026 – Dying Victims Productions
Comment ne pas aimer le Metal quand un groupe peut se permettre de nous donner des pochettes aussi stylées ?
Avec un sens du style aussi aiguisé, je ne devrais même pas m’aventurer dans de plus amples explications concernant la musique des allemands… évidemment qu’elle défonce tout !
IRON KOBRA pratique le heavy metal de loubards comme personne. En effet, les riffs sont aussi affutés qu’un katana, le chant tutoie les sommets et la section rythmique est telle une Harley-Davidson lancé à fond la caisse. Si des groupes comme RUNNING WILD ou HEAVY LOAD vous parle, IRON KOBRA est fait pour vous !
SAIDAN – « Fangdriller: Scars Beneath Memory’s Wrist«
Black Metal Mélodique – USA – 2026 – Avantgarde Music
Pendant la crise COVID, une vague naissante de projets de black metal de chambre a submergé l’underground américain. En effet, bien que certains furent créés quelque temps avant cette crise mondiale, c’est au cours de 2020 que cette scène de black metal raw, souvent très mélodique, s’est constituée et a bousculé les codes qui en déstabilisa plus d’un. Soit tu adhérais soit tu détestais, personnellement, j’ai plongé la tête la première. Dans les projets notables, je peux citer LAMP OF MURMUUR (qui a eu une sacrée évolution), THRÄ, OLD NICK, SPIDER GOD et enfin SAIDAN !
Là où SAIDAN se démarque est dans son esthétique qui s’inspire du folklore japonais mixé avec une esthétique Visual Kei saisissante. Le Visual Kei est un style musical japonais que l’on pourrait caractériser d’excentrique et excessif. En effet, outre l’aspect musical, la grande force du Visual Kei (ou Visual Rock) sont les costumes de scènes des groupes très élaborés et tape-à-l’oeil. Avec toutes ces influences, le black metal du duo de Nashville est un concentré de black metal excessivement mélodique et fédérateur mais tout en réussissant à rester d’une férocité propre au black metal. La proposition est radicale mais diablement efficace et toujours aussi séduisante même au bout de quatre albums.
ASTRAL ALCHEMY – « Weaving Chilling Magical Dreamworlds«
Black Metal – USA – 2026 – Naturmacht Productions
Je vous en conjure, ne vous arrêtez pas à la pochette ! En effet, derrière ce logo rose et le côté quelque peu ridicule de la photo se cache un vrai petit bijou. Originaire de New York, ce tout jeune duo vient de sortir un sacré album de black metal symphonique qui s’inspire des plus grands et qui réserve quelques moments vraiment surprenants.
En effet, si on sent l’influence de groupe comme EMPEROR ou LIMBONIC ART dans son incorporation des claviers qui viennent élever leur black metal, ASTRAL ALCHEMY aime perturber son auditoire en mêlant le tout avec parties Death Metal voire Deathcore. On reste sur black metal mais à certains moments, la musique pète un câble et nous envoie un breakdown comme en plein milieu du troisième morceau. Bizarrement ça marche et ne vient pas casser la puissante ambiance créée depuis le début de l’album. Bref, un sacré ovni !
FERALIA – « Ultima Requies »
Black Metal – Italie – 2026 – ATMF
Quand on cause black metal, l’Italie n’est pas forcément le premier pays européen auquel on pense. Et bien que possédant une belle scène, ce n’est pas non plus la scène la plus riche que l’on puisse avoir de par nos contrées. Mais bien que cette scène soit relativement petite, quelques groupes ont quand même compté et été influent sur la musique noire comme MORTUARY DRAPE, DEATH SS (plus doom que black mais l’esthétique y est), SPITE EXTREME WING ou plus récemment SELVANS, qui a split en décembre 2025…
Et donc c’est tout content que je viens vous parler de ma dernière découverte: FERALIA ! Le black metal des italiens est comme hanté, plus l’album avance, plus de sombres entités envahissent la pièce. Au premier regard, cela est très classique et formel mais FERALIA y insuffle une malice audacieuse qui ajoute beaucoup de personnalité à l’ensemble.
THAETAS – « The Irredeamable Age«
Brutal Death Metal Technique- USA – 2026 – Profound Lore Records
Lors de l’annonce de cet album, je n’y ai pas cru. Ce second album arrive six ans après le bien sympathique “Shrines to Absurdity”, premier album des New-yorkais, que j’ai écouté à sa sortie mais du fait du peu d’activité du groupe par la suite, j’avais quelque peu oublié ce groupe et pensait qu’il avait split…. Il faut croire que non et c’est une superbe nouvelle !
Avec son brutal death technique de haute volée rappelant des groupes comme DEFEATED SANITY, ARTIFICIAL BRIAN ou encore WORMED (allez écouter ces groupes !), THAETAS nous replonge dans cet enfer urbain suffocant et en décrépitude totale. Brut de décoffrage et massif, nous sommes assommés par cette technicité mise au service de la brutalité qui vient créer un cauchemar sonore d’une intransigeance fascinante.
DIS / ELYSIAN BLAZE / PANEGYRIST / MAERUND – « Sunthema«
Death/Black Metal – USA – 2026 – I, Voidhanger Records
Décidément c’est l’année des splits monumentaux chez I, Voidhanger Records. En Février dernier sortait un split qui rassemblait quatre groupe dont MIDNIGHT ODYSSEY pour nous compter l’épopée de Gilgamesh. Et bien ce mois-ci c’est quatre nouveau groupes qui s’associent pour nous donner à écouter une nouvelle fresque monumentale, “Sunthema”. Mis à part ELYSIAN BLAZE qui a une discographie assez fournie, les groupes qui ont orchestrés ce split sont relativement nouveaux et cet énorme split représente la première sortie majeure.
Sur quasiment 90 minutes de musique, “Sunthema” nous embarque dans un fantastique voyage transcendant et philosophique. Il se dégage une grandeur saisissante de chacune des parties de ce split. C’est brillamment écrit et d’une cohérence fascinante au vu du nombre d’acteurs impliqués. Chaque groupe délivre une performance fantastique et passionnée, mention spéciale pour le morceau de 17 minutes de ELYSIAN BLAZE qui est d’une rare magnificence.
Et ainsi se clôt la sélection de juin. Bien qu’il y ai de très belles sorties, l’arrivée de l’été et des festivals n’est pas forcément propice aux grosses sorties. Nous avons eu un début d’année fantastique et je n’ai aucun doute pour la suite !
Comme d’habitude, si un ou plusieurs albums vous ont plu et que vous pouvez vous le permettre, n’hésitez pas à soutenir directement les artistes et les labels qui font vivre notre musique préférée.
À très vite !




